Mis à jour 27-11-2009 09:52
50 Cent: "Je ne suis pas un rappeur parfait"
Le rappeur est venu rendre visite à Metro. Rédacteur en chef d'un jour, il a également présenté son nouvel album.

50 Cent
Photo : Nicolas Richoffer / Metro
Ton nouvel album "Before I Self Destruct" peut-il être présenté comme un album concept?
C’est un disque très réfléchi, oui. J’ai voulu créer une sorte de préquel (une suite inversée, un peu comme la seconde trilogie de Star Wars, ndlr) à "Get Rich and Die Tryin’", mon premier album, qui racontait mon ascension vers la célébrité. Je me suis rappelé de certaines expériences, de certaines personnes comme dans la chanson "Stretch" dans laquelle je parle d’un maquereau qui m’avait accepté dans son entourage parce que j’étais costaud et qu’il se sentait protégé avec moi ! De façon plus générale, je n’ai pas cherché à réaliser le disque parfait. J’y ai glissé quelques petites imperfections pour que mon public n’ait pas l’impression que je sois devenu un mec intouchable.
Dès qu’ils gagnent beaucoup d’argent, les rappeurs ont tendance à se présenter comme des super héros. Tu te veux loin de tout ça ?
Le fric, les grosses voitures, les jolies filles, c’est le but recherché par la plupart, bien sûr. Mais moi ce qui m’intéresse dans le rap, c’est le combat qu’il faut livrer pour y parvenir. C’est ça que j’ai envie de raconter.
A voir aussi : La vidéo de sa visite
Tu penses que le gangsta rap a atteint ses limites ?
Si tu regardes les chiffres de ventes, les rappeurs les plus hardcore n’ont jamais obtenu de véritable succès commercial. Si j’ai réussi à vendre autant de disques, c’est parce que mon rap est plus équilibré. J’ai un côté agressif, réaliste mais j’écris aussi des tubes.
Pour toi le rap reste un langage universel ?
Je pense qu’il se porte bien. Pour mon album précédent, "Curtis", j’ai tourné en Croatie, au Kosovo, au Pérou, en Inde, au Chili, au Brésil, au Venezuela… A chaque fois j’y ai rencontré des artistes hip-hop, des stars locales qui s’affirment aussi bien musicalement que dans leur look.
Peux-tu nous parler de ta carrière cinématographique ?
J’ai déjà tourné dans neuf films au total. J’ai commencé avec "Get Rich or Die Tryin’", qui était très autobiographique, une expérience qui m’a beaucoup appris. Depuis j’ai tourné avec De Niro, Pacino dans "La loi et l’ordre" et aussi dans "13", le remake d’un film français avec Mickey Rourke et Jason Statham. Et surtout j’ai réalisé mon premier film, "Before I self destruct", qui accompagne l’album.
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1975. Naissance dans le quartier du Queens, à New York. 1983. Alors qu’il n’a que 8 ans, sa mère décède dans un incendie, après avoir été droguée. 1994. Il est arrêté pour avoir aidé à vendre quatre ampoules de cocaïne à un officier de police en civil. 2000. Il reçoit neuf balles dans le corps devant la maison de ses grands-parents. 2003. "Get Rich or Die Tryin' " se vend à 12 millions d’exemplaires, un record pour un premier album. |






