A Bruxelles Vélo’V s’appelle Cyclocity*. Depuis septembre JC Decaux a déployé son système dans la capitale européenne. Surprise, au pays d’Eddy Merckx le système ne semble pas avoir le même succès qu’à Lyon.  Même sous le soleil il n’y a pas foule aux stations. Touristes et Bruxellois regardent, perplexes, ces vélos et on devient vite une attraction quand on circule dessus. “C’est la première fois que je teste, en fait il n’y a pas eu une communication flagrante. Le vélo est un peu lourd mais ce n’est pas mal”, explique Alain, un Bruxellois de 29 ans qui profite du Cyclocity pour faire découvrir la ville à deux amies parisiennes. “Pour l’instant c’est vrai ça n’accroche pas mais on sort juste de l’hiver il faudra attendre un an pour dresser un vrai bilan”, explique Christian Ceux, échevin (adjoint) à la mobilité à la ville de Bruxelles.

Hormis le manque de communication, d’autres raisons peuvent expliquer ce démarrage poussif. D’abord,  avec 23 stations et 250 vélos l’échelle n’a rien à voir avec Lyon. Le système est concentré dans le “Pentagone”,  la commune de Bruxelles qui  ne représente qu’une toute petite partie de l’agglomération. Ensuite le plat pays n’est pas vraiment plat ! Le relief bruxellois est bosselé et pavé. A part dans les descentes on passe rarement la troisième ! 

Autre différence de taille : pas de demi-heure gratuite. Le tarif est directement de 50 cts pour les trente premières minutes puis un euro l’heure. Pas d’interconnexion non plus avec les transports en commun.  En revanche à Bruxelles les cyclistes apprécieront de circuler en sens interdit ! C’est fréquemment autorisé dans les rues étroites.