La colère est remontée chez les ostréiculteurs, au lendemain de l’annonce du sous-préfet d’Arcachon, Philippe Ramon, qui a expliqué que leur responsabilité était écartée dans l’enquête judiciaire sur les causes de la mort, début septembre à l’hôpital de la Teste, de deux personnes ayant consommé des huîtres.
“Pourquoi en est-on arrivés là ? Pourquoi a-t-on voulu nous faire crever ?” a demandé samedi le président de la section régionale conchylicole, Marc Druart, qui a annoncé dans la foulée que la profession allait “demander réparation” : une plainte avec constitution de partie civile serait déposée en ce début de semaine par l’avocat bordelais Pierre Blazy.
Le dépôt de plainte est un procédé qui a été déjà employé à la fin de l’interdiction de la commercialisation qui avait frappé la profession en fin d’été. “Plusieurs dizaines” d’ostréiculteurs avaient “déposé plainte dans les gendarmeries pour mise en danger d’autrui”, avait alors affirmé le directeur de la section conchylicole, Jean-Charles Mauviot.
“Je ne suis pas procédurier, mais ce que le ministre de l’Agriculture a fait est illégal et a semé le doute chez les consommateurs qui ne nous connaissent pas”, a commenté hier Christopher, l’un des ostréiculteurs présents à Gujan-Mestras.










































