Dernière minute : Douze soirées spéciales prévues dimanche soir sur France 3, avec des invités en plateaux, sont annulées ou "dégradées", sur un total de 24, a précisé la direction de France Télévisions dimanche en début de soirée. Les éditions nationales de France 2 et de France 3 consacrées au premier tour des élections régionales devraient en revanche fonctionner normalement.
"Patrick de Carolis (PDG de France Télévisions) a choisi le rapport de force : il l'a. Maintenant, soit il se met demain (lundi) à la table des négociations, soit il aura les mêmes problèmes, amplifiées, pour le second tour des régionales." L'avertissement au ton menaçant est signé Jean-François Téaldi, porte parole de la CGT, syndicat majoritaire à France Télévisions qui a déposé vendredi un prévis de grève reconductible contre la nouvelle convention collective proposée par la direction.
Ce dimanche, à la mi-journée, plusieurs éditions régionales, ainsi que le journal national de France 3, ont été fortement perturbés. La plupart ont même été remplacés par des journaux tout en images, sans présentateur, a bien voulu indiquer la chaîne, sans toutefois apporter plus de précisions. La CGT s'est, elle, fait un plaisir d'affirmer que plusieurs éditions ont été annulées, la mobilisation étant, toujours d'après l'organisation, "plus forte que prévue".
La menace plane donc de plus belle sur l'important dispositif prévu par France 3 entre l'antenne nationale et les 22 antennes régionales pour la soirée électorale de ce dimanche soir (de 20h15 à 23h50). Ce dimanche après-midi, la direction de la chaîne publique était encore bien incapable d'estimer le nombre de grévistes. La CGT annonce toutefois déjà que les soirées électorales de Nantes et de Champagne Ardenne ne pourront être assurées.
Une assemblée générale du personnel devait néanmoins avoir lieu dans cette même après-midi. Même si la CGT ne risque probablement pas d'en démordre, aucune réunion n'ayant eu lieu depuis vendredi. Le porte-parole de la CGT déplore toujours l'attitude de la direction, qui a voulu "casser la grève en faisant appel à des cars de production privés pour la retransmission d'évènement sportifs, ou à des étudiants comme à la Réunion."



































