<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">
   <title>Jérôme Vermelin</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/" />
   <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/atom.xml" />
   <id>tag:www.metrofrance.com,2008:/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin//121</id>
   <updated>2008-04-13T13:11:40Z</updated>
   <subtitle>Un petit tour subjectif de l&apos;actu ciné.</subtitle>
   <generator uri="http://www.sixapart.com/movabletype/">Movable Type Enterprise 1.53</generator> 

<entry>
   <title>La rage du remake</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/2008/04/la_rage_du_remake.html" />
   <id>tag:www.metrofrance.com,2008:/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin//121.48552</id>
   
   <published>2008-04-13T13:11:40Z</published>
   <updated>2008-04-13T13:11:40Z</updated>
   
   <summary>En regardant The Eye avec Jessica Alba, nouvelle version plutôt convenable du film de Danny et Oxide Pang, les faux jumeaux thaïlandais, je me pose encore et toujours la même...</summary>
   <author>
      <name>Jérôme Vermelin</name>
      
   </author>
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/">
      <![CDATA[<p>En regardant The Eye avec Jessica Alba, nouvelle version plutôt<br />
convenable du film de Danny et Oxide Pang, les faux jumeaux<br />
thaïlandais, je me pose encore et toujours la même question : pourquoi<br />
faire un remake lorsque l’original est si bon ? Parce que les<br />
spectateurs occidentaux ne sont pas capables de regarder un film avec<br />
des sous-titres ? C’est l’argument que ressort régulièrement<br />
l’industrie hollywoodienne, sans vraiment en dire plus. Quand au<br />
doublage, elle semble en avoir complètement oublié la possibilité.<br />
Comme si les Américains savaient tout faire, sauf ça. En Europe, la<br />
V.O. marche plutôt dans les grandes villes. Et le reste du temps les<br />
films étrangers sont doublés. C’est la norme. Comme ce fut le cas pour<br />
The Eye, l’original, distribué il y a 3 ou 4 ans par Europacorp, la<br />
boîte de Luc Besson. Sans doute pas un gros succès puisque la suite est<br />
sortie directement en vidéo. La version américaine en revanche a<br />
débarqué la semaine dernière en grandes pompes, avec Jessica Alba en<br />
promo… A chaque fois, on a l’impression que les Américains font une<br />
fleur à un cinéaste en « remakant » son film au travelling près. Y<br />
compris lorsqu’on nous promet un Bienvenue chez les Chti’s version US.<br />
Comme si c’était le summum de la reconnaissance pour Dany Boon ! </p>

<p>La vérité, sans faire d’anti-américanisme primaire, du tout, c’est<br />
qu’Hollywood protège ses parts de marchés et gobe toutes les bonnes<br />
idées pour les redigérer, plus ou moins mollement. Et ne veut surtout<br />
pas que les succès étrangers cartonnent sur les territoires où ses<br />
films dominent tout. C’est de l’ultra protectionnisme pur et simple.<br />
Imaginez que les producteurs français nous expliquent très sérieusement<br />
que le public hexagonal ne veut pas, ne peut pas regarder Spiderman,<br />
Harry Potter ou James Bond en version sous-titrées ou doublée. Et qu’il<br />
faut refaire l’homme araignée avec Jean-Paul Rouve, l’apprenti magicien<br />
avec Clovis Cornillac et l’espion qui m’aimait avec Vincent Cassel. Les<br />
Américains nous céderaient les droits pour très très cher et les films<br />
seraient sans doute assez pourris… Chiche !</p>]]>
      
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Lost in Bangkok</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/2008/04/lost_in_bangkok.html" />
   <id>tag:www.metrofrance.com,2008:/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin//121.47365</id>
   
   <published>2008-04-04T10:25:19Z</published>
   <updated>2008-04-07T16:48:07Z</updated>
   
   <summary>Je craque totalement pour Ploy, le nouveau film de Pen-ek Ratanaruang. Pen qui ? Non, c’est pas du chti, mais le nom d’un formidable réalisateur thaïlandais qui avait déjà signé...</summary>
   <author>
      <name>Jérôme Vermelin</name>
      
   </author>
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/">
      <![CDATA[<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/04/04/ploy_image1.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=531,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Ploy_image1" title="Ploy_image1" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/04/04/ploy_image1.jpg" width="100" height="66" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a>Je craque totalement pour Ploy, le nouveau film de Pen-ek Ratanaruang. Pen qui ? Non, c’est pas du chti, mais le nom d’un formidable réalisateur thaïlandais qui avait déjà signé Last Life in the universe et Vagues Invisibles. Un couple exilé aux Etats-Unis revient à Bangkok pour assister à un enterrement. Ils descendent à l’hôtel et son complètement jet lagés. Elle reste dans la chambre à tourner en rond. Lui descend au bar où il rencontre une adulescente, Ploy, qui écoute de la musique pop au casque en attendant que sa mère vienne la chercher. Il lui propose de venir se reposer dans la chambre où Madame, déjà soupçonneuse après avoir découvert un numéro de téléphone dans la poche de Monsieur, commence à psychoter. Il veut la sauter ? Il veut me rendre jaloux ? Il fait ça souvent dans mon dos ? Pourquoi il ne me fait plus l’amour ? En parallèle, un barman retrouve une femme de ménage dans une chambre de l’hôtel pour une partie de jambes en l’air sans commentaire. A la lisière du fantastique, parfois comique, tout le temps sublime, Ploy fera partie de mon top 2008. A l’aise. Le genre de film qui séduit par sa plastique impeccable et son récit à la fois simple et surprenant. Une sorte de Lost in translation version jalousie, où la femme de Bill Murray aurait débarqué et fantasmé sur la relation de son mari avec Scarlett Johansson.  Ca sort le 16 avril, courrez-y !</p>]]>
      
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Mexico in the Zone</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/2008/03/mexico_in_the_zone.html" />
   <id>tag:www.metrofrance.com,2008:/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin//121.47364</id>
   
   <published>2008-03-26T10:39:59Z</published>
   <updated>2008-04-07T16:48:06Z</updated>
   
   <summary> Si vous aimez comme moi la politique et le cinéma, vous ne pouvez pas passer à côté de La Zona, le premier film du Mexicain Rodrigo Pla. Un cauchemar...</summary>
   <author>
      <name>Jérôme Vermelin</name>
      
