Que représente le Festival de Cannes pour le groupe Barrière ?
C’est déjà 14% de notre chiffre d’affaire annuel, ce qui n’est pas négligeable, mais c’est surtout une caisse de résonnance énorme pour nous, et toute notre activité. Mon beau-père, Lucien Barrière, a toujours voulu être au cœur du cinéma, en recevant le jury au Majestic, en faisant du Fouquet’s à Paris le temple du cinéma, ou en créant le festival de Deauville…

Pourtant cette année, c’est la crise. Comment cela se passe-t-il dans vos établissements luxueux?
La crise frappe partout, même au Majestic. Coté hébergement, on affiche complet mais la restauration et la consommation dans nos bars et casinos a baissé. Les gens, chez nous aussi, font plus attention. Pour y faire face, notre volonté a été d’améliorer encore le service. Il y a eu des travaux dans tous nos établissements, l’investissement financier est considérable. L’extension du Majestic de 10 000 m2, qui se terminera dans quelques mois, nous aura couté 72 millions d’euros…

Vous vous êtes retrouvé à la tête d’un groupe immense du jour au lendemain, à la mort de votre femme, Diane Barrière…
Il a fallu s’adapter, apprendre. Je me suis appuyé sur les nombreux collaborateurs talentueux qui étaient déjà là. J’étais moi même notaire, ce qui m’a beaucoup aidé pour le côté juridique du métier…

Vous avez partagé la vie de 3 femmes milliardaires. Comment vivez-vous aujourd’hui cette image de séducteur ?
Cela ne me gène pas. Je ne dis pas que je suis parfait, mais vous savez, quand vous avez du succès dans ce que vous entreprenez, cela aiguise forcément des jalousies. Et dans ce monde du cinéma et du glamour, cette image de séducteur est bien entendu amplifiée…

Quels sont les hobbies de Dominique Desseigne ?
Le sport. Je ne bois pas, ne fume pas, me couche tôt et je fais beaucoup de tennis, de jogging, de ski… Et je vais toujours me baigner dans la mer. L’eau à Cannes cette année est un peu froide, mais moins que lors de mon dernier séjour, il y a 15 jours.