L'inacceptable affaire Besancenot.
On apprend à la fois que la vidéo surveillance s’avère un fiasco complet en Grande-Bretagne et que Olivier Besancenot a été espionné durant des mois.
Cette affaire est intéressante. L’officine privée a mis la main sur les comptes bancaires du leader d’extrême-gauche ainsi que sur d’autres informations présentes uniquement dans les fichiers de l’Etat.
Nous en déduisons que l’officine en question a usé de la " tricoche ", terme d’argot décrivant la revente - ou l’échange - d’informations contenues dans les fichiers de l’Etat par des fonctionnaires en faveur d’une société privée. Parfaitement illégal, il va sans dire.
Les fichiers constitués sur le dos des citoyens ne sont donc pas étanches. D’autres peuvent y accéder qui n’ont pas les obligations, voire les scrupules, d’un fonctionnaire placé sous la tutelle d’un pouvoir élu démocratiquement.
Pour en revenir à la Grande-Bretagne, la vidéo surveillance aurait permis de suivre les faits et gestes d’Olivier Besancenot. Les bandes du film auraient été remises à cette mystérieuse officine puis au commanditaire. Que de temps gagné !
On peut se demander si les caméras de surveillance ont vraiment pour seul objet d’attraper les voleurs… surtout quand elles n’y parviennent pas. Auraient-elles des utilités moins avouables comme la surveillance illégale de leaders d’opinion ou de V.I.P. ? Après tout François Mitterrand avait placé Carole Bouquet sur écoute. Gageons qu’il aurait préféré avoir les images.
