Mis à jour 06-04-2007 09:24
Le vote électronique fait des vagues sur la Côte
Cannes renonce au système, le PS craint des dérives

Sept communes du département ont choisi ce système : Mandelieu, Mougins, Saint-Laurent-du-Var, Valbonne, Vence, Villeneuve-Loubet et Antibes (dans quelques bureaux de vote).
Photo : OLIVIER LABAN-MATTEI
“Nous appelons les autres maires à faire de même à propos de ces machines à frauder.”
David Lisnard, adjoint au maire de Cannes.
L’urne transparente et les piles de bulletins de vote font de la résistance dans les Alpes-Maritimes, département pourtant à la pointe du vote électronique avec sept communes équipées pour les prochaines présidentielles et 88 000 électeurs concernés. Un développement qui suscite beaucoup d’inquiétudes. Patrick Allemand, le président de la fédération socialiste 06, a ainsi demandé, sans succès, au préfet “un moratoire sur l’utilisation de ces machines, jusqu’à ce que leur fiabilité ait été indiscutablement prouvée”.
Dérives potentielles
Hier, Cannes a décidé de renoncer à l’utilisation de ces “machines à voter”. “350 000 euros étaient nécessaires pour la fourniture des 56 bureaux. Et cet investissement pose des problèmes de fiabilité”, a prévenu le député-maire Bernard Brochand. Chiffres et études à l’appui, la municipalité liste les dérives potentielles : “L’absence de sortie papier interdit la vérification du vote, 10% ; de l’électorat – mal à l’aise avec ce genre de technologie – pourrait être démotivé ; les machines ne seraient pas fiables en l’absence d’un vrai système de gardiennage ; et les votes pourraient être connus à distance.” Le Conseil constitutionnel a rappelé, la semaine dernière, que l’utilisation des machines à voter est autorisée depuis 1969.






