Jérôme Vermelin: février 2008 Archives 
Choisissez votre ville

Il semble que vos cookies ne sont pas activés sur votre navigateur. Pour que nous puissions vous montrer les informations liées à votre ville, vous devez choisir une des villes suivantes:

Metro Logo


« janvier 2008 | Page d'accueil | mars 2008 »

février 2008 Page d'accueil

1 février 2008

Remember, remember Heath Ledger

Heath_ledger_sixBizarre la mort de Heath Ledger, non ? C’est l’histoire du mec « qui commençait à être connu mais qui ne l’était pas encore assez pour que le pékin moyen sache bien qui c’était ». 28 ans. Un rôle majeur dans Le Secret de Brokeback Mountain, d’autres plus anecdotiques comme dans Les frères Grimm de Terry Gilliam ou récemment I’m not there de Todd Haynes. Je me souviens de lui dans A l’ombre de la haine de Marc Foster. Il y jouait le fils d’un bourreau dans une prison du Texas : même boulot dégueulasse, même prostituée, même déprime… Sauf que l’un se suicidait – le fils – tandis que l’autre – le père – parvenait à changer de vie. Je ne connaissais pas son nom à l’époque mais ce jeune mec m’avait impressionné. Brokeback Mountain aussi connaissait une fin tragique. Mais c’était l’autre – Jake Gyllenhaal – qui mourrait. Je repense à cette scène bouleversante, lorsque Ledger retrouve la chemise de l’homme qui l’aimait après sa mort et la sert contre lui. Il pleure. C’est tout ce qui reste. Une chemise. Et des souvenirs plein la tête. Bizarre.

La leçon de Stallone

Stallonebig_800x620Sylvester Stallone. Rien qu’en prononçant ce nom, des tas d’images vous reviennent aussi, j’en suis sûr. En lui serrant la main, j’avais l’impression de saluer un vieil oncle, un cousin éloigné que je n’aurais pas vu depuis hyper longtemps. « Sly » aurait pu mourir des dizaines de fois toutes ces longues années. Et puis il est toujours là. Plus vieux – 62 ans –plein de sagesse, de muscles, de stéroïdes… Stallone est d’autant plus étonnant qu’il vient de ressusciter coup sur coup ses deux rôles mythiques, Rocky et Rambo avec pas mal d’intelligence je dois dire. N’empêche… On se demande si ces types-là ne sont pas tristes d’êtres enfermés à vie dans des personnages de celluloïd, aussi réussis soient-ils. « Un acteur donne le meilleur de lui-même avant 40 ans. Après, il ne fait que se répéter », m’a expliqué Stallone. Je me s’il dit ça parce qu’il n’a pas trouvé de rôle à sa hauteur depuis les années 80… Et puis peut-être qu’il a raison. Non ?

25 février 2008

And the winners are…

MarionIl fallait le faire : elle l’a fait. Marion Cotillard a triomphé de ses rivales – Julie Christie, Ellen Page, Laura Linney et Cate Blanchett – pour remporter la plus belle des récompenses : l’Oscar de la meilleure actrice, nom d’un petit bonhomme doré !

Regardez cette petite vidéo sur le site des Oscars, ça colle des frissons, non ?

Cette victoire, c'est bien plus qu’un lot de consolation pour la culture française, tellement décriée ces derniers temps de l’autre côté de l’Atlantique. Et si le film d’Olivier Dahan a également décroché l’Oscar du meilleur maquillage, le triomphe aurait pu être total si, il y a quelques semaines, la commission chargée de la sélection du candidat français à l’oscar du meilleur film étranger n’avait pas préféré Persepolis à la Môme. L’info était un peu passé inaperçue mais avait provoqué le courroux du producteur Alain Goldman. D’autant plus que Persepolis n’avait finalement pas été retenu par l’Académie des Oscars dans la liste des cinq finalistes. Pour l’anecdote, le prix a été décerné au film autrichien Les Faussaires, sorti dans l’indifférence chez nous le 6 février dernier.

L’autre fait marquant de ces Oscars 2008, c’est la victoire des frères Coen dans la catégorie meilleur film et meilleur(s) réalisateur(s). En mai dernier à Cannes j’avais fait de cette puissante adaptation de Cormac McCarthy mon grand favori pour la Palme d’Or. Les frangins étaient rentrés bredouilles à ma grande surprise et celle de nombreux cinéphiles. Justice est faite donc pour cette chasse à l’homme impitoyable, noire de chez noire, sombre de chez sombre, traversée par un Javier Bardem invraisemblable qui a lui aussi décroché son oscar bien mérité (lire son interview sur ce blog). Retenons aussi l’oscar du meilleur acteur pour Daniel Day-Lewis, tellement évident pour There will be blood d’un Paul Thomas Anderson, qui aurait peut-être mérité mieux. A vous de juger dans les salles mercredi.



Catégories