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12 mai 2009

Back to Cannes

Et voilà, pour la deuxième année consécutive, je suis sur la Croisette. Mais contrairement à 2008, c'est un grand soleil que je trouve à mon arrivée.
Tout au long de la Quinzaine, je vais essayer de vous faire voir un peu la capitale du septième art et ses soirées bling-bling comme si vous y étiez.
Des stars, des jolies filles et du champagne à gogo. Oui, c'est la Crise, et même Cannes connait ses restrictions budgétaires (il n'y a qu'à voir le sac immonde offert aux journalistes à leur arrivée. L'édition argentée de 2008 en PVC ferait presque "haute-couture" à côté).
Mais le glamour, le strass et les paillettes ont toujours droit de citer sur la Riviera. Les soirées prisées, les cocktails mondains, les sets de DJ délurés, je vais faire de mon mieux pour y être et vous ramener les infos croustillantes que vous méritez.
Côté ciné, j'ai à nouveau mon badge de deuxième zone, le bleu délavé. Bon c'est pas le jaune des débutants, mais quand même. Pour mon retour, j'espérais mieux. Même le journaliste de Camping Car Magazine a le même que moi...
C'est pas cela qui m'arrêtera. Je ferai un peu plus la queue, mais Tarantino, Almodovar, Cantona et Johnny ne m'échapperont pas. Je vous ferai vivre mes rencontres et mes interviews les plus "show-bizz".
Bref, vous n'avez donc plus aucune excuse pour ne pas suivre mes aventures d'apprenti-jet-setteur. J'enfile mes Ray-Ban et je file...

Comment j'ai pris l'avion avec la belle Asia... et que je l'ai même pas reconnu

Quelques journées de repos en Sardaigne et me voilà dans l'avion d'Alitalia en partance de Rome Fiumicino pour l'aéroport de Nice.
C'est mon premier vol en "business" alors j'en profite. Je regarde autour de moi, il doit bien y avoir des stars en cette période pré-festivalienne. Je ne suis pas spécialiste de la presse people transalpine mais mes voisins n'ont rien de Gina Lolobrigida ni de Marcelo Mastroianni.
Heureusement mon voisin, le beau gosse, a tout du footballeur rital. Une coupe de cheveux à la Totti, une carrure à la Inzaghi, une veste en cuir Gucci à la Cannavaro, et une jolie femme à la Buffon...
J'ai beau feuilleté L'Equipe, je ne vois qui il pourrait être.
Il est donc avec sa jolie jeune femme, une belle brune, et leur bébé, qu'ils couvrent de toute leur affection. Il ne doit pas avoir un an, et ils font de bons parents gâteux.
Et puis, la jolie maman a pris le bébé dans ses bras. Des chiffres en tatouage ornent l'intérieur de son poignet et une croix s'affiche sur son avant-bras. Mais bien sûr, comment n'y ai-je pas pensé plus tôt? L'Italie est certes le pays des footeux qui se la pètent mais aussi des superbes actrices brunes. Et Asia Argento, puisquue c'est d'elle qu'il s'agit est membre du jury du Festival cette année. Ah, je sens que ce cru 2009 commence bien....

13 mai 2009

Le Festival prend du relief

A Cannes, pour monter les marches, il fallait jusque là avoir un costume noir, une chemise blanche et un nœud-pap. Le nouvel accessoire de mode pour cette saison printemps-été 2009, c’est les lunettes. Dior, Tom Ford, Bulgari, Marc Jacobs ????  Non, Xpand. Elles sont grosses, elles sont rouge, elles font mal au nez, bref, elles sont presque aussi moches que les Shutter Shades de Kanye West… mais elles sont en 3D.

Car oui, le Festival de Cannes s’ouvre ce soir par un dessin animé. « Up » (La-haut) des studios Pixar (pas mal du tout au demeurant, on avait pas chialer dans un Disney depuis Bambi, c’est vous dire). Depuis le succès de Shrek sur la Croisette, chaque année on retrouve une animation (l’an dernier c’était le superbe Kung Fu Panda et la Palme d’or oubliée : Valse avec Bashir), mais cette fois, c’est l’ouverture.
Mes origines arméniennes (Ceccotti-Riccian ????) m’obligent à vous glisser en aparté ici, si vous ne le savez pas déjà, que c’est le Grand Charles, Aznavour himself, qui fait la voix du vieux Carl, mais passons…

Où j’en étais ??? A oui, les lunettes et tout… Qui dit dessin animé, dit désormais 3D. Monstres et Aliens, Volt… les studios d’animation ont adopté la technologie du dessin en relief, et il n’y aurait pas de raison de s’en plaindre si on n’était tombé nez à nez avec un Beigbeider en binocles immondes.
Pas sûr que les couturiers verront d’un très bon œil que ce véritable masque de plongée vienne enlaidir leur créations sur le tapis rouge ce soir… Les bonnes vieilles Chanel ont encore de beaux jours devant elles…

"Yes we Cannes"

Le "mobile" collé à l’oreille, Jean Roch arpente les pièces de son bureau, à deux pas des Champs-Elysées, en grande conversation avec l’agent de Tina Turner. Au bout de la longue chaine qui pend autour de son cou bronzé, la croix argentée attire l’œil. "Dieu merci, j’ai presque bouclé mon programme pour le Festival", lance-t-il en s’asseyant devant une table basse ornée d’une énorme bouteille de Cognac Hennessy.

