Mis à jour 17-06-2010 10:10
Prix EpE-Metro : récompensés pour la défense de la biodiversité
Le cinquième prix EpE-Metro a été décerné lundi à la Maison des Arts et métiers. Trois étudiants ont été primés.

Baptiste Régnéry, Sandra Bony et Mathilde Sion, entourés des sponsors et organisateurs du prix EpE-Metro.
Photo : Nicolas Richoffer/Metro
"La biodiversité, pendant longtemps, je n’ai rien compris à ce que cela voulait dire", avoue Bruno Lafont, PDG de Lafarge et président de l’association Entreprises pour l’environnement (EpE). La protection des espèces et des écosystèmes est pourtant devenue une préoccupation de ce groupe de matériaux de construction, dont les carrières abritent des oiseaux rares et autres animaux sauvages. La biodiversité était aussi le thème central du prix étudiant organisé avec Metro, dont le palmarès a été dévoilé lundi soir.
Dresser des recommandations
Organisé pour la cinquième année consécutive, ce prix EpE-Metro invitait cette année les étudiants intéressés par l’environnement à réfléchir à la question suivante : "La protection de la biodiversité apparaît aujourd’hui comme l'enjeu environnemental majeur aux côtés de la lutte contre le changement climatique. Que recommanderiez-vous aux entreprises, aux maires et aux consommateurs pour que leurs activités et leurs projets préservent, voire développent, cette biodiversité ?"
L'association EpE
Entreprises pour l’Environnement rassemble une quarantaine de grandes entreprises engagées qui veulent mieux prendre en compte l’environnement dans leurs stratégies et leur gestion courante. Retrouvez ses membres et ses travaux sur www.epe-asso.org.
Trois finalistes à l'oral
Cinquante-neuf étudiants de toute la France ont remis des rapports examinés et sélectionnés par un jury composé de membres d’entreprises, d’universitaires et d’un représentant de Metro, et présidé par le botaniste Jean-Marie Pelt. Les trois finalistes ont présenté leur solution à l’oral.
Coup de coeur pour les espaces verts
C’est une étudiante lilloise, en Capes de biologie à Lille I, Sandra Bony, qui a remporté le premier prix, un chèque de 5 000 euros, décerné par Lafarge pour un projet de valorisation des espaces verts à Villeneuve-d’Ascq. Le deuxième prix, 3 000 euros, a été remis par Eiffage à Baptiste Regnery, en master II d’écologie à l’Ecole normale supérieure de Paris. Enfin, la SNCF a attribué le troisième prix, 2 000 euros, à Mathilde Sion, étudiante à Polytechnique et à l’institut polytechnique de Milan.
Le président du jury, Jean-Marie Pelt, a souligné la qualité du travail des étudiants et s’est réjoui que l’écologie soit passée en quelques années du rang de "discipline marginalement sympathique" à un élément central de la réflexion des entreprises, des collectivités et des citoyens.
Notre dossier :
- Le portrait de la lauréate Sandra Bony et son rapport à télécharger.
- Le portrait de Baptiste Regnery et son rapport à télécharger.
- Le portrait de Mathilde Sion et son rapport à télécharger.





