Harlan Coben : Bonjour tout le monde
Billy : D’où vous est venue l’inspiration pour votre dernier roman ?
J’ai dîné avec des amis qui avaient un mouchard dans l’ordinateur de leur fils. Au début, j’ai pensé que c’était horrible mais, plus important, j’ai aussi pensé que ça pourrait être une super accroche pour roman.
Polar : Où avez-vous appris les différents procédés policiers ?
La plupart du temps, j’invente ! J’estime y être autorisé parce que les livres, c’est de la fiction. Mais j’ai aussi des amis qui sont policiers. Et j’ai aussi visité le 36 Quai des Orfèvres pour mon prochain livre.
Colt : On ne reverra plus Myron Bolitar ?
Non ! Je plaisante, dans mon prochain bouquin intitulé "Long lost" qui sortira en France l'année prochaine, Myron sera même à Paris !!!
Un auteur sans lecteur est comme un homme qui applaudit d'une main. Le lecteur est cette seconde main.
Cath : Est-ce que certains de vos personnages ont vraiment existé ?
Très peu. Le personnage de Win s'inspire de mon copain de chambre à l'université et Myron est un peu comme moi... mais en mieux.
Medhi : Rêviez-vous d'être un sportif pro quand vous étiez petit ?
N'est-ce n'est pas le cas de tous les enfants ? J'ai joué au basket à l'université mais je n'ai jamais été assez bon...
Sociopathe : Comment faites-vous pour renouveler votre inspiration ?
Généralement, ça part de la vraie vie, comme pour le mouchard par exemple. La plupart du temps, c'est quelque chose qui m'est vraiment arrivé et je le transforme. Mais ça prend environ trois mois de trouver de nouvelles idées de roman.
Bambi75 : Avez-vous, comme dans votre livre, peur d'Internet ?
Non, c'est juste le monde dans lequel on vit. Si vous écrivez un livre dont l'action se passe aujourd'hui, Internet en fait forcément partie. J'en vois le meilleur... mais aussi le pire pour mes histoires.
Goncourt : Dans votre livre, vous faites allusion à Pocahontas mais vous ne vous référez pas à Myron…
Si, si, il y a une référence à Myron dans "Sans un mot". Regardez de plus près.
1fruitparjour : Est-ce que Myron Bolitar vous a été inspiré par un personnage réel ?
Myron est l'homme que je rêverais d'être. Nous avons beaucoup de points communs. Je l'admire... et lui me jalouse ! Son rêve dans la vie est de se marier et d'avoir des enfants et moi, ça je l'ai.
Jessica : Parmi vos livres, lequel est votre préféré ?
Ils sont comme mes enfants donc je ne peux pas choisir. En général, c'est plutôt le dernier parce qu'il est le plus proche de moi. Les vieux livres deviennent un comme ces rédactions qu'on écrit à l'école. Quand vous les relisez plusieurs années après, vous vous demandez en quoi c'était bon.
New : Pourquoi ne pouvez-vous pas être comme Myron ?
J'essaie ! Mais il est plus fort, plus drôle, plus loyal et meilleur que moi au basket. Et en plus il a Win. Mais je danse mieux que lui ;-)
Mort de rire21 : Avez-vous aimé le film "Ne le dis à personne" adapté d'un de vos romans et réalisé par Guillaume Canet ?
Oui, beaucoup. Ça a été une super expérience de travailler avec Guillaume et toute l'équipe du film. Le film a fini par sortir aux Etats-Unis en juin dernier et même les Américains ont aimé.
Manu_TFC : Après le succès de "Ne le dis à personne", de nouvelles adaptions de vos romans sont-ils en passe d'être adaptés ? Si oui, lesquels ?
Hollywood a toujours quelque chose en cours avec mes livres mais je n'ai rien de particulier à annoncer pour l'instant. A mon avis, le prochain film sera "Tell no one", un remake de "Ne le dis à personne". J'écris aussi une série télé qui devrait être diffusée l'année prochaine. Ça s'appellera "Hero Complex". Ce sera à chaque fois un drame d'une heure où on suivra un docteur, un avocat et un travailleur social violent qui aident les gens dans le besoin.
Lili : Avez-vous testé vous-même les outils high-tech auxquels vous faites référence dans "Sans un mot" ?
Oui mais je n'ai pas de mouchard dans mon ordinateur personnel.
Fande : Quel genre de livre aimez-vous lire ?
