Une vie d'écolo: juin 2008 Archives 
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juin 2008 Page d'accueil

3 juin 2008

(Re)tournons en rond

Dresser la table a été la première tâche ménagère à laquelle je me suis collée dans ma vie de petite fille. Et non sans plaisir ! Etaler la nappe, soigner les symétries, essayer de trouver les couverts du même jeu… et enfin placer les serviettes à la place de chacun. Eh oui, car à l’époque (il n’y a pas si longtemps que ça ☺) chacun avait sa serviette, en tissu. Pas question de mettre du sopalan ou des serviettes en papier, moins jolies et, surtout, moins économiques. Aujourd’hui j’ajouterais « moins écologiques » : une serviette en papier met 3 mois à se dégrader !
Non seulement chacun avait sa serviette, mais aussi son rond en bois, personnalisé (ma mère les avait peints). Sur le mien une petite fleur rouge, une fleur jaune sur celui de ma sœur… histoire de ne pas les confondre. Alors voilà que je reviens en arrière et j’utilise à nouveau des serviettes en tissu. Il ne manque plus que des ronds en bois à décorer. Ça sera pour ce week-end si le temps reste pourri à Paris !

12 juin 2008

Le tri, une question d’organisation

Les poubelles à compartiments sont bien jolies, mais, la plupart du temps, le prix va avec. En faisant un petit tour des magasins parisiens, avant de changer la mienne, j’en ai vu des super mais pour la plus petite, il fallait compter une cinquantaine d’euros. Les plus design coûtent plus de 100 euros ! Il est vrai que chez Ikea, on en a pour vraiment pas cher… mais pas question de faire une heure de transports pour y aller. Bref, j’ai gardé ma poubelle pour les ordures non recyclables et j’ai décidé de dédier un cabas résistant, qui tient debout tout seul pour faire le tri (les bouteilles attendent leur tour dans un petit carton sous le lavabo). Le cabas pour le tri n’est pas vraiment une idée à moi, je le concède. Dans plusieurs municipalités en France et à l’étranger, des sacs dits de « précollecte » sont distribués aux habitants… gratuitement. Vous êtes peut-être parmi ces heureux citoyens. Moi non. J’ai fait une recherche rapide pour voir si on pouvait acheter un authentique sac de « précollecte » sur Internet : l’achat est réservé aux collectivités. Alors, en attendant que quelqu’un s’y mette, mon cabas-précollecte marche très bien. Ce qui est pratique dans le concept est que le sac est facile à porter et une fois vidé (les déchets sont jetés en vrac dans les bacs de collecte sélective) on peut tout simplement le plier et le glisser dans sa boîte à lettres en sortant… pour le récupérer le soir en rentrant. Le sac ne se salit pas, car les déchets triés ne sont ni humides, ni sales. Il n’y a pas plus simple.

P.s. Si jamais quelqu’un sait où on peut acheter des sacs de « précollecte » je suis preneuse !

22 juin 2008

64 millions de tubes de dentifrice

Jeudi après-midi, j’étais à la remise des prix EpE-Metro. À plusieurs reprises, l’idée que les jeunes générations soient plus sensibles à l’écologie, et que les enfants qui sont encore sur les bancs de l’école primaire le seront encore plus, a été mise en avant par les étudiants finalistes. Moi, j’en suis pas si sure !

La plupart des gestes écolo qu’on prône aujourd’hui, ce sont mes parents qui me les ont appris, dès mon enfance : éteindre la lumière derrière soi, ne pas laisser le robinet ouvert pendant qu’on se brosse les dents, ne rien jeter dans la rue, n’utiliser que le nécessaire et pas plus de shampooing, prendre un cabas pour faire ses courses etc.

Mon père est né en 1943 dans un petit village du sud de l’Italie et ma mère en 1951 dans une ville du sud-ouest de l’Angleterre… l’après guerre était différent mais aussi difficile dans les deux pays. Alors, les deux ont été éduqués à la sobriété. Pour ma part, je suis née en 1976, entre deux chocs pétroliers… j’étais donc destinée à ne pas gaspiller !

Alors, tous les petits gestes pour sauver la planète ne sont pas sortis tous frais des chapeaux des écologistes. Si on fait un peu de mémoire, on peut retrouver des vieilles bonnes pratiques pour faire des économies en gaspillant moins, ce qui correspond la plupart du temps aussi à un bénéfice pour l’environnement.

Ma mémoire est marquée par ce presse-tubes que nous utilisions lorsque le tube de dentifrice arrivait à sa fin. C’était un engin génial qui permet d’extraire jusqu’à la dernière goutte d’un produit dans un tube ! J’en ai plus vu nulle part. Pourtant une collègue au bureau (de 27 ans) me confirme que cet objet a toujours existé chez elle et même que, comme moi, ça lui arrive d’ouvrir les tubes de crème pour en extraire le contenu lorsque ses efforts de pression n’apportent plus aucun résultat ☺

Ce n’est ni geste radin, ni anodin : lorsqu’ils sont jetés, la plupart des tubes de dentifrice contiennent encore ce qu’il faut pour une semaine de sourires éclatants. Peut-être que les économies ne seront pas essentiels, car sur une année, on peut espérer économiser un ou deux tubes. Mais à l’échelle de la France, cela signifierait 64 millions de tubes en moins par an de jetés. Essayons d’imaginer un tas de 64 millions de tubes de dentifrice, auxquels s’ajoutent des tubes de mayo, de crème pour les mains, les pieds, les fesses des bébés… ça fait une sacrée montagne de déchets.

