Pourquoi avoir choisi le rugby comme canevas de votre film ?
Il s’agit du seul sport de combat collectif. On y trouve un lyrisme naturel dans lequel se confrontent des gens normaux qui réalisent des choses anormales, le tout avec une finesse unique dans les temps de vie intime, de vie de groupe et de séquences de sport pures. Dans leur vie quotidienne, les rugbymen sont des êtres sensibles, avec un certain sens de l’intelligence indispensable dans un sport éminemment tactique. Dans le groupe, ils doivent accepter l’autre, et les scènes de sport sont très cinématographiques. On est entre L’Enfer du dimanche, d’Oliver Stone, et les films de Claude Sautet pour l’ambiance chorale.
 
Le pitch ?
Un international claque la porte de l’équipe de France, retourne dans son club où le président et l’entraîneur (François Berléand et Thierry Frémont) le mettent face à ses responsabilités pour sauver le club, alors qu’au même moment  sa femme lui réclame un engagement plus grand.
 
Votre héros est un demi de mêlée (interprété par Gregori Derangère), c’est un poste spécial…

Il nous fallait un meneur d’hommes, quelqu’un de proche du combat pour le ressenti, quelqu’un à la charnière, qui doit oublier son individualité pour le compte du collectif et qui se voit proposer deux choix : ouvrir au large ou retourner au combat. C’est un film sur l’engagement et la maturité. La toile de fond, c’est Colomiers, le Championnat, le Stade français… en restant fidèle au monde du rugby.