   </author>
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/">
      <![CDATA[<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/03/26/zona1.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=799,height=346,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img border="0" alt="Zona1" title="Zona1" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/03/26/zona1.jpg" style="margin: 0px 5px 5px 0px; float: left; width: 107px; height: 64px;" /></a>
Si vous aimez comme moi la politique et le cinéma, vous ne pouvez pas passer à côté de La Zona, le premier film du Mexicain Rodrigo Pla. Un cauchemar climatisé dans un quartier résidentiel de Mexico, cerné par les caméras de surveillance. Une nuit, trois jeunes garçons pénètrent dans l’enceinte interdite et commettent un cambriolage qui tourne au meurtre. Les habitants rappliquent et tuent deux d’entre eux, tandis que le troisième prend la fuite. Si vous aimez vraiment la politique, la vraie, celle qui s’occupe de la vie des gens si vous voyez ce que je veux dire, vous adorerait La Zona. Parce que vous vous poserez plein de questions sur la société que nous bâtissons actuellement en Occident et ailleurs. Le problème est simple : si nous pouvions créer une banlieue immaculée à l’abri du bruit et de l’odeur, n’aurions nous pas tous tendance à verser dans le totalitarisme le plus abject pour le défendre des attaques extérieures ? En gros ne faut-il pas vivre dans un monde imparfait pour vivre heureux ? Bon, vous pouvez vous poser plein de questions comme moi ou simplement savourer un super thriller à la sauce bien forte. C’est déjà pas mal, non ?&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;</p>]]>
      
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>J’aime Dubosc. C’est grave docteur ?</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/2008/03/jaime_dubosc_cest_grave_docteu.html" />
   <id>tag:www.metrofrance.com,2008:/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin//121.47363</id>
   
   <published>2008-03-15T12:57:22Z</published>
   <updated>2008-04-07T16:48:06Z</updated>
   
   <summary>Je ne connais pas personnellement Franck Dubosc. Je n’ai jamais vu ses spectacles, comme je ne suis pas très client des one man shows. Je l’ai juste rencontré une fois...</summary>
   <author>
      <name>Jérôme Vermelin</name>
      
   </author>
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/">
      <![CDATA[<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/03/15/disco.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=600,height=400,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Disco" title="Disco" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/03/15/disco.jpg" width="100" height="66" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a>Je ne connais pas personnellement Franck Dubosc. Je n’ai jamais vu ses spectacles, comme je ne suis pas très client des one man shows. Je l’ai juste rencontré une fois pour la promo de Camping et le personnage m’avait plutôt fait bonne impression. Pro, courtois, enthousiaste… J’en ai entendu des vertes et des pas mûres sur lui depuis – j’adore cette expression – mais sa nouvelle prestation dans Disco ne me fera pas changer d’avis. Dubosc est un extra-terrestre. S’il était américain, on l’appellerait Will Ferrell et les Inrocks le trouveraient absolument génial et essentiel. Dans Disco donc, il incarne Didier Graindorge, alias Didier Travolta, un chômeur du Havre qui vit chez sa mère (Annie Cordy) et passe ses journées entre le supermarché et le PMU, traînant son caddy comme d’autres pilotent leur Ferrari : avec classe. Pour offrir des vacances à son fils qui vit avec sa mère en Angleterre, il accepte de participer à un concours de danse disco avec ses copains d’avant, les Bee Kings. Comme dans Camping, Dubosc joue l’abruti avec une sorte de candeur qui transpire dans chaque situation, chaque clin d’œil, chaque réplique à côté de la plaque. La meilleure idée du film, qui pêche – encore comme Camping -  par un sévère manque de rythme et d’enjeu dramatique, est d’avoir recruté Emmanuelle Béart pour interpréter la prof de danse qui rend Dubosc-Graindorge complètement gaga. L’actrice torturée et le comique qui torture le bon goût… Le summum est atteint lors d’un dîner en amoureux chez Buffalo Grill. Passons sur la bougie sur la carpaccio de saumon et la Compagnie Créole en fond sonore. On étouffe de rire lorsque Dubosc déclame ce proverbe déjà mythique : « Si elle te tient la main à la Saint-Valentin… Vivement la Sainte-Marguerite ! ». Dans la salle de projo, une partie des critiques étaient consternés. Mon pote Guillaume et moi étions pliés en deux. C’est grave docteur ?</p>]]>
      
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>And the winners are…</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/2008/02/and_the_winners_are.html" />
   <id>tag:www.metrofrance.com,2008:/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin//121.47362</id>
   
   <published>2008-02-25T06:53:34Z</published>
   <updated>2008-04-07T16:48:06Z</updated>
   
   <summary>Il fallait le faire : elle l’a fait. Marion Cotillard a triomphé de ses rivales – Julie Christie, Ellen Page, Laura Linney et Cate Blanchett – pour remporter la plus...</summary>
   <author>
      <name>Jérôme Vermelin</name>
      
   </author>
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/">
      <![CDATA[<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/02/24/marion.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=1200,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Marion" title="Marion" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/02/24/marion.jpg" width="100" height="150" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a>Il fallait le faire : elle l’a fait. Marion Cotillard a triomphé de ses rivales – Julie Christie, Ellen Page, Laura Linney et Cate Blanchett – pour remporter la plus belle des récompenses : l’Oscar de la meilleure actrice, nom d’un petit bonhomme doré ! </p>

<p>Regardez cette petite <a href="http://oscar.com/video/index?channel=6856&clip=10292">vidéo</a> sur le site des Oscars, ça colle des frissons, non ? </p>

<p>Cette victoire, c'est bien plus qu’un lot de consolation pour la culture française, tellement décriée ces derniers temps de l’autre côté de l’Atlantique. Et si le film d’Olivier Dahan a également décroché l’Oscar du meilleur maquillage, le triomphe aurait pu être total si, il y a quelques semaines, la commission chargée de la sélection du candidat français à l’oscar du meilleur film étranger n’avait pas préféré Persepolis à la Môme. L’info était un peu passé inaperçue mais avait provoqué le courroux du producteur Alain Goldman. D’autant plus que Persepolis n’avait finalement pas été retenu par l’Académie des Oscars dans la liste des cinq finalistes. Pour l’anecdote, le prix a été décerné au film autrichien Les Faussaires, sorti dans l’indifférence chez nous le 6 février dernier. </p>

<p>L’autre fait marquant de ces Oscars 2008, c’est la victoire des frères Coen dans la catégorie meilleur film et meilleur(s) réalisateur(s). En mai dernier à Cannes j’avais fait de cette puissante adaptation de Cormac McCarthy mon grand favori pour la Palme d’Or. Les frangins étaient rentrés bredouilles à ma grande surprise et celle de nombreux cinéphiles. Justice est faite donc pour cette chasse à l’homme impitoyable, noire de chez noire, sombre de chez sombre, traversée par un Javier Bardem invraisemblable qui a lui aussi décroché son oscar bien mérité (lire son interview sur ce blog). Retenons aussi l’oscar du meilleur acteur pour Daniel Day-Lewis, tellement évident pour There will be blood d’un Paul Thomas Anderson, qui aurait peut-être mérité mieux. A vous de juger dans les salles mercredi.</p>]]>
      
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>La leçon de Stallone</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/2008/02/la_lecon_de_stallone.html" />
   <id>tag:www.metrofrance.com,2008:/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin//121.47361</id>
   
   <published>2008-02-01T16:36:20Z</published>
   <updated>2008-04-07T16:48:05Z</updated>
   
   <summary>Sylvester Stallone. Rien qu’en prononçant ce nom, des tas d’images vous reviennent aussi, j’en suis sûr. En lui serrant la main, j’avais l’impression de saluer un vieil oncle, un cousin...</summary>
   <author>
      <name>Jérôme Vermelin</name>
      
