"Ce type de relevés satellites (fiable à 2,5 mètres près) sert à contrôler l’activité des agriculteurs. On pourrait avoir des vues plus fines pour dénoncer ceux qui ont bâti une piscine sans la déclarer, mais ce n’est pas notre objectif”, a précisé Arnaud de Saint-Vincent, coordinateur technique du projet pour InfoTerra.

Un outil de prévention

“Ces images montrent l’avancée du bâti d’une année sur l’autre sur le bassin, autour de Bordeaux et au sud des Landes. Croisées avec nos cartes représentant les 1 423 départs de feu enregistrés depuis janvier, elles vont nous permettre d’adapter notre dispositif de prévention de l’incendie”, a expliqué Pierre Macé, directeur du GIP aménagement du territoire et gestion du risque, constitué autour de ce projet financé à 100% pour trois ans par l’Europe.
Une quinzaine d’entités, publiques et privées, se sont investies. Le volet français de Risk Eos est expérimenté dans le Sud, l’Est et, depuis cette année, dans le Sud-Ouest. La gestion des risques passe déjà par les plans locaux d’urbanisme des communes et par le plan de prévention des risques de la préfecture, mais, selon Marc Paganini, responsable du projet pour l’Agence spatiale européenne, “c’est un outil de plus pour gérer les risques d’inondation et d’incendie dans ces zones réputées sensibles”. Un outil né grâce au transfert de technologies entre l’Italie et la France et qui sera étendu à l’Espagne l’an prochain.