Ambiance colonie de vacances, bœufs improvisés... Depuis lundi, la troupe est déjà là. Et tous répètent au Palais Nikaïa, où les Restos du cœur vont donner cette année le traditionnel tour de chant des Enfoirés. Tout devrait être prêt pour ce soir. Ou presque. “Les spectateurs le savent, à la première, il y a toujours un moment de réglage”, s’amuse en coulisses Jean-Louis Aubert.
L’ambiance est détendue et tout le monde laisse son ego dans les loges, c’est ça Les Enfoirés ! “C’est une vraie famille”, confie Alizée. Au total, 380 techniciens et artistes sont là pour assurer le show, qui se jouera entièrement à Nice, pour sept spectacles à guichets fermés. “En province, c’est différent de lorsque l’on joue à Paris, où tout le monde rentre chez lui après le spectacle. Là, on se retrouve tous les soirs dans notre hôtel. Et cette chaleur humaine se propage après sur scène”, explique le mythique chanteur de Téléphone.
Nouvelle recrue de la troupe cette année, Grégoire enchaîne les répétitions pour les huit tableaux sur lesquels il est appelés. “C’est comme arriver dans un nouveau lycée”, rigole le chanteur. “J’avais déjà croisé la plupart des autres artistes sur des plateaux télé. Et l’ambiance est excellente. On est débarrassé de toute pression, sauf celle du timing bien sûr”.
Claire Keim confirme. La chanteuse-comédienne “est toujours ravie de se retrouver sur cette scène”. “Plusieurs fois, je me suis demandée si notre plaisir de nous retrouver et de chanter n’était pas obscène face à l’enjeu… Puis un soir, un bénévole de l’association est venu me dire : continuez, vous nous donnez de la force pour avancer.”



































