
Qu’a-t-on à perdre à devenir écolos ? En me posant cette question j’ai repensé au pari du philosophe Blaise Pascal. Selon son raisonnement, celui qui parie sur l’existence de Dieu est forcément gagnant. Si Dieu existe, le fait d’y croire lui assurera la béatitude et les bonheurs éternels du paradis. Comme le dit Pascal « en prenant choix que Dieu est. […] si vous gagnez, vous gagnez tout ». En revanche, si Dieu n’existe pas vous ne perdez rien (ça dépend des points de vue ☺).
Avec l’écologie, le pari est vraiment gagnant à tous les coups. S’il est vrai que tous nos gestes comptent (ce que je crois), nous pourrons trinquer à la nouvelle vie de la planète et on sera bien heureux d’y avoir contribué. Si jamais tout ça n’a rien changé, notre « conversion » aura au moins servi à nous rendre la vie plus belle.
D’abord parce qu’on fait des économies lorsqu’on en finit avec le gaspillage : moins d’eau, moins d’énergie, moins de nourriture… Puis parce qu’on préserve notre santé et celle de nos proches : manger des légumes de saison, si possible consommer bio, utiliser moins de produits chimiques… Mais surtout : ça rend heureux.
C’est instinctif : la nature est belle ! Pensez à la beauté d’un papillon, au goût de sel sur la peau après une baignade en mer, au crépitement des feuilles lors d’une balade en forêt l’automne... à une nuit d’amour et de pleine lune. Et n’oublions pas ce brin de satisfaction qu’on a à se sentir moins cons lorsqu’on exerce son « libre-arbitre » de citoyen et de consommateur.
Alors, vous pariez ?
