“Je ne fais aucune confusion entre la nation, dont on doit être fier, et le nationalisme.” Ségolène Royal
Elle avait déjà marché sur les platebandes de la droite en suggérant d’envoyer les mineurs délinquants dans des camps militaires. Ce week-end, Ségolène Royal s’est emparée de deux symboles de la nation française – le drapeau tricolore et “La Marseillaise” –, suscitant incompréhension et émotion à la gauche de la gauche, sourires à droite et satisfaction à l’extrême droite.
“Reconquérir les symboles”
S’exprimant dans le petit village de Correns, dans le Var, la candidate socialiste avait en effet suggéré que les Français aient “chez eux le drapeau tricolore”, l’exposent aux fenêtres le jour de la fête nationale et “connaissent ‘La Marseillaise’”. Et elle avait déploré que “les sportifs français soient souvent ceux qui connaissent le moins l’hymne national, sans doute parce qu’il appelle à répandre un ‘sang impur’”. Pour Ségolène Royal, “il faut reconquérir les symboles de la nation et, en même temps, ne pas se laisser enfermer dans un dévoiement de l’identité nationale”. Une allusion directe au ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale souhaité par Nicolas Sarkozy. Ce dernier, qui avait déjà réagi vendredi depuis la Martinique, a de nouveau ironisé hier sur les propos de sa rivale. “Je m’aperçois que je suis dépassé dans tous les sens”, s’est exclamé le candidat UMP sur Europe 1. “Là, il faut des drapeaux français partout, l’identité nationale, tout le monde en veut. Je me réjouis.”
Précisions
Pas en reste, Ségolène Royal s’est défendue en début de soirée sur RTL : “Je ne fais aucune confusion entre la nation, dont on doit être fier, et le nationalisme”, a-t-elle insisté. Pour elle, il est important que “la gauche reconquière cet hymne trop longtemps laissé à l’extrême droite et au Front national”. La candidate est également revenue sur ses propos concernant les sportifs. “Je n’ai pas dit qu’il ne connaissaient pas ‘La Marseillaise’. J’ai dit qu’ils ne la chantaient pas à cause de la violence de ses paroles qui sont interprétées comme des paroles xénophobes, ce qui n’est pas le cas.”






















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