Mis à jour 26-03-2007 09:46
L’extrême gauche consternée, Bayrou dénonce, Le Pen ravi
Les propos de la candidate socialiste sur l'identité nationale font l'objet de diverses interprétations
“Quand j’aurai repris mes billes dans leur sac, mon sac sera plus gros, et le leur sera plus petit !” Jean-Marie Le Pen
A gauche de la gauche, on a du mal à saisir la nuance dans les propos de Ségolène Royal. Ainsi, José Bové a jugé que la candidate socialiste “se lançait dans une troublante surenchère nationale”. Même malaise chez la candidate communiste Marie-George Buffet, pour qui “La Marseillaise” et le drapeau tricolore sont “des symboles qui appartiennent au peuple, pas à un parti.” Pour Olivier Besancenot, “flippé” par les propositions de Ségolène Royal, il n’y aura qu’un vainqueur dans cette course au patriotisme : le Front national. “On a déjà Nicolas Sarkozy qui court après Le Pen. Si la gauche court après Nicolas Sarkozy, je vous laisse deviner qui va tirer les marrons du feu”, a déploré le candidat de la LCR sur Canal+.
Course-poursuite
François Bayrou n’a pas manqué cette nouvelle occasion de renvoyer les deux grands partis dos à dos. Le candidat centriste a estimé que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont entrés dans une course-poursuite “dont on sait où elle commence et où elle peut aller”.
En meeting à Toulouse, Jean-Marie Le Pen a, lui, dénoncé “l’hypocrisie électorale” des deux grands candidats. “Un passeport ou une carte d’identité n’ont jamais fait une nationalité, et un drapeau n’a jamais fait un patriote”, a prévenu le président du Front national, qui s’est dit “très content” d’assister “à cette démarche qui consiste à dire que Le Pen avait raison”.