   </author>
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/">
      <![CDATA[<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/02/01/stallonebig_800x620.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=620,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Stallonebig_800x620" title="Stallonebig_800x620" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/02/01/stallonebig_800x620.jpg" width="100" height="77" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a>Sylvester Stallone. Rien qu’en prononçant ce nom, des tas d’images vous reviennent aussi, j’en suis sûr. En lui serrant la main, j’avais l’impression de saluer un vieil oncle, un cousin éloigné que je n’aurais pas vu depuis hyper longtemps. « Sly » aurait pu mourir des dizaines de fois toutes ces longues années. Et puis il est toujours là. Plus vieux – 62 ans –plein de sagesse, de muscles, de stéroïdes… Stallone est d’autant plus étonnant qu’il vient de ressusciter coup sur coup ses deux rôles mythiques, Rocky et Rambo avec pas mal d’intelligence je dois dire. N’empêche… On se demande si ces types-là ne sont pas tristes d’êtres enfermés à vie dans des personnages de celluloïd, aussi réussis soient-ils. « Un acteur donne le meilleur de lui-même avant 40 ans. Après, il ne fait que se répéter », m’a expliqué Stallone. Je me s’il dit ça parce qu’il n’a pas trouvé de rôle à sa hauteur depuis les années 80… Et puis peut-être qu’il a raison. Non ?</p>]]>
      
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Remember, remember Heath Ledger</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/2008/02/remember_remember_heath_ledger.html" />
   <id>tag:www.metrofrance.com,2008:/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin//121.47360</id>
   
   <published>2008-02-01T16:19:03Z</published>
   <updated>2008-04-07T16:48:05Z</updated>
   
   <summary>Bizarre la mort de Heath Ledger, non ? C’est l’histoire du mec « qui commençait à être connu mais qui ne l’était pas encore assez pour que le pékin moyen...</summary>
   <author>
      <name>Jérôme Vermelin</name>
      
   </author>
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/">
      <![CDATA[<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/02/01/heath_ledger_six.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=300,height=379,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Heath_ledger_six" title="Heath_ledger_six" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/02/01/heath_ledger_six.jpg" width="100" height="126" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a>Bizarre la mort de Heath Ledger, non ? C’est l’histoire du mec « qui commençait à être connu mais qui ne l’était pas encore assez pour que le pékin moyen sache bien qui c’était ». 28 ans. Un rôle majeur dans <em>Le Secret de Brokeback Mountain</em>, d’autres plus anecdotiques comme dans <em>Les frères Grimm</em> de Terry Gilliam ou récemment <em>I’m not there</em> de Todd Haynes. Je me souviens de lui dans <em>A l’ombre de la haine</em> de Marc Foster. Il y jouait le fils d’un bourreau dans une prison du Texas : même boulot dégueulasse, même prostituée, même déprime… Sauf que l’un se suicidait – le fils – tandis que l’autre – le père – parvenait à changer de vie. Je ne connaissais pas son nom à l’époque mais ce jeune mec m’avait impressionné. <em>Brokeback Mountain</em> aussi connaissait une fin tragique. Mais c’était l’autre – Jake Gyllenhaal – qui mourrait. Je repense à cette scène bouleversante, lorsque Ledger retrouve la chemise de l’homme qui l’aimait après sa mort et la sert contre lui. Il pleure. C’est tout ce qui reste. Une chemise. Et des souvenirs plein la tête. Bizarre.</p>]]>
      
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Bardem est complètement &quot;loco&quot; !!!</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/2008/01/bardem_est_completement_loco.html" />
   <id>tag:www.metrofrance.com,2008:/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin//121.47359</id>
   
   <published>2008-01-22T19:20:03Z</published>
   <updated>2008-04-07T16:48:05Z</updated>
   
   <summary>La liste des nominations aux Oscars vient de tomber et avant de commenter tout ça, je vous propose ma petite interview de Javier Bardem, le bad guy de l&apos;année, l&apos;impitoyable...</summary>
   <author>
      <name>Jérôme Vermelin</name>
      
   </author>
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/">
      <![CDATA[<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/01/22/co3.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=531,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Co3" title="Co3" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/01/22/co3.jpg" width="100" height="66" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a>La liste des nominations aux Oscars vient de tomber et avant de commenter tout ça, je vous propose ma petite interview de Javier Bardem, le bad guy de l'année, l'impitoyable tueur à gages Anton Chigurh dans No Country For Old Men, le masterpiece des frères Coen qui sort ce mercredi chez nous. Le film a récolté 8 nominations, ex-aequo avec There will be blood, et il y a de grandes chances que l'acteur espagnol, après son Golden Globe, reparte avec l'Oscar du meilleur second rôle masculin.</p>

<p><strong>Etiez-vous un fan des frères Coen ? </strong></p>

<p>Depuis Blood Simple, oui ! Je rêvais de travailler avec eux, sans trop y croire. J’adore leur façon d’écrire les personnages, leur côté étrange, les dialogues et leur façon de les filmer. Après les avoir rencontré, je les aime encore plus. Ils sont malins et intelligents. Ils ont aussi un côté étudiant, ils ne se prennent pas trop au sérieux. </p>

<p><strong>Vous ont-ils appelé spécifiquement pour le rôle de Chigurrh ? </strong></p>

<p>Mon agent avait entendu dire qu’ils voulaient un acteur étranger pour ce personnage. J’ai lu le script qui me plaisait beaucoup même si j’ai un problème avec la violence au cinéma. J’ai rencontré les Coen à New York et 30 minutes plus tard je faisais le film. Je n’étais pas familier avec l’univers de Cormac McCarthy et ils m’ont expliqué le sens de cette histoire, le fait que mon personnage à lui seul représente LA violence. </p>

<p><strong>Il est terrifiant dès sa première apparition. Vous êtes vous inspiré de grands méchants de cinéma ? </strong></p>

<p>Dans le livre, il est décrit psychologiquement, pas vraiment physiquement. Ce sont les Coen qui ont eux l’idée de cette coiffure absolument géniale, à la fois drôle et dérangeante. Il fallait aussi lui donner du poids. Lorsqu’il est en mission, il est hyper efficace mais sans enthousiasme, comme si quelque chose était cassé en lui. J’ai pensé à Robert Mitchum dans la Nuit du chasseur pour la présence, mais aussi Kevin Spacey dans Seven, pour l’âme brisée, ou aussi Anthony Hopkins dans le Silence des agneaux pour la diction. Mais je ne voulais copier aucun d’entre eux. Chigurh est Chigurh. Il est unique. C’est lui que je devais trouver !</p>

<p><strong>Ca vous fait quoi de le voir sur l’écran ? </strong></p>

<p>Je ne comprends pas pourquoi il fait aussi peur aux gens. Pas à moi en tout cas. Mais bon, j’ai fait mon boulot, mais les Coen surtout on fait leur boulot. La même performance entre les mains d’autres réalisateurs n’aurait pas donné la même chose. C’est l’atmosphère qu’ils ont crée, le malaise, le silence, la façon dont ils filment mon entrée en scène, ou la façon dont les personnages à qui je parle réagissent…. Ca oui, c’est effrayant ! </p>

