On n'avait plus entendu parler de Franck Leboeuf depuis son passage sur M6 pendant l'Euro 2008. Cette semaine, il effectue un fracassant retour au premier plan puisqu'il figure à la fois au casting de Koh Lanta et à celui de la pièce "L'intrus", au Théâtre du Temple. Pour Metrofrance.com, il revient sur ces deux expériences, et parle même encore de football.
Pourquoi avez-vous accepté de participer à Koh Lanta ?
J'avais envie de retrouver les bases de la vie. Pas de téléphone, pas de télévision, le fait de devoir se débrouiller pour se nourrir. Je trouvais ça intéressant.
N'aviez-vous pas envie de retrouver l'adrénaline propre à la compétition de haut niveau ?
Il n'y a pas 80 000 personnes pour nous regarder ! C'est vrai qu'il y a des téléspectateurs mais on ne sent pas leur présence. La recherche de cette adrénaline, ce n'était pas vraiment le but. Et puis j'ai fait du direct à la télé, je sais ce que c'est. Je ne cherche pas à retrouver ce que j'ai déjà eu dans ma vie, bien au contraire. Tout ça fait partie du passé.
N'avez-vous pas eu certaines réticences ?
Absolument aucune. Je connaissais l'émission. Je savais qu'on y souffre énormément. C'est pas Secret Story, quoi ! On attend de nous qu'on fasse beaucoup d'efforts et j'étais prêt à les faire.
On ne vous avait pas vu jusque-là dans les émissions de télé-réalité, au contraire d'autres anciens sportifs. C'est parce qu'on ne vous avait pas sollicité ?
On m'a sollicité mais ça ne m'intéressait pas. Je vis à Los Angeles et je n'avais pas envie de me déplacer pour une grosse merde. Koh Lanta, j'ai tout de suite trouvé ça intéressant. C'est inspiré de Survivor, une émission que j'aime bien.
Le fait d'être sportif justement, est-ce que ça aide vraiment ?
Ben non, on ne joue pas au foot, hein. On ne fait pas non plus de boxe ou de judo, pour deux autres des candidats. C'est vrai que quelque part, ça nous aide parce que ça nous a donné un mental. Et puis on est resté un peu en forme. Personnellement, j'ai arrêté le football il y a quatre ans et demi et je continue de m'entretenir. Mais par rapport à des jeunes qui ont 25-26 ans, c'est quand même difficile. Certains avaient déjà participé au jeu et le connaissaient mieux que nous. Au final, être sportif a plus été un désavantage qu'autre chose.
Est-ce que ça a été plus difficile que ce que vous aviez imaginé ?
Non, c'était conforme à ce que j'attendais. C'était très dur physiquement. Et puis les conditions climatiques s'en sont mêlées. Il faisait très froid, avec beaucoup de vent. Tout ce qu'il fallait, quoi ! Ce qui m'a le plus dérangé en fait, c'est la présence oppressante des cameramen, avec leur énormes machines à l'épaule. Je pense que mettre des caméras cachées aurait été plus judicieux. On aurait aimé pouvoir les oublier.
N'avez-vous pas peur que ça puisse nuire à votre image ?
Non, je ne vois pas pourquoi. Au contraire, c'est dans ce type d'émissions que l'on voit les gens tels qu'ils sont vraiment. Il y a un esprit humain (sic) intéressant dans cette émission. Dans la vie, on aime bien se créer une image. Dans le foot, on est très fort pour ça d'ailleurs. Mais il n'y a pas mieux que vivre au jour le jour avec quelqu'un, pour montrer ce qu'on est.
Etes-vous friand de ce type d'émissions ?
Je n'ai jamais regardé une saison entière de Koh Lanta, par exemple. J'ai un peu suivi Survivor aux Etats-Unis mais sans plus. Quand j'ai le temps de me mettre devant la télé, je regarde surtout des documentaires. Cette mode de la télé-réalité est d'ailleurs en train de retomber. Personnellement, j'ai vraiment hâte que ça s'arrête et qu'on en parle plus.
Peut-on s'attendre à ce que vous soyez le nouveau Moundir ?
