“Il y aura une baisse sensible des prix”, a dit le ministre en marge d'une audition à l'Assemblée nationale. Car, selon le ministère, “la relance de la construction (410 000 mises en chantier en 2005, contre  310 000 en 2002) porte ses fruits : les prix à la vente sont désormais à la baisse et la hausse des loyers constatée en 2006 est la plus faible enregistrée depuis 1999.”

Inquiétudes
Mais, si le ministre voulait mettre en avant la politique  active du gouvernement en matière de logement, l’annonce a eu aussi pour effet d’effrayer les professionnels. Cette “prévision” pourrait en effet inciter les acheteurs potentiels à retarder leur achat, et, si le mouvement est massif, à faire revivre le scénario catastrophe du début des années 90, où les prix avaient chuté de 50%. Déjà hier, le président du réseau d'agences immobilières Orpi, Bernard Cadeau, a voulu “tempérer l'optimisme” du ministre, et René Pallincourt, président de la Fnaim, a  réagi en réfutant l'idée d'un renversement de tendance. Car tous deux savent bien que “chat échaudé craint l’eau froide”.