Metro Logo

Page d'accueil

juin 2008 Page d'accueil

6 juin 2008

Steph, le dijonnais suisse

"7 balles, vous vous rendez compte ! Alors que moi je la sers toute la journée à 3 balles… ". Ca, c’est Stéphane le dijonnais, et c’est en direct de son Bistrot de l’Hôtel de Ville à Vevey, la Riviera Suisse, ses montagnes, son lac, là où se sont installés pas très loin - mercredi soir - les Bleus. Quand Stéphane avec ses faux airs de Kad Merad parlent de « balles », ce sont les francs, comme au bon vieux temps, mais Suisses, ceux là, ceux qui tutoient désormais le dollar. Et les Helvètes n’en sont pas peux fiers. Steph, lui, disserte sur le prix de la bière Carlsberg, le sponsor officiel des grands villages Fan Fest où seront retransmis les matches, sur grand écran. Derrière son manche à pression recouvert d’une Tour Eiffel miniature, il marmonne : « en plus, il sera interdit de rentrer dans l’enceinte avec un tee-shirt publicitaire portant le nom d’une autre marque de bière… ».
Allez, il faut vous avouer un secret : Steph, je le connais, il me servait déjà quelques bières il y a une quinzaine d’années, quand j’étais étudiant à Dijon. Et il n’a pas changé, toujours cordial et accueillant. Mais la rencontre est complètement improbable : il y avait de la lumière, et avec mon compagnon d’aventure Laurent Falla, on est entré...
Dans son « Bistrot de l'Hôtel de ville », les drapeaux portugais, français et suisses ornementent les contours de la télé. « Ici, nombreux sont les portugais qui travaillent dans le bâtiment, et les français dans la restaurations. Et les Suisses… Ah, les Suisses… Allez la Suisse !!!». Il dit tout ça en s’allumant une clope. On a envie de lui  dire stop. Mais non, ici en Suisse, on peut encore fumer dans les bars !!!! Il a épousé une locale, alors il doit faire face aux gros yeux. Pas pour la clope, pour le « Ah, les Suisses ». Mais Cynthia sourit. Elle a un polo avec un gros « France » dans le dos. Le restaurant d’à côté a scotché une affiche : « arrêtez de frapper sur les français ! ». Parce ce serait le petit jeu « Ici, ce n’est pas qui est pour la Suisse, mais plutôt, qui va battre l’équipe de France »  rigole Stephane. Bon allez, il est tard, mais on reviendra c’est sûr. On a très bien mangé.

E.B


9 juin 2008

Emotion

Samedi, lors du match d’ouverture Suisse-République Tchèque,
je me suis surpris à sourire tout seul. Une énorme banane pour un grand gamin
prêt à faire le 360° afin d'avoir une vision 3D de cette enceinte vraiment
superbe. Assis à trois rangs du bord de touche, j’ai frissonné. Il y a avait
bien longtemps que je n’avais pas ressenti une telle émotion dans un stade. En
fait, il faut remonter à la finale de la coupe du monde 2006, à Berlin. Ces
matches de phase finale internationale n’ont décidemment rien à voir avec le
championnat, ni même les matches de coupe d’Europe. Les trente minutes qui ont
précédé le « Kick off », au rythme des battements de cœur distillés par la
sono, étaient chargées d’une folle intensité. Les regards rêveurs des
supporters décryptant la magnifique cérémonie d’ouverture. Treize minutes
montre en main aura-t-elle duré, assez pour se régaler et sans avoir le temps
de s’ennuyer. Eh puis la petite colonie de porte-drapeaux, à l’image des JO,
s’est mise à défiler. Seize oriflammes flottant au vent, symbole d’une Europe
politique et géographique, réunie.

Et il y a eu les hymnes. C’est toujours mon moment préféré car souvent signe d’un grand respect et d’une réelle émulation collective. Les vibrants « Hopp Scwhiiz » accompagnés des sons de cloche ont fini par me faire vraiment rigoler. A Bâle, c’était vraiment le pied.

 

10 juin 2008

De l’orange plein les yeux

Quand je suis arrivé lundi à Berne pour le match Pays-Bas –
Italie, j’ai commencé par râler. Ma place dans la tribune de presse consisterait
en un seul siège mais pas de tablette pour pouvoir travailler ; poser Pc,
appareil photo, carnet de note et bouteille d’eau. Puis, en descendant les
marches, au fur et à mesure que s’approchait le terrain, je me suis rendu
compte de ma chance. Le deuxième rang m’attendait, face à la ligne médiane, à
trois mètres de chacun des deux bancs… Enorme. Encore plus énorme, le match qui
a suivi. A côté du mièvre France – Roumanie, cette rencontre entre bataves et
transalpins fut un vrai sommet. Des gestes techniques de haute volée, proposés
par Pirlo côté italien, et une bonne moitié de l’équipe néerlandaise. Un vrai
régal. Et ce combat Engelaar – Gattuso… Des gladiateurs… Même Guy Roux dans la
tribune n’en croyait pas ses yeux. Il l’aurait bien acheté l’Oranje d’1 m 96 à son époque auxerroise. Quel prix
au kilo ! Les déboulés des Néerlandais auront été impressionnants. Je
crains malheureusement que la
France ne soit pas au niveau.

