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  • Une vie d'écolo

    Nadia Loddo livre ses trucs et astuces pour une écologie urbaine au quotidien.

    « septembre 2008 | Page d'accueil | novembre 2008 »

    octobre 2008 Page d'accueil

    9 octobre 2008

    Un cadeau de mariage vert

    J’aime bien faire des cadeaux. J’adore choisir des choses pas ordinaires, qu’on n’achète pas pour soi… ça m’excite de composer, de contempler, d’emballer. J’attends avec impatience le moment d’offrir. Je pense que l’émotion dont je charge des choses, parfois banales, n’est jamais vraiment perçue par celui qui reçoit. C’est normal, mais moi je continue de me faire plaisir !

    Je suis allée à un mariage le week-end dernier. C’étais des amis de Barcelone, qui aiment le design et les couleurs vives. C’est un truc de Barcelone d’ailleurs, non ?
    J’avais décidé depuis longtemps que leur cadeau, ça aurait été des objets Ekobo. Je tiens à ce que le cadeau ait un sens. Pas un sens quelconque. Un sens pour la planète.

    Ekobo produit des objets en bambou laqué. Ce sont essentiellement des saladiers, des bols et des plats qui ont fait connaître cette boîte française qui revendique le logo de «ecology & design». Non seulement ces objets sont beaux à craquer, ils respectent les principes du développement durable.

    Travaillant avec le Vietnam, Ekobo met en valeur un savoir faire ancestral qu’est le travail du bambou et son laquage (sur le site www.ekobo.org on peut d’ailleurs voir une vidéo fascinante sur comment ces objets sont fabriqués). Ceci se fait dans le respect des travailleurs et de l’environnement, par l’exploitation d’une ressource renouvelable (le bambou) et dans le souci d’améliorer l’impact écologique des processus de laquage (qui n’est pour l’heure pas fait avec des produits naturels).

    Comment j’ai appris tout ça ? Ben, dans leur magasin à Paris. Ekobo est en effet distribué par d’autres enseignes, mais tient aussi sa propre boutique. Et quel plaisir d’avoir un accueil humain, un sourire, des conseils sur comment composer la sélection de produits. Dans chaque étape, je sentais que ce que j’étais en train d’acheter n’étais pas qu’un bol ou un saladier. C’était un petit bout d’une belle histoire.

    Petite cerise sur le gâteau, j’ai reçu en cadeau une libellule en bambou, faite au Vietnam qui tient sur la pointe du doigt, comme si un vrai insecte s’y était posé. C’est le souvenir d’un après-midi de shopping pas comme les autres.

    Les mariés, ont-ils aimé ? Je dirai que oui. Il est toujours difficile de partager tout le bonheur et toute l’histoire que l’on connaît sur un objet offert… j’ai toujours le sentiment d’en faire trop ou de mettre la pression pour que la personne qui reçoit dise : « Il est magnifique ton cadeau ! »

    J’espère qu’ils iront voir le site Internet :-)

    Rédigé par Nadia Loddo le 9 octobre 2008 19:10 | Lien permanent | Commentaires (2)

    19 octobre 2008

    La robe qui fait du bien

    J’ai craqué pour une robe… à 124 euros !

    Ce week-end, je me suis rendue au salon Vivez Nature, à la Grande Halle de la Villette à Paris. Je vous avoue : les salons, ce n’est pas trop mon truc. Et pourtant, mon effort n’a pas été vain, car j’y ai trouvé mon bonheur !

    Comment résister devant les sirops d’herbes sauvages – romarin, thym, lavande - (6 euros la bouteille, 75 cl), les pâtes bio à l’encre de seiche de Sardaigne (2,60 les 500 gr.) – c’est chez moi en plus !-, l’huile de Jojoba qui finance l’association Robin des bois ?

    Mais surtout, j’ai trouvé la robe qui a fait mon bonheur. J’étais partie avec l’intention de chercher une robe écolo… je l’ai trouvée. Il y en avait pas mal en coton bio à des bons prix (autour de 50 euros), mais on ne raisonne pas un coup de cœur.

    Le trésor vient du stand Ethos (marque de vêtements en coton bio et équitable). Une petite robe en coton qui a la particularité d’être teint selon un procédé 100% écolo : « tous les ingrédients utilisés dans la procédure de coloration sont issus de fleurs, racines, branches et écorces… », explique l’étiquette.

    Une couleur magnifique, un imprimé original, une coupe parfaite : rien à reprocher. En plus, grâce au salon, j’ai pu bénéficier d’une remise de 20% sur la robe et la ceinture vendue à part. Il ne restait plus qu’à la porter.

    Ça a été un bonheur ! Je me suis sentie tellement bien dedans que j’ai commencé à croire à ce qu’indique l’étiquette : « certaines plantes ayurvédiques peuvent même vous apporter le bien-être de leurs propriétés restées intactes dans la fibre ». Super, non ?

    Espérons que ces vertus résistent au lavage ! :-D

    Le prix ? C’est plus cher que ma moyenne habituelle, mais la mode durable est aussi une mode n’est pas que bio ou équitable: elle est faite pour durer. Autrefois, on achetait moins, de meilleure qualité. Moi, je suis un peu à l’ancienne: je veux que mes vêtements durent d’une année à une autre.

