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15 mars 2008

J’aime Dubosc. C’est grave docteur ?

DiscoJe ne connais pas personnellement Franck Dubosc. Je n’ai jamais vu ses spectacles, comme je ne suis pas très client des one man shows. Je l’ai juste rencontré une fois pour la promo de Camping et le personnage m’avait plutôt fait bonne impression. Pro, courtois, enthousiaste… J’en ai entendu des vertes et des pas mûres sur lui depuis – j’adore cette expression – mais sa nouvelle prestation dans Disco ne me fera pas changer d’avis. Dubosc est un extra-terrestre. S’il était américain, on l’appellerait Will Ferrell et les Inrocks le trouveraient absolument génial et essentiel. Dans Disco donc, il incarne Didier Graindorge, alias Didier Travolta, un chômeur du Havre qui vit chez sa mère (Annie Cordy) et passe ses journées entre le supermarché et le PMU, traînant son caddy comme d’autres pilotent leur Ferrari : avec classe. Pour offrir des vacances à son fils qui vit avec sa mère en Angleterre, il accepte de participer à un concours de danse disco avec ses copains d’avant, les Bee Kings. Comme dans Camping, Dubosc joue l’abruti avec une sorte de candeur qui transpire dans chaque situation, chaque clin d’œil, chaque réplique à côté de la plaque. La meilleure idée du film, qui pêche – encore comme Camping - par un sévère manque de rythme et d’enjeu dramatique, est d’avoir recruté Emmanuelle Béart pour interpréter la prof de danse qui rend Dubosc-Graindorge complètement gaga. L’actrice torturée et le comique qui torture le bon goût… Le summum est atteint lors d’un dîner en amoureux chez Buffalo Grill. Passons sur la bougie sur la carpaccio de saumon et la Compagnie Créole en fond sonore. On étouffe de rire lorsque Dubosc déclame ce proverbe déjà mythique : « Si elle te tient la main à la Saint-Valentin… Vivement la Sainte-Marguerite ! ». Dans la salle de projo, une partie des critiques étaient consternés. Mon pote Guillaume et moi étions pliés en deux. C’est grave docteur ?

26 mars 2008

Mexico in the Zone

Zona1 Si vous aimez comme moi la politique et le cinéma, vous ne pouvez pas passer à côté de La Zona, le premier film du Mexicain Rodrigo Pla. Un cauchemar climatisé dans un quartier résidentiel de Mexico, cerné par les caméras de surveillance. Une nuit, trois jeunes garçons pénètrent dans l’enceinte interdite et commettent un cambriolage qui tourne au meurtre. Les habitants rappliquent et tuent deux d’entre eux, tandis que le troisième prend la fuite. Si vous aimez vraiment la politique, la vraie, celle qui s’occupe de la vie des gens si vous voyez ce que je veux dire, vous adorerait La Zona. Parce que vous vous poserez plein de questions sur la société que nous bâtissons actuellement en Occident et ailleurs. Le problème est simple : si nous pouvions créer une banlieue immaculée à l’abri du bruit et de l’odeur, n’aurions nous pas tous tendance à verser dans le totalitarisme le plus abject pour le défendre des attaques extérieures ? En gros ne faut-il pas vivre dans un monde imparfait pour vivre heureux ? Bon, vous pouvez vous poser plein de questions comme moi ou simplement savourer un super thriller à la sauce bien forte. C’est déjà pas mal, non ?                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         

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