Il paraît que vous avez eu quelques bosses sur le tournage ?
Dans une scène du film, le bateau qu’on faisait semblant de piloter avec Mélanie Doutey a continué sa route. Et paf, on s’est pris un arbre. On aurait pu tomber dans l’eau, mais Mélanie m’est tombée dessus, elle s’est fait un bleu et je me suis cassé une côte… Ça nous a un peu choqués sur le moment, mais ça fait de bons souvenirs !
Frédéric Berthet, le réalisateur, c’est une vieille connaissance ?
On s’est croisés en différents endroits, il bosse avec Canal+, et quand il m’a parlé de ce projet, j’étais content qu’il m’y associe. J’aime bien Frédéric, c’est un type sympathique qui a de bonnes qualités de mise en scène, qui sait bien filmer l’action, l’aventure, ça collait bien pour l’histoire.
Vous devez avoir beaucoup de propositions de comédies…
Oui, quelques-unes quand même…
… alors, comment celle-ci a fait la différence ?
Eh bien, on m’avait jamais proposé de jouer quelqu’un qui ne part de rien et qui va finalement vivre quelque chose d’extraordinaire, jusqu’à se retrouver menotté à Mélanie Doutey, au milieu des alligators, dans les Everglades… On ne m’avait jamais proposé une aventure pareille, d’avoir un peu de séduction, d’être un peu sexy ! (Rires) C’est vrai, c’est nouveau d’avoir un potentiel charme, jusqu’à présent on n’allait pas trop chercher ça en moi, j’étais content… Ça, et puis l’idée de tourner aux Etats-Unis… On ne me propose pas souvent des comédies d’aventure, faut pas les laisser passer, faut les faire ! On a tourné en novembre, climat très agréable, juste après les cyclones, donc sympa…
Est-ce que la vie de voleur de tableaux vous aurait plu ?
Non, j’aurais trop peur. Je fais parfois des cauchemars dans lesquels je suis hors-la-loi, et c’est horrible. Je fais une grosse connerie, je suis poursuivi par la police, c’est une sensation très étrange à vivre, donc non, ça ne m’intéresse pas du tout !
Le rôle du brave type à qui il arrive des tuiles, vous allez le reprendre ?
Quelque part, oui, dans le film que je vais réaliser, Monsieur Papa. Sinon, je jouerai un personnage très différent dans L’Italien, d’Olivier Barroux, qui sortira en septembre 2010. C’est un problème sur l’identité, sur un type qui ne s’accepte pas comme étranger, qui veut s’inventer une autre vie pour réussir… ça n’a rien a voir. Et dans le film de Daniel Auteuil, La fille du puisatier.
Monsieur Papa, ça aura un rapport avec le film du même nom de 1977 ?
Non, ça n’a rien à voir, c’est juste le même titre, un pur hasard. Je ne m’en souviens même pas, de ce film avec Claude Brasseur et Nathalie Baye. Quand j’ai décidé de réaliser ce film, c’est le titre qui m’est venu tout de suite, je n’ai appris qu’après qu’il avait déjà été pris. J’ai demandé l’autorisation de l’utiliser, on me l’a accordée.
C’est l’histoire précise qui vous a donné envie de réaliser ?
C’est une envie qui est venue d’un coup grâce au sujet du film, je voyais des images dans ma tête, et je ne voyais personne d’autre le raconter que moi. C’est une belle histoire de la vie, qui pourrait arriver, un peu bouleversante, un peu poignante, comme ce que j’aime au cinéma. Alors je me suis dit que j’allais le faire, que j’allais m’entourer d’une bonne équipe. Ça s’est imposé à moi, mais c’est un boulot de dingo, là je suis en préparation, demain je suis toute la journée dessus, c’est déjà l’enfer ! Il faut tout prévoir, le moindre bout de moquette…
Et en plus vous jouez dedans. Vous allez vous engueuler vous-même si vous ne jouez pas comme vous le voulez ?
(Rires.) Pour l’instant je ne me vois pas en train de le jouer, seulement en train de le réaliser ! Au départ je devais simplement jouer. Maintenant je fais tout. Va falloir que je mette la case acteur dedans, mais ça va venir. Je n’ai pas lu le scénario, j’attends de rencontrer des acteurs qui me donnent envie de jouer, j’ai déjà la chance d’avoir Michèle Laroque, Vincent Perez… et un petit garçon de douze ans, que je vous présenterai un jour…
Vous voir en vrai, sur les planches, c’est possible ?
Oui, je jouerai dans une comédie musicale en septembre prochain, au Théâtre de Paris ! C’est une adaptation française de la pièce Shop around the corner, qui s’appelle Rendez-vous en français, de Lubitsch. Je viens de le signer, je joue, je chante, danser je ne suis pas sûr… ça se passe dans les années 40, on sera en costard, très chic, très luxueux je pense. C’est un gros succès aux Etats-Unis, j’espère que le metteur en scène, Jean-Luc Revol, qui a fait Le Cabaret des hommes perdus, va bien l’adapter.
Vous rependrez les cours de chant de Faubourg 36 ?
Oui, on a déjà vu les lignes de chant, les tonalités… Ma tessiture ? Je suis baryton quelque chose ! Ni trop haut ni trop bas, mais je suis dans la bonne tonalité des chansons, c’est déjà ça.




