Alors j’ai cherché et trouvé sur Internet un site qui vend des presse-tubes enFrance : www.consomacteurs.com. C’est le site des ConsomActeurs Associés (association de défense de l'environnement par la consommation responsable qui vend des objets écologiques et des écoproduits). Le modèle n’est pas celui de mon enfance, mais il a l’air efficace.

Malheureusement, on ne peut pas passer commande pour un seul presse tube. A 4,80 la pièce, j’ai fait un investissement de 9,60 (plus environ 5 euros de frais de port si vous ne pouvez pas passer à la boutique parisienne vous-mêmes – ce que je vais faire).

Mais finalement, en avoir deux ce n’est pas si mal. On peut toujours en faire un petit cadeau original (assorti avec un dentifrice bio par exemple).

Eureka ! Pas mal comme idée : c’est l’anniversaire de ma mère à la fin du mois ;-)

23 juin 2008

Merci vinaigre !

Je suis rentrée hier avec un mal au crâne horrible. Le hasard a fait que quelque jour plus tôt, j’avais ramené du bureau un livre qui avait retenu mon attention : « Vinaigres à tout faire », d’Inès Peyret  (Ed. Dauphin).

C’était donc l’occasion idéale pour essayer l’un des 1000 astuces présentés dans cet ouvrage qui fait découvrir tout ce que le vinaigre peut faire pour nous. Et c’est fascinant.

Mon mal de tête a été vaincu par 80 inhalations d’un mélange mi-vinaigre de cidre, mi-eau, chauffé. Je vous l’assure, cela vous paraîtra difficile à croire, mais le soulagement a été presque immédiat.

La preuve : j’ai pu poursuivre ma découverte des vertus de ce produit miraculeux, qui peut coûter moins d’un euros par litre (selon la marque et la qualité).

Ainsi, ce matin, j’ai rincé mes cheveux au vinaigre de cidre pour les rendre plus brillants et j’en ai mis sous mes aisselles à la place du déodorant (mais ça ne sentait pas super bon, j’y ai don ajouté du talc à la lavande – d’accord, j’ai triché).

Ce ne sont que quelques exemples tirés de cette bible du vinaigre qui donne des idées pour nettoyer la maison (avec le vinaigre d’alcool), pour la cosmétique (shampooings, fortifiant pour ongles) et pour la santé (asthme, acné, insomnie…).

Mon histoire d’amour acidulé avec le vinaigre, ça va être pour la vie.

25 juin 2008

Un shampooing un peu magique

Qu’en dites-vous d’un shampooing solide ? D’ailleurs, pourquoi le produit que nous appliquons sur nos cheveux ne pourrait-il pas avoir la même texture que le savon que nous utilisons pour le reste du corps ? En effet, le shampooing solide existe : c’est la marque britannique de cosmétiques naturels Lush qui le fabrique. On dit que le petit pain rond et coloré devrait permettre de faire jusqu’à 80 shampooings (7,75 euros pièce) !

Alors, j’en ai acheté… deux. Oui deux et pas un, car avec deux petits ronds, on reçoit en cadeau la petite boîte métallique si british et si pratique pour le conserver dans sa douche, ou dans son ‘beauty case’ lors d’un voyage. Finis les soucis des produits liquides dans son bagage à mains !

Cette idée, si simple et à la fois si géniale de transformer le shampooing de liquide en solide, n’a pas seulement des avantages pratiques pour qui voyage. Elle permet surtout de vendre un produit sans aucun emballage (c’est d’ailleurs la politique de cette enseigne, dont très peu de produits sont emballés).

Pour mes cheveux ni lisses, ni frisés, j’ai choisi le shampooing « tout doux », pour leur donner «  volume et vitalité ». Je l’ai essayé et ça marche bien, ça sent bon, et c’est hyper pratique à utiliser. Il suffit de mouiller ses cheveux et de frotter un peu la « savonnette ». Elle fait une belle mousse et personnellement je n’y ai pas appliqué d’après-shampooing (ce sera peut-être nécessaire si vous avez des cheveux difficiles à démêler).

Mon deuxième choix a été le « chasse-neige », que j’ai offert à un copain embêté par des pellicules (joli nom pour un shampooing anti-pelliculaire, ne trouvez-vous pas ?). Les résultats semblent à la hauteur de la promesse, à ce qu’il m’a dit. Il ne faut pas se laisser décourager par l’odeur pas tout à fait agréable de l’huile de cade : l’efficacité de ce produit est redoutable !

Dernier point en faveur de Lush : si vous réutilisez le même sac (ou pas de sac) quatre fois (un tampon sur le sac ou le ticket de caisse faisant foi), vous serez récompensés par un cadeau…

Si tout cela vous a convaincu, je vous conseille de vous rendre dans la boutique si vous pouvez : c’est un véritable enchantement que de voir toutes les formes, les couleurs et l’originalité des produits proposés. Si vous n’en avez pas une près de chez vous, la magie d’Internet vous permet de commander en ligne (www.lush.fr).



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