    Et si ce n’était pas si ringard ?

    J’ai lu récemment qu’après le mouvement du slow-food, pour contrer le fast-food, les Italiens lancent le slow-wear : sortir de la course à la consommation par la fabrication de vêtements qui durent le plus longtemps possible. Le bon design ne passe jamais de mode !

    P.s. La robe, elle s’appelle Anémone… Ce n’est pas moi qui lui a donné ce nom, mais il me plaît bien. Je vais le garder…

    Rédigé par Nadia Loddo le 19 octobre 2008 19:12 | Lien permanent | Commentaires (1)

    23 octobre 2008

    Moins mais meilleur

    Il n’y a pas de doute, la crise économique fait peur. En même temps, cet électrochoc du système économique et financier mondial sera peut-être un jour rappelé dans les livres d’histoire comme un moment charnière au même titre que la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb ou le Congrès de Vienne. Car si tout est en crise, aujourd’hui, ce n’est pas un hasard : la société de consommation que nous avons bâtie après guerre n’est pas viable.

    Il suffit de penser à notre empreinte écologique, soit « la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d'absorption de déchets ». Un Européen a besoin de 5 ha pour maintenir son niveau de vie, un Américain du double. La conclusion n’a pas besoin de commentaire : si tous les habitants de la planète consommaient autant qu'un Européen, il faudrait l’équivalent de deux planètes supplémentaires pour satisfaire tout le monde. C’est la situation d’aujourd’hui… Et en 2050 lorsqu’on sera 9 milliards, comment fera-t-on ?

    Il faut se serrer la ceinture - il le faudrait de toute manière même si ce n’était pas la crise ! Alors regardons là d’un autre œil. La crise vient finalement au secours de la planète et de notre bien-être. Elle porte en elle, ses propres solutions et nous oblige à réfléchir avant d’acheter.

    Prenons pour une fois exemple sur nos voisins… Italiens. Ils ont plein de défauts, mais lorsqu’il s’agit de ‘dolce vita’, ce sont les maîtres. Or, après le mouvement du « slow food », voilà qu’ils créent le concept de « slow wear », la mode lente… ou la mode durable, si vous voulez.  Le principe : arrêtons la course au remplissage d’armoires, où les T-shirts sont tellement entassés qu’on n’arrive jamais au bout de la pile, et n’achetons que ce dont nous avons besoin. Misons sur la qualité, non plus la quantité.

    J’ai acheté la robe que je porte aujourd’hui en 2000. A l’époque, les 500 francs dépensés paraissaient une petite fortune sur mon budget d’étudiante. Et pourtant, l’investissement a été plus que rentable. Acheter moins mais bon revient finalement moins cher et peut alimenter une économie plus proche de l’artisanat, du made in Europe si ce n’est pas du made in France. Pas mal de délocalisations seraient évitées si on investissait dans nos propres fabricants. Et que de kilomètres de transport évités !

    La vie est aussi douce lorsqu’on applique le principe : « moins mais meilleur ». Ca fait du bien au moral, au porte-monnaie et, last but not least, à la planète.

    Rédigé par Nadia Loddo le 23 octobre 2008 15:50 | Lien permanent | Commentaires (3)

    27 octobre 2008

    A chacun sa part

    En réponse au commentaire laissé sous mon post précédent (Moins mais meilleur), voici quelque réflexions sur le partage des ressources de la planète.

    Je pense qu’une autre façon de produire et de consommer est possible. L'exemple de la viande parle de lui-même. Il faut donner à manger 10 kilos de céréales à un boeuf pour produire 1 kg de viande! La terre peut nourrir l'humanité, mais pas si le modèle occidental se généralise. Alors, changeons d'alimentation pour commencer : ça permettra de nourrir plus de monde, plus sainement et dans le respect de la planète... et peut-être, je l’espère, des animaux!

    Donc le principe est consommer moins et mieux, pour protéger la planète, notre porte-monnaie, et permettre à tous les terriens de manger à leur faim.

    Aider les pays pauvres à se développer - grâce à une agriculture locale nourricière et non seulement orientée vers la production de matières premières pour l’Occident et grâce à un commerce plus équitable et respectueux des personnes et de leur environnement - est aussi un moyen pour stabiliser la démographie. On fait moins de bébés dans les pays développés. C’est certainement le défi humain et environnemental le plus important et le plus urgent.

    Dans son dernier livre « Manifeste pour la terre et l’humanisme » (Ed. Actes Sud), le pionnier de l’agriculture bio Pierre Rabhi explique comment un cinquième de l’humanité consomme les quatre cinquièmes des richesses planétaires : « …imaginons cinq personnes réunies autour d’une table pour partager une miche de pain. L’une des cinq personnes s’octroie les quatre cinquièmes de cette manne, laissant un cinquième aux quatre autres. L’une des quatre prend la moitié de cette portion, la seconde le quart, laissant le dernier quart inéquitablement partagé par les deux derniers ».

    Je crois que cette miche peut être partagée différemment.

    Rédigé par Nadia Loddo le 27 octobre 2008 18:26 | Lien permanent | Commentaires (1)

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