C'est la plus émouvante découverte du troisième prime de The Voice, saison 2. Costume trop grand, coupe années 1980, démarche mal assurée Yoann Fréget a la particularité d'être bègue. Lors de sa présentation, le jeune homme de 25 ans explique que lorsqu'il chante, ses soucis d'élocution disparaissent. La musique va-t-elle définitivement changer sa vie ? Lorsqu'il entre en scène, le regard fixe, on craint le pire.
Et puis soudain, la magie. Yoann interprète The Greatest Love of All, le tube de Whitney Houston de 1986. Sa gestuelle étonne, voire dérange, mais qu'importe. Derrière son fauteuil, Jenifer savoure le timbre chaleureux, l'énergie du chanteur amateur. Tout n'est pas juste, mais à force de volonté, Yann finit par décrocher le buzz de Garou, puis de Jenifer, qui n'a pas envie de passer à côté d'un talent pareil. Sur la dernière note, impressionnante, Louis Bertignac et Florent Pagny buzzent à leur tour.
Il ne fait pas mention de son handicap auprès du jury
"J'ai été très surpris de votre physique, vous êtes beau comme tout. Vous dégagez énormément !", s'enthousiasme Jenifer. "On a envie de vous faire voyager dans plein d'endroits". Louis Bertignac, sceptique au départ, avoue avoir "pris une claque". "Tu fais ce que tu veux avec ta voix", observe de son côté Garou. "Tu es exactement ce que je voulais entendre ce soir."
Florent Pagny, séduit lui aussi, avoue qu'il ne saurait pas quoi faire d'une telle voix. C'est finalement Garou que le jeune homme choisit, soulignant les influences afro-américaines du Québécois. "Je veux continuer à être qui je suis", insiste-t-il, sans jamais faire mention de son handicap. Déjà une belle victoire.





































