Au hasard de leurs échancrures, ils dissimulent des criques secrètes, de jolies plages bordées de stations balnéaires et deux joyaux naturels : la réserve de Scandola et les calanques de Piana. Scandola se laisse avant tout découvrir par la mer.
Ne ratez pas non plus les superbes calanques de Piana, fascinant jardin de pierre, façonné au fil des millénaires par l’action conjuguée du vent et de l’eau. Porto, au pied de sa belle tour carrée, est une bonne base pour explorer cette portion de la côte. En quittant la ville vers l’intérieur des terres, en direction du col de Verghio, vous découvrirez une succession de villages accrochés à la montagne, séparés par une série de jolis sites naturels.
Si vous arrivez par le nord, la superbe route côtière qui relie Calvi à Porto compte également son lot de merveilles, gorges du Fango en tête. Connue pour ses deux églises se faisant face, Cargèse “la grecque” est pour sa part une étape culturelle sur la route de la première ville de Corse : Ajaccio. Le chef-lieu du département de Corse-du-Sud abrite quelques trésors – notamment son superbe musée Fesch –, tandis que ses petits restaurants invitent à s’attarder dans les ruelles de la vieille ville.
La réserve de Scandola
C’est probablement le plus beau joyau de la Corse. La réserve est totalement préservée car accessible seulement par bateau et on la rejoint depuis Porto ou Ajaccio.
Scandola mérite le déplacement tant pour l’observation des espèces végétales et animales – les oiseaux s’y laissent en général observer jusqu’à fin juin – que pour l’étonnant spectacle des grottes et failles de sa géologie d’origine volcanique.
Créée en 1975, la réserve de Scandola occupe 920 hectares de terre et quelque 1 000 hectares de superficie marine, ponctuée à l’ouest par les îles Gargalo et Garganello. Véritable page d’histoire naturelle, elle doit son exceptionnel milieu écologique à la coexistence sur cette presqu’île d’une grande diversité rocheuse – ses côtes aux teintes cuivrées mêlent coulées volcaniques et microgranites –, d’un climat particulièrement favorable et d’un ensoleillement régulier. La conjonction de ces différents facteurs en fait le refuge privilégié de nombreuses espèces, tant végétales qu’animales. Les scientifiques s’y pressent pour observer balbuzards, cormorans, puffins, algues, coraux et poissons.
Si la protection de la réserve est survenue trop tard pour sauver les dernières colonies de phoques moines ou le cerf de Corse (maintenant réintroduit aux environs de Quenza, dans l’Alta Rocca), Scandola constitue un vivier unique de mérous et de balbuzards pêcheurs. Une variété d’algue calcaire, dure au point de former de véritables “trottoirs” à fleur d’eau, figure par ailleurs au nombre de ses curiosités marines.
La réserve est gérée par le parc naturel régional, dont l’action a été saluée en 1985 par le diplôme du Conseil de l’Europe. Une partie de sa façade côtière appartient au Conservatoire du littoral. Chasse, pêche, camping et cueillette sont interdits dans la réserve.

