Je lis de tout. Là, je suis en train de lire une série de petites histoires écrites par Caitlin Macy et intitulée "Spoiled". Sinon, mon auteur préféré est Philip Roth.
Stieg : Avez-vous lu "Millenium" de Stieg Larson ?
Non, je ne l'ai pas lu.
Pablo : Le Salon du livre est dédié aux écrivains mexicains. Est-ce que vous en connaissez et appréciez certain ?
Non, je n'en ai jamais lus. J'espère en découvrir certains lors du Salon.
Jeannick : Avez-vous un compte Facebook/Twitter/MySpace ?
Absolument, vous pouvez me joindre sur HarlanCoben.com et aussi sur facebook et twitter.com/harlancoben. Et je serais ravi de vous rencontrer samedi au Salon du livre.
Macbook : Rencontrer vos fans au Salon du livre, c'est un plaisir ou plutôt une obligation ?
C'est un réel plaisir. J'aime rencontrer les lecteurs. Comme je le dis toujours, un auteur sans lecteur est comme un homme qui applaudit d'une main. Le lecteur est cette seconde main. Donc s'il-vous-plaît, venez me rencontrer au Salon ou au Virgin Megastore cet après-midi ou lors d'autres événements que vous trouverez dans la rubrique "Appearances" de mon site HarlanCoben.com
Pollux : Je viens juste de finir "Sans un mot" et je dois avouer que j'ai été un peu déçu par la fin. Pourquoi avez-vous choisi de faire un "happy end" ? C'est trop facile. Etait-ce une demande de votre éditeur ?
Non, mon éditeur ne me donne jamais d'instructions pour mes livres. Certains se finissent très bien, d'autres sont tristes. Je ne crois pas que la fin de "Sans un mot" soit heureuse. Mais attendez l'année prochaine avec "Long lost" et vous tomberez des nues !
Lapin : Est-ce que le succès a changé votre façon d'écrire ?
Non, j'écris toujours de la même manière. Ce qui change ce sont les rendez-vous avec les journalistes et les tournées de promotion des livres. Mais l'écriture et ma vie quotidienne n'ont pas changé.
Nono : Où vos livres ont-ils le plus de lecteurs dans le monde ? Où êtes-vous le plus lus ?
Mes livres sont traduits en 38 langues. Je pense que je suis surtout populaire aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Pologne et en Scandinavie.
Babyface : Pourriez-vous écrire un jour quelque chose de complètement différent ?
Je ne sais jamais à l'avance ce que je vais écrire. J'écrire toujours ce que j'ai envie. Dans le cas de "Sans un mot", c'est l'histoire d'une famille, histoire qui s'avère être un thriller. Pour "Ne le dis à personne", c'est une histoire d'amour... qui s'avère aussi être un thriller. Donc j'écris ce que j'aime en espérant que ça vous plaira aussi.
Three : Quel est votre secret pour écrire et publier de façon aussi régulière ?
Il n'y a pas de secret. Je m'assois et j'écris. C'est mon boulot. Certains sont plombiers, avocats ou docteurs, moi mon boulot, c'est écrivain.
Miron : D'où venez-vous ?
Je suis du New Jersey, j'y ai vécu toute ma vie.
Netime : Quel est votre quotidien ?
Plutôt typique. J'ai quatre enfants. Je leur prépare le petit déjeuner le matin, je les amène à l'école... A peu près comme tout le monde. Je suis entraîneur de l'équipe de mon fils... ça n'a rien d'extraordinaire.
1fruitparjour : Comment écrivez-vous ?
Avec un stylo et du papier, un ordinateur... Je fais les deux. Habituellement, j'écris environ 10 pages sur le papier puis je les recopie sur mon ordinateur. De cette façon, mon premier jet est en fait déjà le second.
Nadine : qui est votre premier lecteur ?
Jusqu'à présent, c'était ma femme. Mais pour le dernier, c'est ma fille, qui a presque 15 ans.
Momo92 : Vous faites quoi quand vous n'écrivez ?
Soit je passe du temps avec ma famille, soit j'écris. Je n'ai pas beaucoup de hobby car l'écriture est une cruelle maîtresse. Quand je n'écris pas, il y a toujours une voix dans ma tête qui me dit que je devrais être en train d'écrire.
Tronchedecake : Quel est le dernier livre que vous ayez lu ? Le dernier film que vous ayez vu ?
