Un oubli de sac sur le quai d’une gare, un signal d’alarme tiré sans raison ou une personne qui empêche les portes d’un wagon de se fermer, autant d’actes d’apparence anodine qui nuisent fortement à la régularité de la circulation des trains. Ajoutés à la délinquance, à la fraude et aux accidents de voyageurs, ces “événements externes”, comme on les appelle à la SNCF, sont responsables de 45% des irrégularités du trafic sur le réseau Transilien.

Une part qui a doublé par rapport à 1999. Ainsi, entre 2005 et 2006, les atteintes contre les personnels de la SNCF ont augmenté de 16% et les actes de malveillance ont progressé de 9,2%, notamment concernant le signal d’alarme (+ 7,4%). L’ensemble de ces faits a entraîné le retard de 1 942 trains l’an passé, soit 27,8% de plus qu’en 2005. “Avec une augmentation de trafic de 12%, notre système peut se dérégler plus facilement qu’avant”, commente Thierry Mignauw, directeur de Transilien SNCF.

Réguler la circulation
“Les incivilités ont des conséquences de plus en plus nombreuses.” L’arrêt d’un train entraîne en effet l’arrêt d’un autre train, puis la mobilisation de personnels en gare pour informer les voyageurs… “Soixante-quinze trains par jour ont un problème, constate Christian Rivet, directeur de la sûreté de la SNCF. Nous devons donc multiplier nos actions de prévention pour faire baisser la fréquence de ces actes et de protection pour diminuer la gravité des faits constatés.”

Le Transilien lance aujourd’hui une campagne destinée à faire comprendre à ses voyageurs que “le respect des règles élémentaires de sécurité et de civilité contribue directement à la régularité du trafic”.