J’aime Dubosc. C’est grave docteur ? (Jérôme Vermelin) 
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J’aime Dubosc. C’est grave docteur ?


DiscoJe ne connais pas personnellement Franck Dubosc. Je n’ai jamais vu ses spectacles, comme je ne suis pas très client des one man shows. Je l’ai juste rencontré une fois pour la promo de Camping et le personnage m’avait plutôt fait bonne impression. Pro, courtois, enthousiaste… J’en ai entendu des vertes et des pas mûres sur lui depuis – j’adore cette expression – mais sa nouvelle prestation dans Disco ne me fera pas changer d’avis. Dubosc est un extra-terrestre. S’il était américain, on l’appellerait Will Ferrell et les Inrocks le trouveraient absolument génial et essentiel. Dans Disco donc, il incarne Didier Graindorge, alias Didier Travolta, un chômeur du Havre qui vit chez sa mère (Annie Cordy) et passe ses journées entre le supermarché et le PMU, traînant son caddy comme d’autres pilotent leur Ferrari : avec classe. Pour offrir des vacances à son fils qui vit avec sa mère en Angleterre, il accepte de participer à un concours de danse disco avec ses copains d’avant, les Bee Kings. Comme dans Camping, Dubosc joue l’abruti avec une sorte de candeur qui transpire dans chaque situation, chaque clin d’œil, chaque réplique à côté de la plaque. La meilleure idée du film, qui pêche – encore comme Camping - par un sévère manque de rythme et d’enjeu dramatique, est d’avoir recruté Emmanuelle Béart pour interpréter la prof de danse qui rend Dubosc-Graindorge complètement gaga. L’actrice torturée et le comique qui torture le bon goût… Le summum est atteint lors d’un dîner en amoureux chez Buffalo Grill. Passons sur la bougie sur la carpaccio de saumon et la Compagnie Créole en fond sonore. On étouffe de rire lorsque Dubosc déclame ce proverbe déjà mythique : « Si elle te tient la main à la Saint-Valentin… Vivement la Sainte-Marguerite ! ». Dans la salle de projo, une partie des critiques étaient consternés. Mon pote Guillaume et moi étions pliés en deux. C’est grave docteur ?





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