Le dernier livre est Spoiled de Caitlin Macy et j'ai vu "Doubt" dans l'avion pour l'Europe.
Ella : Pourriez-vous vivre sans écrire ?
Je pourrais certainement mais je ne sais pas ce que je ferais de mes jours. C'est la seule chose pour laquelle je suis bon.
Panam : Est-ce que vous connaissez un peu la France ? Est-ce que vous avez le temps de visiter? Je visite seulement quand je suis en promo pour un livre. Mais mes éditeurs remplissent bien mes journées et je n'ai quasiment pas de temps libre. Hier, j'ai vu un petit bout de Lille, le temps d'une balade, et le jour d'avant un petit bout de Nantes. J'aimerais avoir le temps d'en voir plus...
From : Qu'aimez vous qu'on dise de vos livres ?
Tant que lecteur est heureux, je suis heureux. J'entends parfois des échos flatteurs et ça compte beaucoup pour moi.
Slim : Est-ce que vous pouvez m'en dire plus sur le prochain livre qui sort aux Etats-Unis ?
"Long lost" amène Myron et Win à élucider un crime à Paris. Ils y découvrent un secret dévastateur avec des ramifications globales. L'ancien amour de Myron, Therese Collins fait aussi son retour.
Mit : Myron et jessica, c'est fini ? Impossible....
Je ne sais pas ! Je ne sais jamais à l'avance ce qui va se passer dans la vie personnelle de Myron avant que je ne commence à écrire. Vous pourriez être surpris quand vous lirez "Darkest fear" en septembre et "Long lost" en mars prochain.
Lili: Est-ce que la lecture des faits divers dans la presse vous inspire ?
Pratiquement jamais. La plupart du temps, ça vient de mon imagination.
Sea : Que pensez-vous des débuts d'Obama ?
Je suis très content de lui jusqu'à présent. Je suis un grand supporter.
Cleo : Une chose que vous aimez, une chose que vous détestez des Etats-Unis?
J'aime à peu près tout dans mon pays. Mais il y a deux choses que je n'aime pas : George Bush et Sarah Palin !
Slim: La crise vous inquiète-t-elle ?
Comme tout le monde. Le monde change et j'espère que tout ira bien.
Doudou : Que faites-vous de l'argent que vous gagnez ?
Pas grand chose. Avec ma femme, nous ne sommes pas très dépensiers. Nous sommes très conservateurs pour ça. Nous avons créé une fondation caritative et nous espérons en faire plus.
Emile : Merci pour vos livres... J'aimerais écrire moi aussi. Des conseils ?
Ecrivez ! Ne prenez pas de cours et ne lisez pas de livres à ce sujet. Ecrivez tout simplement et essayez de faire en sorte que chaque page compte. Le meilleur conseil vient d'Elmore Leonard qui dit "J'essaie de couper tous les paragraphes que les lecteurs sautent".
Sarkozette : Ecrivez-vous déjà un autre bouquin ? Il parlera de quoi ?
Je commence tout juste donc je ne peux encore rien en dire.
Laetitia : Bonjour Harlan, je suis fan depuis le premier livre que j'ai lu de vous ! J'adore vos personnages (Myron, Win) et aussi les autres... Qu'est ce qui vous a donné envie d'écrire et ou trouvez vous vos idées ?
Quand j'étais à l'université, j'ai passé des étés sur la Costa del Sol à travailler comme guide touristique. Je voulais écrire un livre à propos de cette expérience. Le livre était nul, mais il m'a fait comprendre que je voulais écrire des romans. C'est comme ça que tout a commencé.
Slumbdog : Serez-vous au Salon du livre tout le week-end ? Quand puis-je vous rencontrer ?
Je serais là-bas de 14h à 14h30 au stand SNCF, puis de 15H à 17h au stand Belfond et de 17h30 à 18h30 au stand France Loisir.
Je voudrais remercier tous ceux qui ont assisté à ce chat, qui lisent mes livres et j'espère en rencontrer certains d'entre vous en personne. Je vous remercie pour votre soutien. Et je vous promets d'essayer de vous tenir éveillés la nuit. Au revoir !
"Sans un mot", Harlan Coben, Ed. Belfond, 410 p ; 21, 50€
"Sans un mot" existe aussi en audioguide, lu par François d'Aubogny, 25€






















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