“Nous prônons une responsabilisation de la clientèle.” Julien Desmaret, patron du Darna

Face à la loi anti- tabac dans les lieux publics de novembre 2006, en vigueur depuis février et qui sera généralisée dans les bars et les restaurants en début d’année prochaine, la douzaine de salons de thé Narguilé de Lille, réunie en association, craint pour son avenir. En effet, la loi n’a prévu aucune dérogation pour leur activité, pourtant très en vogue, la pratique de fumoirs clos étant évidemment inenvisageable.

La tolérance revendiquée
“La culture du narguilé est un symbole de convivialité et de fraternité. Il y a un brassage énorme de populations très diverses dans nos établissements. Tout le monde vient en connaissance de cause. On ne peut pas parler de tabagisme passif”, explique Areski Benachour, patron de la Shisha. A l’image de la Belgique, du Canada ou de l’Angleterre, l’Association de défense du narguilé plaide pour une interdiction de la cigarette dans ses établissements, mais pour une tolérance de ces pratiques.

“Nous admettons que l’usage du narguilé puisse être nocif pour la santé, mais aucune étude sérieuse n’a été menée. On ne peut pas comparer la fumée de la cigarette à celle du narguilé, qui est considérablement refroidie par l’eau”, ajoute Jean-Paul Wurtz, patron du Narguilé Café. Alors qu’une association nationale s’apprête à demander des réparations financières pour montrer l’impact économique, et que la mairie de Lille affirme son soutien, beaucoup de jeunes entrepreneurs se demandent ce qu’ils vont devenir.