(rires) Je me demande si ce n'est pas une insulte ! Je vois vaguement qui c'est, je suis tombé sur son émission hier soir (Moundir, l'aventurier de l'amour, ndlr), voilà quoi ! On ne peut pas comparer. Il a fait quoi dans sa vie, Moundir ?
A partir du 23 mars, vous serez à l'affiche de "L'intrus, ou l'histoire de deux mecs qui en ont..." au Théâtre du Temple, pour vos premiers pas sur les planches. Pouvez-vous nous parler de cette pièce, et plus particulièrement de votre personnage, Luc Gerbier ?
On a fait la première mardi dernier, tout se passe bien. C'est l'histoire de Luc Gerbier, qui vient du ghetto et qui essaie de s'en sortir. Il essaie de braquer une banque et ça ne se passe pas bien. Ses deux copains finissent à l'hosto et lui tue un flic. Il prend la fuite et trouve refuge dans une bergerie, où il rencontre un écrivain célèbre qui a l'intention de mettre fin à ses jours. Et Luc Gerbier, lui, n'en a rien à foutre. Donc "L'intrus", c'est surtout l'histoire de cette rencontre. C'est une pièce qui a beaucoup, beaucoup d'énergie.
Vous avez suivi des cours de comédie pendant deux ans au prestigieux Lee Strasberg Institute. Est-ce le début d'une nouvelle carrière ?
Oui, même si elle a déjà commencé, puisque j'ai joué dans trois films aux Etats-Unis. Bon, c'est sûr qu'ils ne vont pas marquer l'histoire du septième art… Le théâtre, ça me plaît énormément aussi. Je me considère autant comme un acteur que comme un comédien. Le problème, pour faire carrière, c'est qu'il faut des offres. (rires)
Il paraît que vous essayez également de produire un film. Pouvez-vous nous en parler ?
C'est vrai, je suis aussi producteur aux Etats-Unis. Là, je suis sur un gros projet avec un des producteurs du Seigneur des anneaux, pour un film que j'ai moi-même écrit. On est en train de démarcher des investisseurs et de chercher des bons studios. Je ne peux pas en parler parce que le film est en cours d'écriture, et qu'on cherche toujours des fonds. Je dois garder le secret, surtout que le scenario change tous les jours ! Tout ce que je peux dire, c'est que c'est un film futuriste sur une nouvelle fédération et un nouveau sport, fictifs. C'est une sorte de mélange de Roller Blade et de Mad Max, au moins au niveau de l'esprit. Ce sera un film très fort en termes d'images, très visuel.
On vous sent très loin du milieu du football, depuis votre passage sur M6 pendant l'Euro 2008... C'est vraiment de l'histoire ancienne ?
On ne peut pas dire que j'ai tiré un trait complet. Le foot, c'est une grande partie de ma vie. Quand je suis chez moi et qu'il y a un match, je le regarde. Mais en revanche, je n'y joue plus depuis 10 mois. C'est une page de tournée. J'ai passé de super moments mais j'avais envie de passer à autre chose. Et là, je reviens à mes premières amours. Le foot, je préfère laisser ça à d'autres.
Alors vous ne faites même plus partie du FC Hollywood ?
Non ! Ca fait deux ans que j'ai arrêté. Il y avait toujours un mec pour venir m'emmerder parce qu'il pensait que j'étais dans la même forme qu'en 98, et qui me mettait un coup de pied au mollet. Alors maintenant, je me contente de faire de la muscu, et c'est bien comme ça.
Vous ne serez donc pas candidat à la succession de Raymond Domenech cet été ?
(rires) Non non ! Il y en a deux autres, de ma génération, qui seront très très compétents (Laurent Blanc et Didier Deschamps, ndlr). Ils sont faits pour être de très bons sélectionneurs. Après, je n'ai pas de préférence, je crois qu'ils sont aussi bons l'un que l'autre. Il est normal que le poste de sélectionneur revienne maintenant à la génération de 1998. C'est un juste retour des choses.


