 

12 juin 2008

Marco est tranquille

Je ne suis vraiment pas un fan à outrance. Je n’ai pas
particulièrement d’équipes préférées ; seulement la France bien sûr, et un
petit faible pour les Girondins, étant installé à Bordeaux. Mais dans les
quelques joueurs qui m’ont marqué plus jeune, qui m’ont donné envie de jouer et de suivre
le football, il y a Marco Van Basten. Et le fait de collecter des informations
concernant les adversaires de l’équipe de France m’a permis de l’approcher un
peu, à distance raisonnable.  En plus d’avoir
été un attaquant hors pair, l’homme paraît calmé et posé. A l’entraînement, il
continue à s’amuser. Petits jeux de jongles avec ses collègues du staff
technique néerlandais. Dans les conférences de presse, il a régulièrement le
sourire. Il plaisante sur son anglais ou sur les questions qui lui sont posées.
Pas tendu à la
Domenech. Plutôt tranquille. Alors franchement, je me demande
d’où peuvent sortir toutes ces histoires de brouilles entre Marco et certains
joueurs. Bref, c’est sûrement vrai, ce sont mes confrères qui l’écrivent.
De cette équipe batave, se dégage vraiment une impression de
sérénité. Sans doute grâce à la victoire probante contre les Italiens. Et si je
devenais supporter des néerlandais, sans le savoir ?

15 juin 2008

Sacrés déconneurs italiens


Sacrés déconneurs italiens

 

A Zurich, la fameuse ligne 3 du tramway local, un peu vieillissant, passe par le centre de la ville. Vendredi dernier, je suis allé au stade via ce serpentin. Même trois heures avant le match, la rame était pleine, dont les 2/3 de supporters roumains. Quelle ambiance ; ils ont chambré pendant une bonne dizaine de minutes les Italiens, avant que ces derniers n’entonnent en cœur : « campioni del mondo ». C’était bon enfant. Les roumains sur ce coup là, sont restés scotchés.

Plus tard, au stade, un peu moins impressionnant que ceux de Berne ou Basel, je me suis retrouvé tout en haut de la tribune. Pas loin, Luis Fernandez ou Vladimir Smicer officiaient en tant que consultants pour des radios.

Après quelques moments de folies des supporters roumains, dont certains, lors du but de Mutu, tentèrent de pénétrer sur le terrain –desiderata bien vite annihilés par la sécurité- le match s’est terminé avec cet exploit de Buffon sur pénalty, une nouvelle fois déterminant.

Puis, plus tard, dans ce qu’on appelle la zone mixte, j’ai réussi à interviewer Grosso. Et ce diable de Gattuso s’est mis à déconner. Appuyé contre un mur, affairé à regarder le match France – Pays-Bas, il a éteint la lumière du local, accidentellement. Se rendant compte du blackout engendré, il a réitéré, cette fois, en blaguant avec son pote Cassano. Quand on peut enquiquiner les journalistes… Sacré italiens.

17 juin 2008

Les pieds sur le tapis

Les jours de matches, j’aime arriver très tôt au stade. Ce
mardi 17 juin, je couvre Pays-Bas / Roumanie, histoire de voir si personne ne
triche ;-). Plus sérieusement, je suis arrivé vers 14 heures, pour un
match qui se jouera à 20 h 45. Déjà, il faut garer la voiture. Quand je n’ai
pas de places parking réservées, je suis obligé de négocier… Puis, une fois à
pied, il faut un peu de temps pour passer les contrôles, genre aéroport. Ensuite,
il faut aller récupérer les tickets matchs et « zone mixte ». Le
premier pour avoir une place dans le stade, l’autre pour pouvoir se rendre au
local des interviews.

Ensuite, je m’installe. Parce qu’en arrivant trop tard, il n’y a plus de places, ni de casiers. J’écris les papiers prévus, je me ballade et je discute avec quelques confrères des medias étrangers. Histoire d’échanger quelques points de vue.

Cette fois, je suis allé voir très tôt ma place dans le stade. Et j’en ai profité pour aller sonder la pelouse du stade de Berne. Vers 15 h 30, l’ambiance en bas était encore cool. Alors les stewards discutaient aux quatre coins. Allez zou, un petit tour au bord de la pelouse, appareil photo posé sur le banc de touche et calé sur retardateur. De l’autre côté de la pelouse un homme en jaune m’a vu et a fait des grands signes à ses confrères les cerbères, en conversation de digestion. Mais le temps qu’ils bougent, j’étais déjà dans la tribune. On a échangé un sourire, il a vu que je ne m’étais pas pris les pieds dans ce magnifique tapis.

21 juin 2008

Cap sur l’Autriche

Le road-book de la seconde partie a été compliqué à définir, mais ça y est, c’est
décidé. Vienne nous voilà pour cette dernière semaine de compétition. Et pour
atteindre la capitale autrichienne, c’est un joli parcours qui m’attend, le
verdict Viamichelin est tombé : 956 km, 9 h 29 au départ de Vevey, au bord
du Lac Léman.

