Vous trouvez que les programmes de la télévision française sont parfois superficiels ? Attendez de voir ce que propose le petit écran italien ! Peuplée de bimbos qui se trémoussent à moitié nues (les fameuses “velines”) et de bellâtres tatoués qui ne pensent qu’à devenir célèbres, la télé italienne n’a peur de rien. Et tout cela, on le doit à un homme : Silvio Berlusconi, le chef du gouvernement italien. Véritable magnat de la télévision, le président du Conseil contrôle 90 % de la télévision transalpine.

Dans Videocracy, un documentaire remarquable présenté au festival de Venise en septembre dernier, Erik Gandini a voulu montrer comment les chaînes privées de l’empire Berlusconi sont parvenues à façonner les esprits à coups de jeux télévisés idiots qui glorifient l’argent et la célébrité. Désormais, en Italie, si on ne passe pas à la télé, on n’existe pas...

Erik Gandini a contourné l’analyse pure et dure du système Berlusconi pour se concentrer sur une galerie de personnages représentatifs de ses dérives. C’est le cas de Ricky, un jeune mécanicien qui rêve de passer à la télévision, de Lele Mora, le célèbre agent qui a le pouvoir de transformer un inconnu en célébrité ou encore du redoutable paparazzo Fabrizio Corona. Edifiant.

Videocracy, mardi à 23 h 15, sur Canal+.