Mis à jour 03-02-2010 18:34
Le polar scandinave a toujours la cote
Johan Theorin sort L’Echo des morts (Albin Michel). Où l’on croise des fantômes et des légendes...

Photo : Rolf Hallin
Les lecteurs de L’Heure trouble, en 2009, se souviennent de l’automne meurtrier sur l’île suédoise d’Öland, rocher battu par les vents, surpeuplé l’été, fantomatique l’hiver. Et c’est en plein hiver qu’on retrouve Johan Theorin.
Son nouveau roman, L’Echo des morts, est davantage une “histoire de fantômes, avec des meurtres et des mystères, dit-il. Mais c’est au lecteur de décider si les fantômes sont réels ou non…” On rencontre un couple de Stockholmois installé à Öland, dans une maison qui recèle d’étranges inscriptions : “Ça m’est venu de mon expérience de journaliste, quand j’ai enquêté sur une maison lugubre dont une chambre était toujours fermée parce que des fantômes étaient censés y habiter.”
Devenu veuf, confronté aux légendes de l’île, Joakim imagine le retour de sa femme, Katrine d’entre les morts, tandis que des cambriolages mobilisent le commissaire Gerlof et l’inspectrice Tilda Davidsson. “Tilda est jeune et déterminée, elle peut aller partout pour enquêter et interroger les gens.” Gerlof, lui, fait songer à un Maigret suédois : “Maigret est très populaire en Suède. Peut-être qu’il m’a influencé quand j’ai créé Gerlof. Mais alors que Maigret est un Français qui bouge beaucoup, Gerlof est un vieux Suédois qui aime s’asseoir pour réfléchir sur les mystères et tenter de les résoudre.”
Pas d’esbroufe inutile ici : Theorin joue sur une atmosphère oppressante, accrocheuse, tout au long de cette histoire qui croise drames présents et passés. Une enquête sombre qui se rapproche de l’écriture d’un polar : “Ça demande énormément de détermination et beaucoup de longues nuits solitaires...” L’adaptation cinématographique est en cours.






