Hier la commercialisation de l’éco-quartier du Midi près de la station de la ligne B du métro à Ramonville a débuté, tandis que Blagnac et Toulouse ont depuis quelques années lancé le mouvement à Andromède et Borderouge. "Tout le monde s’y met car cela évite le phénomène d’étalement urbain", justifie Maurice Bidouilh, adjoint au maire en charge de l’urbanisme à Blagnac et qui suit l’éco-quartier d’Andromède lancé en 2002.

A cela s’ajoute des arguments en termes d’environnement, de mixité sociale et générationnelle que les pouvoirs publics et les promoteurs souhaitent mettre en avant. "L’idée est de mélanger à la fois du logement social et de l’accès à la propriété tout en intégrant l’accès aux services publics de proximité et aux transports", explique le maire de Ramonville Christophe Lubac.

L’éco-quartier est il la réponse urbanistique du 21ème siècle ? "On peut les généraliser à l’échelle d’une agglomération dans la mesure où les attentes des pouvoirs publics et des promoteurs se rejoignent ", explique Imed Robbana, directeur des investissements et du patrimoine pour le groupe des Chalets aménageur de l’éco-quartier du Midi à Ramonville, qui rappelle que le label "éco-quartier" n’existe toujours pas.

Autrement dit, un éco-quartier est réussi quand il arrivé à concilier les objectifs d’environnement et d’accessibilité avec un prix au mètre carré abordable. Car si le prix du m² en éco-quartier est "5 à 10% au dessus du prix du marché", selon Maurice Bidouilh de Blagnac, il est des limites à ne pas dépasser : à Andromède, les promoteurs ont revu leurs projets immobiliers sitôt la barre des 3000 euros le m² franchie, tandis qu’à Ramonville le prix moyen est fixé à 2400 euros le m².