<p><strong>Après les Coen, vous avez tourné avec Woody Allen, et vous ferez peut-être le prochain Coppola. Sollicitez-vous tous ces grands réalisateurs ? </strong></p>

<p>Non, ce sont eux, qui me sollicitent, parce qu’ils ont vu mes films en espagnol ou en anglais. Ce sont de beaux accidents, mais seulement des accidents. </p>

<p><strong>C’était comment de tourner avec Woody Allen ? </strong></p>

<p>Je n’ai pas trop le droit d’en parler mais je peux vous dire que c’était une expérience unique. D’autres acteurs me l’avaient dit. On fait une prise, la scène entière sans coupe, on improvise. Ca va très vite et il faut être très préparé. Ca vous ramène à la base de la comédie, qui est d’ « être » le personnage, sans trop réfléchir. </p>

<p><strong>Bardem, il y a dix ans ?</strong> </p>

<p>Je suis le même. Je vais à la même école d’acteur au moins une fois par an. Je lis les scénarios avec le même but : trouver des personnages qui me parlent, et surtout me permettent d’explorer mon métier d’acteur. La différence c’est qu’il y a dix ans je n’avais pas fait de film en anglais. Au début c’est dur d’être soi-même dans une langue qui n’est pas la vôtre. On perd un peu de sa liberté. J’ai commencé à prendre des cours il y a cinq ans, mais ce n’est pas encore assez. A chaque fois je dois apprivoiser le personnage, et la langue. </p>

<p><strong>Bardem dans dix ans ?</strong> </p>

<p>J’aurais 48 ans ! J’espère que j’aurais le même appétit pour le métier et que physiquement je ne m’en sortirais pas trop mal. Je commencerais à faire la couverture des magazines pour le troisième âge !</p>]]>
      
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Du patriotisme économique appliqué au cinéma</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/2008/01/du_patriotisme_economique_appl.html" />
   <id>tag:www.metrofrance.com,2008:/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin//121.47358</id>
   
   <published>2008-01-16T20:57:51Z</published>
   <updated>2008-04-07T16:48:04Z</updated>
   
   <summary> J’ai assisté dimanche à l’avant-première d’Astérix aux Jeux Olympiques, avec Schumi, Delon, Jean-Pierre Pernaut, Nikos, Jéremy et Lucie de la Star Ac et plein d’autres people très souriants. Résultats...</summary>
   <author>
      <name>Jérôme Vermelin</name>
      
   </author>
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/">
      <![CDATA[<p><a onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=600,height=400,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false" href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/01/16/asterix.jpg"><img width="100" height="66" border="0" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/01/16/asterix.jpg" title="Asterix" alt="Asterix" style="margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;" /></a>
J’ai assisté dimanche à l’avant-première d’<em>Astérix aux Jeux Olympiques</em>, avec Schumi, Delon, Jean-Pierre Pernaut, Nikos, Jéremy et Lucie de la Star Ac et plein d’autres people très souriants. Résultats des courses (de char) : bof, bof. Et encore bof. Si le PSG n’avait pas battu Lens 3 à 0 juste avant, je crois que j’aurais été beaucoup moins tolérant pendant et après la projo. Passé le premier quart d’heure et un duo Delon/César – Poelvoorde/Brutus qui fonctionne bien, la plupart des gags tombent à plat et sentent la potion magique réchauffée, malgré la bonne volonté de tous les participants. Le lendemain, je discute avec Clovis Cornillac de l’impact économique de cette big production à 80 millions d’euros et 900 copies. Et le nouvel Astérix de reconnaître à quel point les résultats du film au box-office donneront le ton de l’année cinématographique française. L’an dernier plusieurs échecs comme <em>Sa Majesté Minor</em> ou <em>Le dernier gang</em> ont plombé le moral de l’industrie et tout le monde croise les doigts pour que le film de Thomas Langmann cartonne et relance la machine. Je me souviens alors des tirades du poète Villepin sur le patriotisme économique face aux menaces de rachat des entreprises françaises par de vils spéculateurs étrangers. Le principe, appliqué au cinéma, se pose en ces termes : faut-il souhaiter le succès d’un film médiocre pour le bien-être de l’ensemble de la profession ? That is the question. </p>]]>
      
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>There will be Oscars</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/2008/01/there_will_be_oscars.html" />
   <id>tag:www.metrofrance.com,2008:/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin//121.47357</id>
   
   <published>2008-01-12T11:32:06Z</published>
   <updated>2008-04-07T16:48:04Z</updated>
   
   <summary>2008 vient à peine de commencer et j’en suis déjà à me demander quel sera le meilleur film américain de l’année. « Into the wild » de Sean Penn m’a...</summary>
   <author>
      <name>Jérôme Vermelin</name>
      
   </author>
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/">
      <![CDATA[<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/01/12/twbb_12603.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=533,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Twbb_12603" title="Twbb_12603" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/01/12/twbb_12603.jpg" width="100" height="66" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a>2008 vient à peine de commencer et j’en suis déjà à me demander quel sera le meilleur film américain de l’année. « Into the wild » de Sean Penn m’a bouleversé, « No Country for Old Men des frères Coen est resté gravé dans ma mémoire depuis Cannes… Et voilà qu’arrive, que dis-je, déboule « There will be blood », le quatrième film de Paul Thomas Anderson. C’était jeudi soir et dans la salle de projo, un gros malin expliquait tout fort qu’il avait détesté « Boogie Night », détesté « Magnolia », détesté « Punch Drunk Love », en gros qu’il se demandait bien ce qu’il faisait là. Moi je savais parce que j’adore les films de ce réalisateur, et je me demandais bien quand il allait refaire surface. Faut dire que « Punch Drunk Love », malgré son prix de la mise en scène à Cannes, n’a pas brillé au box-office malgré la présence d’Adam Sandler. Et que « PTA » a été largué par la chanteuse Fiona Apple qui a elle aussi eu du mal à s’en remettre puisque son dernier album a été fait prisonnier par sa maison de disques pendant deux ans avant de sortir. Bon, revenons à nos moutons. La bête, c’est donc « There will be blood », le portrait de Daniel Plainview, un chercheur d’or noir, un être mystérieux et sans scrupule qui bâtira sa fortune au début du XXe siècle en écrasant tout le monde sur son passage, y compris et surtout ceux qui l’aiment. En creux, cette adaptation du roman « Oil ! » d’Upton Sinclair est un nouveau portrait de la Californie dont Anderson est un expert, la quatrième puissance du monde dont l’industrie pétrolière fut la première source d’exportation avant de céder la place à Hollywood. C’est un film aussi sur la filiation, l’un des thèmes chers au réalisateur. Souvenez-vous de « Magnolia » et de Tom Cruise, reniant son père jusqu’au dernier souffle. Une métaphore également de l’Amérique d’aujourd’hui, et du duel à mort qui oppose le capitalisme à la religion. Dans la peau de Plainview, Daniel Day-Lewis y est prodigieux, comme presque toujours vous me direz. Ca sent l’Oscar à plein nez. La mise en scène est fascinante car imprévisible, en particulier sa bande son, mélange de score classique, bruitages et silence. Elle ne sert pas à souligner une émotion comme dans la plupart des films mais possède sa vie propre, une créature étrange qui semble planer sur cette tragi-comédie qui électrise autant qu’elle glace le sang. Qui dit mieux ? Ca va être dur…</p>

