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Du jazz... et de la bière bio



Pour profiter du long week-end de Pâques à Paris, c'était soirée jazz samedi. En parfaite profane, mais amatrice, j'ai découvert la guitare poétique de Boulou Ferré et la touche incisive de son frère et collègue guitariste Elios… la trompette généreuse de Stéphane Belmondo et le saxo magique de son frère Lionel. C'était "Brothers to Brothers", au Duc des Lombards. Assise au premier rang, j'ai savouré le privilège d'être à quelques mètres de ces musiciens extraordinaires… ainsi que de la bière bio !

C'est vrai qu'un club de jazz parisien n'est pas forcément le premier endroit où l'on s'attend à déguster des produits bio. Eh bien, haro aux idées conçues ! Je suis heureuse de porter la preuve que quand on dit que vivre écolo ce n'est que du plaisir, ce n'est pas du pipeau ! C'est plutôt du saxo !

Sur la carte du Duc des Lombards, on remarque tout de suite une bière artisanale et bio "La loirette" (Loire) au prix raisonnable de 4 euros la demie. Puis des sirops bio Menerau au citron, à la grenadine, à la menthe et à la fraise… 3 euros le verre. Mais ce n'est pas tout. Il y aussi une sélection de thés et de tisanes bio tout à fait intéressante.

J'étais ravie, mais je n'avais pas non plus l'intention de passer ma soirée au sirop et à la tisane… et comme nous avions décidé de nous gâter jusqu'au bout, on avait prévu de manger sur place (je reviendrai dessus). Notre choix a alors porté sur une bouteille de vin ("Je goûterai la bière après", me suis-je dite).

Alors on choisit un Château Beaubois, Costières de Nîmes 2006 (le moins cher de la carte – 27 euros). D'abord, il est très bon – parole de profane, mais amatrice ! Deuxième constat, il est fait à base de raisin issu de l'agriculture raisonnée selon la charte "Terra Vitis". D'accord, ce n'est pas du bio, mais cette charte prévoit notamment que l'utilisation de pesticides ne soit autorisée que lorsque l'observation le justifie et que la diversité de la faune de l'écosystème viticole soit protégée.

Comme promis, je ne pouvais pas partir sans goûter à La loirette. Alors j'en ai commandé une avant la Jam session qui s'enchaîne après les concerts (de minuit à 4 heures tous les vendredis et samedis, animé par Rémi Vignolo, entrée libre). Au couleur de jus de pommes brut, trouble et avec peu de mousse, La loirette ne déçoit pas : légèrement amère à la première gorgée, puis fruité… avec un goût qui rappelle l'abricot séchée, elle a la côte à juger des commandes qui arrivent sur les tables autour de nous.

Pour finir, je reviens un instant sur le dîner, seul bémol de la soirée. Mon ami a mangé un risotto au gambas (14 euros) qui avait l'aspect (et le goût) d'un riz au lait. Moi, je voulais un Parmentier de canard, mais il y en avait plus. Je me suis donc résolue à commander le mitonné de joues de bœuf aux champignons et aux gnocchi. Seulement qu'il n'y avait pas de gnocchi, mais des penne ultra cuites, sans sel ni sauce. Une aberration pour une italienne, surtout que c'était pour éviter les penne que j'avais choisi le bœuf ! Bref, peut mieux faire. Mais après-tout, ce n'est pas non plus pour la cuisine qu'on passe une soirée au Duc des Lombards.


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