Après avoir hésité, vous avez finalement choisi de signer pour une huitième saison de "La Revue de presque" sur Europe 1. Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?
Europe 1, c’est un peu mon cœur de métier au départ. Je m’y sens bien et, surtout, j’ai encore l’envie. C’est quand même un marathon au quotidien. Si on n’a plus de désir, il y a peu de chances de faire rire les auditeurs. Et puis je me suis aussi dit que l’année prochaine risquait d’être forte en actualité avec la nouvelle équipe présidentielle. François Hollande va être un personnage drôle et inspirant.
Vous rempilez aussi sur TF1 avec "Après le 20 heures c’est Canteloup". Travaillez-vous avec les mêmes auteurs à la radio ?
Oui, c’est la même équipe. Il y a Philippe Caverivière, Laurent Vassilian, et un petit nouveau pour Europe 1, Arnaud Demanche, un des auteurs de la cérémonie satirique des Gérard. Nous sommes une petite équipe artisanale. Et nous faisons du sur-mesure pour TF1 et pour Europe 1.
Quelle sont les principales diférence entre la radio et la télé ?
Ce n’est pas le même public. A la télévision, l’audience est multipliée par cinq. Sur TF1, on s’adresse à un plus grand public. Aujourd’hui, les enfants viennent me voir dans la rue.
Avez-vous autant de liberté sur TF1 qu’à Europe 1 ?
J’ai toute la liberté que je veux. C’est juste qu’on fait différemment quand on sait qu’il y a des enfants qui nous regardent. Il faut rester grand public. On n’utilise pas les mêmes mots, et il faut avoir un regard plus général. Mais sans jamais tomber dans la tiédeur. Moi j’ai envie de faire rire le plus grand nombre, pas de créer de malaise. Je ne suis pas un kamikaze.
Quelles sont les limites que vous vous fixez ?
Nous essayons de faire des choses drôles et qui vont loin, tout en restant acceptables. C’est un exercice quotidien de funambule. A la radio comme à la télé, on s’impose chez les gens. On ne peut pas faire tout et n’importe quoi. Je me sens aussi investi d’une petite responsabilité envers les personnes qui m’offrent une vitrine en direct. C’est une question de confiance.
Ecoutez-vous Laurent Gerra, votre principal concurrent ?
Je l’écoute une fois par mois pour savoir où il en est. C’est toujours bien de voir quelle voix il a sortie, ne serait-ce que pour ne pas faire pareil. La seule chose que je m’interdis, c’est d’aller sur des voix où il est extrêmement fort. Nous avons chacun nos tubes.





































