Une seconde franchise pour Tom Cruise ? Star de Mission Impossible depuis 1996, l’acteur pourrait avoir trouvé un nouveau justicier en séries (et une nouvelle poule aux œufs d’or) avec Jack Reacher, adaptation des romans à succès de Lee Child. Pour sa première enquête cinématographique, le héros solitaire, ex-flic de la police militaire, traque un tueur coupable d’avoir dézingué cinq personnes sans lien apparent entre elles. Scénarisées et réalisées par Christopher McQuarrie, auteur de Usual Suspects, ces aventures promettaient twists tordus, mystères et manipulations en rafale mais s’avèrent finalement assez simplistes, au risque d'abuser des clichés du genre. La preuve par trois.

Les incontournables scénaristiques
Tout thriller a son lot d’indispensables et Jack Reacher ne déroge pas à la règle. Au menu des scènes d’action : une course poursuite spectaculaire, un corps à corps viril, des flingues et l’ultime règlement de compte sur un chantier, sous une pluie torrentielle. Quant à l’enquête, elle est bien évidemment liée au mystérieux passé de Jack Reacher, appelé en personne par le tueur sur les lieux du crime.

Le justicier solitaire
Malin comme un singe, un tantinet bourrin, prêt à enfreindre la loi et ne laissant aucune trace de son passage, Jack Reacher est un savant mélange entre Jason Bourne, Le Mentaliste, John McLane et Dirty Harry. Avec, évidemment, une petite touche de second degré pour estomper son caractère arrogant, et un corps en béton armé pour faire fantasmer la spectatrice ! Un écrin idéal pour flatter l’ego quinquagénaire de Tom Cruise.

Les seconds rôles archétypaux
Retour dans les seventies ! Jack Reacher nous ressert tous les personnages type du thriller à l’ancienne. Du côté des gentils : une jeune avocate blonde, idéaliste et sensible aux pectoraux du héros (Rosamund Pike) et un ex-Marine octogénaire, aussi bourru que courageux, évidemment campé par un acteur culte vieillissant (Robert Duvall). Côté bad guys, Jack Reacher ressort le vilain old school avec accent de l’Est, œil de verre et penchant cannibale à la clé. Le tout servi par un Werner Herzog en totale roue libre.

En conclusion
Malgré sa facture classique et sa galerie stéréotypée, ce petit plaisir coupable est aussi ludique qu’efficace.