Comment expliquer l’augmentation du taux d’obésité ?
Depuis trente ans, on nous raconte qu’il suffit de manger moins et de bouger pour maigrir. Or une récente étude de l’Insee montre qu’on n’a jamais fait autant de régimes. L’exercice physique n’a pas empêché la pandémie mondiale d’obésité de toucher la France.
Le problème est dans notre assiette. La nourriture a plus changé en trente ans qu’au cours du dernier millénaire.

Quels sont les dangers que recèle notre assiette ?
L’obésité, les maladies cardiovasculaires, les allergies mais aussi le diabète et le cancer du côlon, en explosion en France, sont liés à notre alimentation. Dans certaines saucisses, on utilise des conservateurs qui font muter notre ADN. Quant au sucre de fructose-glucose à base de blé modifié, il n’est pas assimilé par l’organisme et provoque des effets neurotoxiques. Le plus grand scandale, selon moi, ce sont les acides gras trans. Responsables de 100 000 morts par an aux Etats-Unis, ils sont interdits à New York et au Danemark.
On les trouve dans les barres chocolatées, le pain de mie, les frites, etc. Depuis quinze ans, on en connaît les dangers.

Comment lutter contre l’obésité ?
Il faut réagir vite. Aux Etats-Unis, l’espérance de vie de la prochaine génération sera inférieure
à la nôtre. Des adolescents de 12, 13, 14 ans développent du diabète et font des crises cardiaques. Or, les entreprises agroalimentaires jouent la carte de la communication en lançant un produit qui permet de se refaire une image, comme la salade chez McDo. Mais le reste de la gamme reste mauvais pour la santé. Au Québec et dans certains pays d’Europe du Nord, les publicités sont interdites aux heures d’écoute des enfants.
Il est prouvé qu’automatiquement, le taux d’obésité baisse. Il faut interdire les quatre ou cinq ingrédients les plus dangereux. Même si la responsabilité de chacun est indéniable, on vote aussi avec sa fourchette, on ne peut pas se contenter de culpabiliser le citoyen. Tout le monde n’a pas les moyens d’acheter du bio.