Charismatique, insomniaque et un brin cynique, Peter Brown est un cousin éloigné d’un certain docteur officiant sur TF1.
Eloigné car dans une vie antérieure, cet accroc au Moxfane et autres substances psychotropes officia comme tueur à gages pour la mafia new-yorkaise sous le pseudonyme intimidant de « Griffe d’Ours ». Recasé dans un hôpital de Manhattan dans le cadre d’un programme de protection de témoins, il a troqué son silencieux pour un scalpel, jusqu’au jour où l’un de ses nouveaux patients reconnaît la machine de mort qui a laissé derrière lui des dizaines de cadavres.
« Docteur à tuer » est le premier roman de Josh Bazell, lui-même docteur en médecine de la prestigieuse université de Columbia. Comptez donc sur lui pour décrire avec enthousiasme et précision la course effrénée des urgentistes dans des couloirs hantés par des patients désespérées et des représentantes pharmaceutiques court vêtues.
Thriller en milieu médical ? Pas seulement. Car derrière l’humour noir à la Sopranos et le sens de la formule qui tue se cache le récit d’une vengeance personnelle, brillamment rythmée et imagée.
Leonardo DiCaprio ne s’y est pas trompé puisqu’il vient d’en acheter les droits et de confier l’adaptation au scénariste d’ « Ocean's Thirteen » pour le grand écran. On a déjà hâte.




