<p><a href="http://www.apple.com/trailers/paramount_vantage/therewillbeblood/">Voir la bande annonce</a></p>]]>
      
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>MON TOP 10 ciné de l’année 2007</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/2008/01/mon_top_10_cine_de_lannee_2007.html" />
   <id>tag:www.metrofrance.com,2008:/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin//121.47356</id>
   
   <published>2008-01-01T19:15:42Z</published>
   <updated>2008-04-07T16:48:04Z</updated>
   
   <summary>Dur, dur, les top 10. Mais nécessaire pour mettre de l&apos;ordre dans ses idées. Autant le dire tout de suite, je pourrais ajouter à ce classement deux films que j&apos;ai...</summary>
   <author>
      <name>Jérôme Vermelin</name>
      
   </author>
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/">
      <![CDATA[<p>Dur, dur, les top 10. Mais nécessaire pour mettre de l'ordre dans ses idées. Autant le dire tout de suite, je pourrais ajouter à ce classement deux films que j'ai vu en 2007 mais qui ne sortent que chez nous début 2008, No Country For Old Men des frères Coen et Lust Caution de Ang Lee. Reste que ce petit palmarès tout personnel, qui aurait pu comporter un film français, Anna M., est un instantané de ce qui me reste, me trotte encore dans la tête, parfois plusieurs mois après la dernière vision. Bon signe.</p>

<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/01/01/littlechildren.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=334,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Littlechildren" title="Littlechildren" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/01/01/littlechildren.jpg" width="100" height="41" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a><strong>1. Little Children de Todd Fields</strong></p>

<p>Histoire de ne pas mettre le Lynch en première place. Et surtout parce que ce film superbe est passé trop inaperçu chez nous. Kate Winslet est incroyable en Madame Bovary perdue dans une banlieue résidentielle américaine, comme chacun des protagonistes de ce drame moite et radical. Todd Fields - le mec avec la petite moustache qui jouait du piano dans Eyes Wide Shut, c’est lui – retenez bien ce nom.</p>

<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/01/01/inlandempire.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=533,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Inlandempire" title="Inlandempire" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/01/01/inlandempire.jpg" width="100" height="66" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a><strong>2. Inland Empire de David Lynch</strong></p>

<p>Mon année 2007 a bien sûr été marquée par ma rencontre avec mon cinéaste préféré et sa tentative toutefois manquée de me convertir à la méditation transcendantale. A l’heure où Cronenberg réalise des polars efficaces, le malaise en moins, Lynch affine, apure, révolutionne son cinéma en passant au numérique. Dans deux ans, tout le monde fera comme lui. Comme d’habitude.</p>

<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/01/01/ratatouille_3.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=640,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Ratatouille_3" title="Ratatouille_3" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/01/01/ratatouille_3.jpg" width="100" height="80" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a><strong>3. Ratatouille de Brad Bird</strong></p>

<p>Le plus gros film de l’année en termes de business est aussi l’un des plus épatants Et ce n’est pas compliqué à dire. Drôle et intelligente, une formidable comédie burlesque, le meilleur de Pixar et Disney réunis. Et puis un blockbuster américain qui aime autant la France, et vous donne en plus envie d’adopter un rate d’égout, c’est quasi mystique, non ? </p>

<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/01/01/laviedesautres.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=600,height=400,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Laviedesautres" title="Laviedesautres" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/01/01/laviedesautres.jpg" width="100" height="66" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a><strong>4. La vie des autres de Florian Henckel von Donnersmarck</strong></p>

<p>Comme quoi le bouche oreille fonctionne toujours. L’Oscar du meilleur film est le seul film ni Français, ni Américain (cf mon post précédent) que la plupart d’entre vous ont vu cette année. Une tragédie sublime qui raconte la censure des cœurs et des esprits dans l’ex-RDA par l’intermédiaire d’un petit fonctionnaire de la Stasi interprété par l’exceptionnel Ulrich Mühe, décédé cet été. Pas comique pour un Deutsch Mark, mais tellement beau.  </p>

<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/01/01/heartbreak.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=485,height=364,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Heartbreak" title="Heartbreak" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/01/01/heartbreak.jpg" width="100" height="75" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a><strong>5. Les femmes de ses rêves de Bobby et Peter Farrelly</strong></p>

<p>Si vous ne rigolez pas comme un âne avec moi, vous n’êtes plus mon ami(e). Ben Stiller, c’est l’homme le plus drôle du monde. Les cheveux gris en plus, les retrouvailles avec les frères Farrelly sont l’occasion d’une émouvante comédie sur le célibat, filmée et interprétée au millimètre. En prime, la foufoune percée la plus géniale de l’histoire du cinéma. </p>

<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/01/01/apocalypto_05.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=889,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Apocalypto_05" title="Apocalypto_05" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/01/01/apocalypto_05.jpg" width="100" height="111" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a><strong>6. Apocalypto de Mel Gibson</strong></p>

<p>Oui Mel Gibson est un barbare. Et on l’aime comme ça ! Filmé en numérique super haute définition de la mort qui tue, son Apocalypto est une divine chasse à l’homme pleine de chaire et de sang, de chants mystiques et de têtes qui roulent tout en bas du temple du soleil. Au bout de deux heures où a envie de se cogner le torse en hurlant, une activité pas très intellectuelle, certes, mais extrêmement libératrice. Essayez.</p>

<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/01/01/blacksnake2.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=531,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Blacksnake2" title="Blacksnake2" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/01/01/blacksnake2.jpg" width="100" height="66" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a><strong>7. Black Snake Moan de Craig Brewer</strong></p>

<p>Craig Brewer, c’est un Tarantino qui ne se la raconte pas. Et qui n’est pas sélectionné à Cannes. Pourtant ce type est incroyablement doué pour filmer la musique, l’instant magique où les corps se déhanchent mais aussi celui où l’inspiration frappe l’artiste en plein cœur, comme la foudre un soir d’orage. Et puis Cristina Ricci enchaînée au radiateur de Samuel Jackson, c’est trop cool. Non ? </p>

<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/01/01/paranoidpark01b.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=533,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Paranoidpark01b" title="Paranoidpark01b" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/01/01/paranoidpark01b.jpg" width="100" height="66" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a><strong>8. Paranoid Park de Gus Van Sant</strong></p>

<p>Les cheveux gras de Gus Van Sant, ce n’est pas trop mon truc. Mais son cinéma atteint ici des sommets de finesse et d’élégance, y compris lorsque le type qui poursuit le jeune skateur est coupé en deux sur la voie ferrée. Un trip aussi plastique qu’émotionnel qui trouve l’équilibre juste du début à la fin. On devrait lui proposer de filmer une partie de Tektonik au Forum des Halles, ce serait la 2e Palme d’Or assurée. </p>

