La Cour de cassation, avec l’arrêt rendu mardi, semble oublier l’existence des 30 000 à 40 000 enfants dont les parents sont gay.

Parmi eux, trois couples ont déjà obtenu l’adoption simple depuis 2001. L’autorité parentale a même été octroyée une fois. “Et encore, rappelons qu’une femme qui obtient l’autorité parentale l’obtient au détriment de la mère biologique. C’est dément !” soupire Franck Tanguy, porte-parole de l’Association des parents et futurs parents gay et lesbiens.

Le droit français lie parentalité et mariage. En clair, si le mariage homosexuel avait été légal, la Cour de cassation aurait pu rendre un arrêt différent. “Cela renforce notre demande de légiférer pour ne pas laisser des enfants dans des situations de non-droit”, remarque Christine Le Doaré, présidente du Centre lesbien, gai, bi et trans de Paris-Ile-de-France.