Presse en danger. Internements psychiatriques.
Les FARC ne sont pas des gens très fins. Ils enlèvent leurs otages, armes à la main, et vont parcourant la jungle hostile, dormant à la belle étoile, jamais en repos.
Les Etats totalitaires ont trouvé un moyen plus avancé pour se défaire de l’opposition. Ils internent leurs opposants. Citons parmi les plus connus en Russie : Roman Nicolaïtchik, un opposant politique, juriste de formation, accusé d’une tentative de meurtre ; Andreï Novikov, journaliste interné de force le 14 février dernier en raison de ses convictions ; Artem Bassyrov, membre du mouvement d’opposition Autre Russie.
Aujourd’hui, Reporter Sans Frontières nous apprend que Sazak Durdymouradov, collaborateur de radio free Europe, a été interné de force en Russie. Victime de torture et d’électrochocs, ses bourreaux ont exigé qu’il renonce à son engagement en faveur de radio Free Europe. Il a finalement été relâché. Mais dans quel état.
La psychiatrie d’Etat est une barbarie sans nom. Mais quel bénéfice pour le régime ! Pas de procès. Des actes de torture cautionnés par une pseudo médecine : électrochocs, gavage chimique, isolement, coups, etc. Qui peut résister à ce traitement sans renier ses convictions ? Qui peut rester sain d’esprit ?
Vraiment, les FARC ont une guerre de retard. Si Ingrid Betancourd avait été internée sur la foi d’une simple expertise psychiatrique. Si elle avait été jetée dans une cellule et électrochoquée plusieurs fois par jour, son sort aurait été scellé sans que la communauté internationale ne puisse lever le petit doigt caution médicale oblige.
Il y a des Ingrid Betancourt enfermés dans tous les hôpitaux psychiatriques des fausses démocraties. Beaucoup sont des journalistes. Il faut également les libérer.