<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/01/01/delirious.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=600,height=319,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Delirious" title="Delirious" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/01/01/delirious.jpg" width="100" height="53" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a><strong>9. Delirious de Tom DiCillo</strong></p>

<p>La meilleure comédie sur la célébrité que j’ai vu depuis… Ben je sais pas mais très bien quand même. Sans vouloir encore dire du mal de Tarantino, il y a chez Tom DiCillo un côté artisan modeste qui m’enchante et rappelle la simplicité des grandes comédies classiques américaines. Un film à montrer à Britney Spears et Amy Winehouse, quoi qu’il en soit.</p>

<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/01/01/lookout.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=533,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Lookout" title="Lookout" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/01/01/lookout.jpg" width="100" height="66" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/01/01/weownthenight.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=535,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Weownthenight" title="Weownthenight" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2008/01/01/weownthenight.jpg" width="100" height="66" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a><strong>10. ex-aequo The Lookout de Scott Frank</strong> & <strong>La nuit nous appartient de James Gray</strong></p>

<p>Ben pourquoi pas ? Personne n’a vu le premier, un polar ingénieux interprété par le meilleur jeune acteur américain du moment, Joseph Gordon-Levitt, dans la peau d’un veilleur de nuit hanté par l’accident qui a brisé sa vie. Beaucoup ont craché sur le second à Cannes avant de comprendre la puissance subversive de cet anti-film de flics traversé par la performance électrique de Joaquin Phoenix. Respect.</p>]]>
      
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Ni français, ni américain, c&apos;est possible ?</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/2007/12/ni_francais_ni_americain_cest.html" />
   <id>tag:www.metrofrance.com,2007:/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin//121.47355</id>
   
   <published>2007-12-21T12:09:39Z</published>
   <updated>2008-04-07T16:48:03Z</updated>
   
   <summary>En rédigeant un article sur le box-office français de 2007, un truc auquel je ne faisais plus vraiment attention m’a sauté aux yeux. Sur les 75 films les plus vus...</summary>
   <author>
      <name>Jérôme Vermelin</name>
      
   </author>
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/">
      <![CDATA[<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2007/12/21/cyborg.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=516,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Cyborg" title="Cyborg" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2007/12/21/cyborg.jpg" width="100" height="64" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a>En rédigeant un article sur le box-office français de 2007, un truc auquel je ne faisais plus vraiment attention m’a sauté aux yeux. Sur les 75 films les plus vus ces douze derniers mois, il n’y a que deux films ni Américains, ni Français. Deux ! Lesquels ? « La vie des autres », l’Oscar allemand du meilleur film étranger, et « Caramel », film franco-libanais qui a été l’un des succès surprises de l’été. Je sais que lorsqu’il est question de business du cinéma dans notre pays, le grand débat est de savoir si oui ou non Hollywood va dévorer le coq français… Mais en voulant lutter contre l’impérialisme américain, à coup de grosses productions fadasses, financées par l’Etat et les chaînes de télé, n’avons-nous pas tué la possibilité pour les spectateurs français de voir autre chose qu’un blockbuster avec Will Smith ou une comédie avec Jean Dujardin ? Je sais bien que le cinéma français ne se résume pas aujourd’hui à « Taxi 4 » et « Astérix aux jeux olympiques ». Qu’il y a aussi « Lady Chatterley » ou « La Graine et le mulet », des films tournés dans la douleur par des cinéastes « exigeants ». Mais le truc qui me chiffonne, c’est la prime donnée par le business et les médias au cinéma français sous prétexte qu’il serait un cinéma de résistance. Et qu’au final au lieu de vivre dans un monde d’une seule couleur, on nous demande de nous contenter de deux couleurs. Je dis ça parce que je vois les scores ridicules de films sortis récemment comme « Lumière silencieuse » du Mexicain Carlos Reygadas ou « Je suis un cyborg » du Coréen Park Chan-wook. Pas ou peu de promo, des campagnes d’affichage réduites… Deux films aux partis pris affirmés, visuellement sublimes de surcroît et surtout… différents. Comme le Reygadas, les films cannois s’en sortent d’ailleurs avec des fortunes diverses. « De l’autre côté » de l’Allemand Fatih Akin a trouvé une partie de son public. Mais on ne peut pas dire que la Palme d’Or roumaine, 4 mois, 3 semaines et 2 jours de Cristian Mungiu, ait déplacé les foules. C’est triste parce que même si j’ai des réserves sur le film, il mérite mille fois d’être vu. Je repense aussi à « The Host », le génial film de monstre de Bong Joon-Ho, le futur Kubrick asiatique. Sorti l’an dernier en même temps que James Bond, il est passé totalement inaperçu, ou presque. Depuis, je n’ai pas arrêté de prêter le DVD à des amis ébahis. Et je me demande s’il ne va pas falloir créer une rubrique dans les journaux intitulée « les films ni-ni ». Ni français, ni américains. « Les films ni-ni ». Mignon, non ?</p>]]>
      
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>Du bon usage des préliminaires</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/2007/12/du_bon_usage_des_preliminaires.html" />
   <id>tag:www.metrofrance.com,2007:/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin//121.47354</id>
   
   <published>2007-12-11T08:57:00Z</published>
   <updated>2008-04-07T16:48:03Z</updated>
   
   <summary>On dit souvent que les préliminaires sont ce qu’il y a de meilleur lors d’une partie de jambes en l’air. Ca se discute, évidemment. Au cinéma aussi, même si avec...</summary>
   <author>
      <name>Jérôme Vermelin</name>
      
   </author>
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/">
      <![CDATA[<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2007/12/11/lust_caution_1_2.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=533,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Lust_caution_1_2" title="Lust_caution_1_2" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2007/12/11/lust_caution_1_2.jpg" width="100" height="66" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a>On dit souvent que les préliminaires sont ce qu’il y a de meilleur lors d’une partie de jambes en l’air. Ca se discute, évidemment. Au cinéma aussi, même si avec le dernier film d’Ang Lee, Lust Caution, cet adage ancestral me paraît plus vrai que jamais. Chine, années 40, sous l’occupation japonaise. A Hong Kong, un groupe d’étudiants décide d’éliminer Monsieur Yee (l’incontournable Tony Leung), un salaud de collabo, en usant des charmes de l’une d’entre eux, la jeune et vierge Wang Jiazhi (l’inconnue et exceptionnelle Tang Wei). Entre eux, l’attirance est immédiate. Et surtout pas simulée. Sous le charme de sa proie, la demoiselle, dépucelée à la va-vite par l’un de ses camarades, se prépare à passer à la casserole. Sauf que le monsieur et sa dame repartent précipitamment à Shanghai. Trois ans, et une 1h30 de film plus tard, les deux tourtereaux se retrouvent et vont enfin consommer, dans toutes les positions possibles et imaginables. Résumé ainsi, ça fait un peu film érotique sur M6, je vous l’accorde. Sauf qu’entre les deux Ang Lee orchestre une fois de plus la montée du désir de façon magnifique. Dans Brokeback Mountain, les interdits sociaux empêchaient les deux amants de s’épanouir. Cette fois c’est un double jeu politique, intime et surtout mortel qui anime chaque regard, chaque geste, chaque étreinte des deux partenaires, sans qu’on sache longtemps qui portera le coup fatal. Les cinéphiles ont sans doute déjà entendu parler des trois scènes de sexe qui ont fait rugir de plaisir la dernière Mostra de Venise et son jury qui a accordé à Lee son deuxième Lion d’Or, deux ans après Brokeback Mountain. Mais la plus belle scène du film est selon moi celle où Wang Jiazhi raconte à ses chefs comment elle a fait jouir son tortionnaire bien aimé et combien elle aurait voulu qu’ils surgissent pour le tuer et lui offrir l’extase ultime. Une confession qui résume toute l’ambiguïté du personnage et la séduction latente de ce nouveau chef d’œuvre. Sublime !</p>]]>
      
