A quel point le Président surnommé “No-Drama Obama” (Obama pas de drame) est-il énervé par un attentat qui aurait pu tuer des centaines de gens ? A quel point cela change-t-il ses projets ? “C’est un plantage qui aurait pu se révéler désastreux, aurait déclaré cette semaine Barack Obama, dans un langage abrupt inhabituel pour lui. Nous avons évité une balle, mais de justesse.” Obama a passé la majeure partie de sa première année à la Maison-Blanche à mener les guerres en Irak et en Afghanistan, à s’occuper des réformes intérieures et des relations internationales. Le contre-terrorisme à l’intérieur du pays n’avait pas les faveurs de son agenda.
Mais cet agenda a changé depuis qu’un suspect qui se dit lié à Al-Qaida a tenté de faire exploser un avion au- dessus des Etats-Unis le jour de Noël, avec 289 personnes à bord. Les nouvelles règles rigoureuses appliquées aux voyageurs du ciel américain en sont les conséquences les plus évidentes. “Obama s'est concentré sur la couverture santé, le changement climatique et l’économie”, juge Thomas Kean, ex-président de la Commission nationale sur les attaques du 11-Septembre. “Quand vous êtes si absorbé et que vous êtes un président dans votre première année, vous ne pouvez pas regarder partout à la fois. C’est un rappel que rien n’est plus important que la sécurité du peuple américain.”
Les conseillers d’Obama assurent qu’il n’avait pas besoin qu’on le lui rappelle. “Depuis qu’il est ici, le Président a pris du temps chaque jour pour travailler sur le terrorisme”, a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs. En réalité, le New York Times a révélé cette semaine qu’avant même de prendre ses fonctions, Obama était prévenu que des terroristes somaliens préparaient un attentat lors de sa cérémonie d’investiture. L’administration n’a pas confirmé que la menace était fausse. La cérémonie a eu lieu le 20 janvier, il y a presque un an. Le Président aborde cet anniversaire de la même façon qu’il abordait l’investiture : avec des plans d’ampleur à l’intérieur des frontières comme à l’extérieur et en essayant de ne pas être contraint à quitter les lieux par la menace terroriste.










































