Des valises sur la Croisette
Ça y est. L'équipe de Metro est arrivée à Cannes. Le Festival nous ouvre les bras et nous, nous lui ouvrons les nôtres tout grand.
Il faut dire que si certains d'entre nous en sont à leur quatrième, voire leur
cinquième année sur la Croisette, nous sommes deux, trois novices. Innocents
que nous sommes, nous allons nous frotter au plus grand événement mondial du 7e
Art.
Mais on ne vient pas à Cannes comme on va faire ses courses. J'ai laissé mon jogging au vestiaire au moment de faire ma valise. Me voila donc à l'aéroport d'Orly, face à mes collègues, et là, surprise, c'est moi le plus chargé.
Il faut bien dire que j'y ai passé des heures, hier soir, à la faire cette valise. Enfin ces valises car finalement la grosse que je viens d'acheter n'aura pas suffit.
"Pour la montée des marches, il te faut un costard et un nœud-pap", m'avait-on prévenu. Ni une, ni deux, je me trouve un smoking et les chemises blanches qui vont avec. Mais je me sens tellement peu à l'aise dans cette tenue, qu'il me faut ajouter quelques pantalons habillés-mais-pas-trop, des chemises noires (c'est plus classe), mais aussi mes polos et mes t-shirts favoris, car c'est bien connu: "dans le sud, il fait toujours beau". Ma valise est lourde, très lourde... J'ai mal au bras, rien que de vous en parler.
Une fine analyse partagée par ma collègue Alexandra. Il faut dire qu'elle vient du Nord, la pauvrette (même si on n'a plus le droit de dire cela depuis un certain Dany Boon). Mais Alexandra, donc, est atteinte du syndrome dit du "Bienvenue chez les Ch'tis à l'envers". Je m'explique: elle considère que lorsqu'elle descend en dessous d'une certaine latitude (celle de Tours a priori), tout le monde s'habille en short et en débardeur 365 jours par an.
Or, pour notre arrivée à Cannes, quelle n'est pas notre surprise de se voir accueillir par un crachin fin, mais fort désagréable, qui se transforme même assez vite en véritable pluie.
Moi, et mes 36 kg de bagages en soute, j'ai prévu le coup et, en plus de mon maillot de bain et de mes Ray Ban bling-bling, j'ai pris "une petite laine", comme dirait ma maman.
Bref, je suis fin prêt. Apportez-moi Harrison Ford, Sean Penn ou Scarlett Johanson...