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>VIVA REYGADAS !!!</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/2007/12/viva_reygadas.html" />
   <id>tag:www.metrofrance.com,2007:/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin//121.47353</id>
   
   <published>2007-12-06T07:48:52Z</published>
   <updated>2008-04-07T16:48:03Z</updated>
   
   <summary>Je me suis fait un peu allumer en conférence de rédaction hier car j’avais consacré mercredi une demie page à Lumière silencieuse, le 3e film du Mexicain Carlos Reygadas. Rendez-vous...</summary>
   <author>
      <name>Jérôme Vermelin</name>
      
   </author>
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/">
      <![CDATA[<p><a href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2007/12/05/carlos.jpg" onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=433,height=570,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false"><img alt="Carlos" title="Carlos" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2007/12/05/carlos.jpg" width="100" height="131" border="0" style="float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;" /></a>Je me suis fait un peu allumer en conférence de rédaction hier car j’avais consacré mercredi une demie page à <em>Lumière silencieuse</em>, le 3e film du Mexicain Carlos Reygadas. Rendez-vous compte : une demi page entière pour un film que 10 pékins vont aller voir ! D'abord ils seront plus que 10 puis qu'ils étaient déjà 128 à la première séance à Paris mercredi. Mais surtout… Pourquoi pas ? Ce film, long, lent, pas bavard est aussi l’un des plus beaux, les plus fascinants qu’il vous sera donné de voir sur grand écran avant longtemps. Et porte tellement bien son titre ! Ajoutez à cela que Carlos Reygadas est un type passionnant, ancien rugbyman, puis juriste aux Nations Unies, avant d’épouser il y a dix ans la carrière de cinéaste. Je l’avais rencontré à Paris à l’occasion de Bataille dans le ciel et je l’ai retrouvé  à Cannes en mai dernier, un peu azimuté pour dire vrai, mais riche de cette envie, de cette passion qui font les grands auteurs. Et les grands chieurs aussi ! Voici quelques extraits de notre conversation, quelques jours avant qu’il ne reçoive le prix du jury. </p>

<p><strong>Qu’as-tu fait depuis <em>Bataille dans le ciel</em> ? </strong></p>

<p>Après <em>Bataille dans le ciel</em>, j’avais besoin de paix. Je suis parti au Nord du Mexique, à la campagne, afin de compléter certaines idées qui trottaient dans ma tête. C’est là que j’ai décidé de tourner mon nouveau film avec une petite équipe : onze personnes, lumière naturelle, etc. </p>

<p><strong>C’est donc une réaction à <em>Bataille dans le ciel</em> qui était plus sombre et dur…</strong></p>

<p>Oui, je crois que chaque film qu’on fait est une réaction au précédent. D’ailleurs j’ai envie de complètement autre chose après Lumière silencieuse. Parce qu’on voit un film tellement de fois lors du processus de fabrication, notamment en post production. Au bout d’un moment on a qu’une envie, c’est de passer au suivant !</p>

<p><strong>Les Mennonites sont les stars du film. Voulais-tu parler de cette communauté en particulier ?  </strong></p>

<p>Dans les grandes villes du Mexique, ces gens vendent du fromage aux feux rouges ! Mais lorsqu’on se rend dans les régions où ils vivent, on découvre des choses très intéressantes. Par exemple qu’ils ont développé un système économique autonome et que les valeurs familiales se substituent au gouvernement et à la politique. Mais ce qui m’intéressait avant tout c’est l’histoire d’amour, l’histoire universelle que nous connaissons tous. La communauté Mennonite, c’est juste un contexte.   </p>

<p><strong>Comment as-tu convaincu des non professionnels de tourner dans le film ? </strong></p>

<p>Je leur ai raconté qui j’étais, comment je vivais ma vie. De quoi parlerait le film et je leur ai dit que ce serait une expérience merveilleuse pour eux, et pour leur culture. Et ils ont accepté…</p>

<p><strong>Tu aimes faire durer tes plans, les faire “respirer”… </strong></p>

<p>Parce que c’est comme ça que j’aime vivre ma vie. Si peu de gens prennent le temps de contempler la beauté du monde de nos jours. Il y a plein de choses dégoûtantes autour de nous, mais la vie est toujours merveilleuse. Même lorsqu’on est dans la merde ! (rires)  </p>

<p><strong>As-tu longtemps bossé sur le montage ?  <br />
</strong><br />
Je suis parti à Hanoï plusieurs semaines avec ma copine et un petit ordinateur. Nous avons travaillé dur, six jours sur sept. J’ai essayé de capturer le côté organique des images et de sons, et ce sont eux qui m’ont dit quand il fallait couper.   </p>

<p><strong>Est-ce difficile de financer tes films ?  <br />
</strong><br />
Oui, c’est difficile. Mais pas plus que ça ne devrait l’être. Je veux dire, pourquoi quelqu’un accepterait-il de te donner de l’argent sans être sûr de récupérer la mise ? Tu sais, si tu veux gagner de l’argent facilement, il suffit de dire oui à tous les scénarios que les grands studios veulent tourner. Mais personne ne te donnera facilement de l’argent pour réaliser tes rêves. Personne.</p>

<p><a href="http://www.lumieresilencieuse.com">le site du film</a></p>]]>
      
   </content>
</entry>
<entry>
   <title>« Comme si Shakespeare avait écrit un film de flics »</title>
   <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/2007/11/_comme_si_shakespeare_avait_ec.html" />
   <id>tag:www.metrofrance.com,2007:/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin//121.47352</id>
   
   <published>2007-11-27T18:30:30Z</published>
   <updated>2008-04-07T16:48:02Z</updated>
   
   <summary><![CDATA[ J'avais beaucoup aimé son film, &quot;La nuit nous appartient&quot;, l'histoire d'un fils de flics devenu voyou flamboyant, avant d'être rattrapé par son histoire familiale. Mon entretien avec le réalisateur...]]></summary>
   <author>
      <name>Jérôme Vermelin</name>
      
