Entre deux commentaires sur l’exposition "Vivants", dont il est l’instigateur, Yann Arthus-Bertrand ramasse quelques vieux papiers laissés là durant le week-end par des spectateurs de Solidays. Preuve que le combat écologique n’est pas une façade pour ce photographe mondialement célèbre. A force d’observer la terre depuis le ciel, il a constaté les dégâts que l’homme pouvait causer et choisi de consacrer ses efforts à l’environnement et au développement durable.
Cette exposition-là, installée en plein Bois de Boulogne pour l’été avant de voyager en Europe, est composée d’une centaine de panneaux proposant des photos animalières ou des informations sur l’état de la planète. Au total, 42 photographes ont participé à ce projet et toutes leurs images ont un point commun : elle représentent des animaux appartenant pour la plupart des espèces inconnues ou en voie de disparition. Face aux photos, esthétiques souvent, surprenantes parfois, belles toujours, l’expo propose, à l’aide de chiffres et d’exemples, les problèmes écologiques de la planète : énergie, pollution, pénurie d’eau, etc. Saviez-vous par exemple que 20% de la population consomme 80% de l’énergie ?
Mais, parce que Yann Arthus-Bertrand ne voulait pas "sombrer dans le catastrophisme", chaque panneau donne aussi des solutions et met en valeur des initiatives. Il n’a d’ailleurs pas été facile d’en trouver beaucoup en France, note François de Cabarus , le commissaire général de l’exposition. Parce que "trop centralisé, notre pays est singulièrement en retard en matière de projets écologiques." L’un des nombreux enseignements de ce parcours qui est un régal pour les yeux, mais aussi un témoignage et une incitation à "vivre mieux avec moins", affirme Yann Arthus-Bertrand.



































