Le message des Enfoirés a t-il évolué avec la Crise ?
C’est devenu un thème à traiter car on en parle tous les ans. L’année 2009 était un peu sèche. Pour les gens, cette crise a généré beaucoup de difficultés à boucler leurs fins de mois alors on a mis les bouchées doubles.

Appréciez-vous de retrouver l'ambiance "colonie de vacances" ?
Je trouve que c’est une expérience humaine redoutable et amusante. C’est bien que les artistes y trouvent aussi un intérêt. Je pense que ça peut générer un message pacifique où pendant une semaine on se regarde un peu moins le nombril. Il y a surtout de bonnes rencontres, on se raconte tous un peu nos vies. Même si ce n’est pas le but, c’est très fort humainement et ça m’apporte beaucoup.

Comment s'est déroulée l'intégration de Grégoire ?
C’était amusant de le découvrir. Il a quand même fallu deux-trois jours pour savoir de quel bois il se retourne. C’était bien qu’il rencontre ses congénères parce que ça va assez vite pour lui. En plus, on a grandi dans la même ville !

Les Enfoirés sont-ils devenus incontournables aujourd'hui ?
Grâce à Jean-Jacques Goldman et son équipe, ça crée un système qui fonctionne. Chaque année, on dit qu’on s’en passerait, mais chaque petite graine crée une vague qui donne de l’énergie aux bénévoles et qui donne envie aux gens de faire une bonne action. C’est un drôle de principe, mais ça vaut le coup. Quand on pense qu'au début, on servait la soupe nous-mêmes ! J’associe souvent les Restos du cœur avec Emmaus. J’aime bien l’idée de vendre quelque chose, que cela se fasse dans les deux sens. Je trouve que les Enfoirés ont aussi créé un noyau culturel populaire français en faisant le tour de toutes les chansons.