Depuis la rentrée vous animez le Journal inattendu sur RTL. Comment ça se passe ?
Ça se passe très bien. La formule plaît aux auditeurs, à l’équipe et aux invités rédacteurs en chef d’un jour. On est très contents de faire de l’information et on s’amuse à mieux connaître notre invité et à le titiller un peu. 

La radio, c’est un retour à vos premiers amours...
C’est vrai, j’ai fait plus de dix ans de radio avant d’arriver à la télévision. Ça reste mon média de cœur. Le métier est le même. Ce qui change, c’est le rapport qu’on entretient avec les gens.  C’est vrai que la première fois que j’ai présenté un journal sur France Info, on n’a pas dit le premier présentateur de radio noir.

Votre arrivée au JT de TF1 avait fait couler beaucoup d’encre. Quel regard portez-vous sur cela aujourd’hui ?
Ce débat là ne m’a jamais dérangé. Je l’assume et je pense qu’il a été utile. Au final il a montré que ça ne dérangeait pas les Français d’avoir un présentateur de JT noir du moment qu’il faisait bien le boulot. 

La diversité a-t-elle progressé dans les médias ?
Je pense que cette problématique a été bien intégrée. Elle doit rester à l’ordre du jour et s’élargir à tous les pans de l’économie.

Le tournage du deuxième volet de Harry Roselmack en immersion, sur TF1, a fait polémique. On vous a accusé d’avoir enlevé un mouton d'un site d'abattage légal...
Je ne vais pas m’expliquer sur des allégations qui sont fausses. La démarche de ces émissions est de briser les stéréotypes que l’on a sur différents sujets. Là, on s’est attaqué au fondamentalisme musulman. La réponse à tout ce qui a été écrit à l’époque sera dans le film.

Eric Zemmour a rejoint RTL. Ses prises de position ambigues vous
choquent-elles?
Chacun a son parcours et fait en fonction des armes qu’il a. Je pense qu’Eric Zemmour a adopté une posture et je ne suis pas certain qu’il soit sincère avec lui-même dans tout ce qu’il dit. Il joue son rôle. Moi je préfère la sincérité.