   </author>
   
   
   <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/jerome-vermelin/">
      <![CDATA[<p><a onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=800,height=535,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false" href="http://jeromevermelin.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2007/11/27/jamesgray_2.jpg"><img width="100" height="66" border="0" src="http://jeromevermelin.typepad.fr/movies/images/2007/11/27/jamesgray_2.jpg" title="Jamesgray_2" alt="Jamesgray_2" style="margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;" /></a>
J'avais beaucoup aimé son film, &quot;La nuit nous appartient&quot;, l'histoire d'un fils de flics devenu voyou flamboyant, avant d'être rattrapé par son histoire familiale. Mon entretien avec le réalisateur James Gray était passionnant, direct et honnête. Je vous en livre ici de larges extraits qui vous donneront j'espère envie de découvrir ce polar où Joaquin Phoenix est tout simplement phénoménal. </p>



<p><strong>Vous n’avez tourné que trois films en 13 ans. Etes-vous en froid avec le système ? </strong></p>

<p>Je crois que oui ! Le système n’est pas fait pour les cinéastes qu’on qualifie « d’auteurs ». Un type qui écrit et réalise ses propres films, ce n’est pas ce que les producteurs recherchent. Ils veulent un produit qu’ils peuvent vendre, des stars de cinéma pour attirer le public et finalement un réalisateur pour compléter le casting. L’autre raison, c’est que je l’ai écrit pour Joaquin Phoenix et qu’il a fallu du temps pour qu’il devienne célèbre -&nbsp; grâce à Walk the line – et que je puisse finalement monter le film sur son nom. </p>

<p><strong>Sept ans sans tourner, vous deviez être comme un fou sur le plateau ! </strong></p>

<p>Tout l’inverse ! Je me suis dit : « bon sang ce que je suis rouillé » ! Les premiers jours, je ne sentais pas ce que je voulais faire. Et puis j’ai pris mes marques, je me suis senti plus à l’aise. Non pas que je n’étais pas préparé. Mais j’avais peur de ne pas être à la hauteur, ce qui est le cas lorsqu’on a peur. </p>

<p><strong>Aviez-vous vraiment peur ? </strong></p>

<p>Oh oui ! Et j’ai peur à l’idée de faire le prochain (&quot;Two lovers&quot;, qu'il tourne actuellement avec Joaquin Phoenix et Gwyneth Paltrow). On a toujours peur. Sinon, on craint. Ca veut dire qu’on s’en fout. J’ai beaucoup de défauts, peut-être que je suis mauvais même. Mais je prends mon travail très au sérieux. Maintenant je ne veux pas avoir l’air pompeux. On peut prendre son travail très au sérieux et faire un film pourri ! </p>

<p><strong>J’ai lu que ce film avait été inspiré de photographies de vrais officiers de police… </strong></p>

<p>En fait j’avais repéré une photographie en Une du New York Times en juillet 2000. C’était un groupe d’hommes en uniformes qui pleuraient. Je l’ai découpé, et je l’ai accroché quelque part au-dessus de mon bureau. Des mois plus tard, un type chez Warner me propose d’écrire un film de flics avec une poursuite de voiture. Rien de plus banal ! C’est là que je revois la photo et que je lis la légende, qui expliquait que les policiers pleuraient l’un des leurs qui avait été tué en service. Je me suis dit « c’est ça que je vais faire ! ». Un film de flics, sans flics véreux, et sans enquête policière. Ce sera plutôt un film sur la transformation d’un homme, sur le destin. Comme si Shakespeare où les Grecs avaient été engagés pour écrire un film de flics ! </p>

<p><strong>Vous avez effectué beaucoup de recherches ? </strong></p>

<p>J’ai passé un peu de temps avec la police, j’ai noté plein de petites infos. Sans apprécier tous ces hommes, bien au contraire, j’ai compris ce qu’était vraiment l’héroïsme dans ce métier. Se lever tous les matins, pour eux c’est de l’héroïsme. Parce que ce monde est compliqué et qu’on n’a pas envie de l’aimer tous les jours. </p>

<p><strong>Les critiques cannoises étaient très divisées. Depuis tout le monde adore le film. Bizarre, non ? </strong></p>

<p>Je ne lis pas les critiques car lorsqu’elles sont bonnes ont les croient et on prend la grosse tête. Et lorsqu’elles ne sont pas bonnes, on les croient et on est très déprimé ! Dans mon pays, il y a de grands esprits dans le milieu de la critique même si la plupart des journalistes ne prennent pas le cinéma très au sérieux. Certains ont détesté mon film. Mais ce qu’ils disent aujourd’hui ne veut rien dire. Dans dix ans, on verra comment le film fonctionne. Le problème de beaucoup de critiques, c’est qu’ils sont incapables de suivre une histoire. Ils ne s’intéressent qu’à l’innovation formelle. Quelque chose qui a l’air radical dans la manière dont le film est tourné, monté. Ca a toujours été comme ça. Regardez ce qui est arrivé à La prisonnière du désert de John Ford. Les critiques disaient « c’est un western de plus ». Ils n’avaient rien compris ! </p>

<p><strong>Pour certains critiques l’émotion est suspecte… </strong></p>

<p>Tu sais, quoi, ils devraient prendre leur retraite ! Parce que le but de l’art, c’est d’émouvoir, de créer une connexion émotionnelle. Si on ne ressent pas ça, si ce n’est pas important pour vous, alors il faut arrêter ! Je me rappelle la célèbre critique américaine Pauline Kael écrire à propos de « Rocco et ses frères », un film que j’adore, que c’était un soap opéreux cucul sans intérêt. Mais ce film est brillant ! Si vous trouvez ce film cucul, il faut arrêter ! Pour moi l’émotion est tout ce qui compte. Je trouve le travail de Jackson Pollock fascinant d’un point de vue formel, mais surtout il m’émeut. Je regarde ses tableaux et j’y vois toute la tension du monde moderne. Mark Rothko m’émeut aussi. Tu peux écrire tous les essais du monde sur la forme, c’est de la connerie pour toi et toi-même. </p>

<p><strong>Sans révéler la fin, la morale du film est très ambiguë...</strong></p>

<p>Je ne sais pas ce qu’est la morale, je ne saurais pas la définir. Ce que je voulais, c’est qu’un homme puisse se racheter aux yeux de la société, tout en devenant ce qu’il n’a jamais voulu être. C’est horrible. A la fin Joaquin est une coquille vide, l’ombre de lui-même. Il devient un homme triste et blessé. Ca me semblait très subversif vis-à-vis du genre policier. </p>

<p><strong>Joaquin, c’est votre alter ego ? </strong></p>

<p>J’adore le regarder jouer. Il est électrique, on sent qu’il se passe plein de choses sous la surface, qu’il a beaucoup pensé à son personnage. Il n’a pas besoin de beaucoup parler. Comme Montgomery Clift ou d’autres acteurs d’il y a 60 ans. J’ai de la chance de travailler avec lui et de savoir qu’il aime travailler avec moi. D’ailleurs nous faisons le prochain ensemble ! </p> <br />]]>
      
   </content>
</entry>

</feed>
 