Alors, comme je suis aussi accrédité pour le quart de finale de ce samedi soir Pays-Bas - Russie, et pour celui d’Italie – Espagne dimanche à Vienne, il fallait caler le trajet dans ce délai, tout en sachant qu’il faudrait s’octroyer un peu de temps pour écrire les papiers… Donc, cet après-midi, départ pour Zurich, afin d’y déposer la voiture. Une heure de train vers Bâle pour assister au match. Puis après le match, de nouveau une heure de train vers Zurich. Je récupère la voiture, roule une heure, et fait une halte à Saint-Gall. Le train, c’est pour s’économiser un peu, et gérer la fatigue. Demain dimanche, il restera dans les 550 km à faire entre Saint-Gall et Vienne.

Pfff…. On the road again (j'ai déjà 2500 km derrière moi)… Mais quelles vues sur ces routes et quels spectacles dans les stades !

23 juin 2008

Le Yin et le Yang

J’ai pu assister à deux quarts de finale, samedi soir et dimanche soir. Et je ne peux pas écrire qu’ils aient été tous deux du même niveau. A Bâle, samedi, j’ai vu un Pays-Bas – Russie de feu. Un vrai régal pour les yeux que de voir ces deux football proposés dans une partie d’une intensité incroyable. Là encore, je me suis retrouvé à la 4e rangée depuis le bord du terrain. J’ai pu parfaitement voir, écouter, savourer.

Puis, 4 heures de sommeil et 10 heures de route plus tard, me voilà à
Vienne, dans la capitale impériale, pour assister au dernier quart Italie – Espagne.
Quelle déception. Une vraie purge entre deux équipes parodiant leur propre foot.
En plus, le stade de Vienne, grand et impressionnant dans sa conception, ne
permet pas de se sentir aussi près des joueurs, que ce soit pour les
journalistes ou les spectateurs. Sans la proximité moins d’intensité et d ‘émotion.
J’étais placé tout en haut de la tribune ; pour la tactique, pas mal, même
s’il est plus difficile de reconnaître les joueurs. Mais pour le reste... Enfin, rien
à voir avec le quart précédent. Mais l’Espagne – Russie de jeudi, en
demi-finale, devrait être d’un autre calibre. Les Espagnols seront obligés de
courir

26 juin 2008

La fanfare et les majorettes russes !

L’ambiance est montée d’un cran jeudi dans les rues de Vienne. Espagnols et Russes, parés de leurs couleurs, se sont livrés à quelques démonstrations festives bon enfant. Alors que devant l’énorme cathédrale Stephansdom, ou Saint-Etienne (la flèche à 137 mètre de haut !), les Espagnols se donnaient ralliement, en jouant au foot, chantant et faisant claquer des pétards, mon regard s’est arrêté sur un scène assez incroyable ; quelques supportrices ibériques montraient devant elles des pancartes : «  Free Hugs, because god love you ». Calins gratuits parce que dieu vous aime ! Quelques passants ont joué le jeu avec bonheur.

Un peu plus loin, dans une très grande rue piétonne, les Russes faisaient aussi du coin leur point de ralliement. Et le regard de chacun d’eux s’est émerveillé quand au loin, une fanfare accompagnée de ses majorettes, a remonté aux sons de musiques russes. Pour atteindre les Espagnols et une véritable ovation. Une jolie communion. Ils se sont chambrés, aussi : « auf Wiedersehen » lançaient les hommes de l’Est à quelques Ibères déguisés en Matadors.

Tout ce petit monde a du cessé la fiesta et vite aller vers le stade : les cieux se sont déchaînés pour un nouvel orage incroyable. Le rimmel a coulé sur les joues des majorettes.

29 juin 2008

Chris Waddle et Sergio Ramos

Journée sympa que celle de vendredi dernier. Alors que je me baladais dans le centre ville Viennois, voilà qu’un individu en maillot rouge, grosses Ray-ban sur le nez s’arrête face à moi, discutant avec une femme d’une cinquantaine d’année : Sergio Ramos en personne, qui avait décidé de se promener au beau milieu de la foule, dans cette demi-journée de repos accordée aux Espagnols. Et finalement, il n’a pas été trop embêté, les gens avaient un énorme doute, se retournait, hésitait à l’accoster. Il a quand même dû, au bout d’un moment, signer quelques autographes et accepter les accolades. Les tapes amicales dans le dos auraient pu lui déboiter l’épaule… Il a accéléré le pas pour disparaître dans une artère un peu moins peuplée.

Le soir, dans la grande fête organisée par l’UEFA à destination des media, j’ai pu croiser tout un joli petit monde, et notamment les consultants anciens professionnels. Et hop, voilà qu’à quelques centimètres, le héros marseillais (de 1989 à 1992) Chris Waddle –touché par l’embonpoint- dissertait avec quelques confrères anglais. Je n’ai pas pu m’empêcher d’aller l’enquiquiner et remémorer ces purs moments de bonheur qu’il m’a fait vivre il y a quinze ans !

Catégories