Huit projets viennent d’être retenus pour le “concours d’idées” sur l’implantation du palais de justice à Tolbiac (XIIIe). Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Les projets choisis maintiennent l’intégralité du programme de logements et d’espaces verts. Trois projets lauréats, de morphologie très différente, ont été retenus dans la catégorie des professionnels qui comptait 200 dossiers, et cinq projets lauréats l’ont été dans la catégorie étudiants, sur les 75 retenus.
Pourquoi le site de Masséna, préconisé par la mairie, ne convient-il pas ?
Je rappelle que le terrain de Tolbiac, que l’Etat privilégie, est celui que le maire de Paris lui a proposé début 2004. Masséna est au cœur de la zone industrielle d’Ivry, au pied de la centrale d’incinération, dans une zone dont l’urbanisme est tout récent. Installer un tribunal au milieu d’une zone logistique, c’est étrange. Par ailleurs, le tribunal de grande instance ne s’occupe que des Parisiens, il n’a aucune compétence sur la banlieue : un Parisien sur dix-huit le fréquente chaque année pour des affaires de divorce, de famille, de tutelle… A Masséna, on est en dehors du système de
transports en commun.
Quel est le calendrier ?
Nous allons définir le cahier des charges d’un concours de maîtrise d’œuvres qui ne pourra
être lancé que lorsque le gouvernement aura pris une décision définitive sur le site d’accueil. Au mieux, les travaux pourraient débuter dans deux ans…











