Douze ans que Jean Roch exporte son mythique club VIP à Cannes pour la quinzaine."Le clubbing est le loisir numéro 1 des Français", assure-t-il, et quel meilleur endroit que la Croisette, ses stars et ses paillettes pour y lancer les célèbres soirées Jet-Set de ce Toulonnais d’origine italienne devenu l’ami des stars. "Pour moi, Cannes n’est pas qu’un festival de cinéma, c’est aussi celui des rock stars, des rap stars, des pop stars, des DJ, des top models, des designers…"

Chaque soir, pendant deux semaines, tout ce petit monde se donnera rendez-vous sur la plage du Palm Beach, tout au bout de la Croisette, pour danser sur les rythmes endiablés de Bob Sinclar (ce soir) ou de Martin Solveig (vendredi). Will I Am des Black Eyed Peas, Dita Von Teese, ou Solange Knowles (la sœur de Beyonce) viendront également mettre l’ambiance. Paolo Coelho y présentera son nouveau livre (dont l’intrigue se passe pendant le Festival) et Christian Audigier, l’ami des stars américaines (Madonna, Britney ou P Diddy) viendra y fêter ses 51 ans jeudi prochain avec Mick Jagger, 50 Cent et Prince comme invités… Rien que ça.

Et quand on lui demande quelques conseils pour passer la barrière des physionomistes féroces de sa discothèque, la réponse est simple : "Etre bien looké, élégant, de bonne composition, et, le plus important, patient", car vous ne serez sûrement pas le seul à vouloir y faire la fête, et les 2 000 places sont vite remplies.

Mais il le promet, connus, pas connus, riches ou moins riches, tout le monde a sa chance au pays de Jean Roch. Le nouvel eldorado cannois en quelques sortes. Son exemple : Barack Obama, "qui a tout rendu possible avec son message d’espoir". Alors il n’aura qu’un slogan : "Yes we Cannes".

14 mai 2009

La soirée du dernier Pixar : très haut perché

Bon ça y est, le vrai festival a commencé. Celui des soirées mondaines et des cocktails sur la plage. Hier soir, j’ai fait les deux. Faut dire que c’était la soirée de lancement du dernier Pixar : Up, ou Là-haut… Les convives avaient bien compris le message et tout le monde était très haut perché.

La grande Svetlana sur ses 18 cm de talon, et l’impresario sur ses 18 litres de champagne. Tout ce petit monde (enfin façon de parler parce que vraiment cette Svetlana, elle en a des longues jambes, mais je m’égare) avait rendez-vous sur la plage du Carlton.

Un macaron, une coupette, et c’est parti pour l’attraction favorite du festivalier : les « Public Relations », ou sociabilisation comme vous voulez. C’est comme Facebook, mais en live. « Tiens, salut Sylvia ! », « Tu connais Patricia, c’est l’attachée de presse de… », « J’ai vu sur Twitter que t’étais avec Vincent Gallo au Martinez ? », « Il paraît que Blondie vient chanter au Baron...» « Le blond derrière toi, c’est pas Jean Sarkozy ? » Bref, ça ragote, ça boit une flute, ça cancane, ça parle cul… et un peu ciné.

Les verres se remplissent aussi vite qu’ils se vident, le buffet de sucettes de marshmallows et autres fontaines de chocolat attirent les gourmands. C’est là qu’apparaît la révélation : Aishwarya Rai. Ex- miss monde, ex-James Bond girl, la belle indienne fait tourner les têtes, et pourtant la concurrence est rude. Tout le monde a même la grande brune en robe blanche décolletée jusqu’au milieu des fesses qui danse sur la piste depuis 10 minutes…

15 mai 2009

Ca y est, il pleut

Bon ba il fallait s'y attendre, Cannes sous le soleil, c'est fini... enfin pour l'instant. Moi qui vous parle, je suis trempé de la tête aux pieds. Ma veste Cacharel vient d'en prendre un coup.

Mais c'est pas grave, rien ne peut m'atteindre car aujourd'hui j'ai interviewé le grand FRANCIS FORD COPPOLA. Oui, oui, l'auteur du Parrain I (avec Marlon), du Parrain II (avec Robert), du Parrain III (avec juste Al), mais aussi d'Apocalypse Now (avec la Chevauchée des Walkyries en hélico), de Cotton Club, de Dracula...

Bref j'ai réalisé un de mes rêves, parlé avec l'inventeur du plus grand bandit de tous les temps, "The Godfather".

Aller, faut revenir sur terre. Et quoi de mieux qu'un cocktail à la Martini Terraza. Je vais tenter le Rossato Pink, un genre de Mojito quoi... Tiens, mais c'est qui ce barbu, mais c'est.... Luc Besson. Un autre grand réalisateur oui, oui, y a qu'à voir Le Grand Bleu, Léon ou Le Dernier Homme)

Trop d'émotions, je file à la soirée de la Quinzaine. Roschdy Zem, Vincent Gallo, Francis Ford toujours et un petit jeune: Alden Ehrenreich. Ce petit merdeux n'a que 19 ans, mais il a déjà tapé dans l'oeil de Steven Spielberg en tournant une vidéo débile projetée dans une Bar Mitzvah où trainait l'auteur de ET et des Dents de la Mer. Puis il a tourn son premier film sous la direction de Francis... Y en a qui sont quand même pas à plaindre...

Moi je retourne me chercher une gauffre et un Gin Tonic au bar de la plage du Cha Cha et je rentre, sous la pluie. Vu la pluie, je vois pas ce que j'irais faire au Jimmy'z, la boite branchée de la Croisette, je ferais ieux d'aller étendre ma chemise...

Ca y est, je suis malade

Bien sûr, il fallait s'y attendre, après le fameux, "ça y est, il pleut" vient toujours son corollaire: "ça y est, je suis malade". Ma petite ballade nocturne sous la pluie m'a valu de me réveiller avec un mal de gorge très inconfortable.

J'aurais dû lui prendre son parapluie au grand black qui les vendait sur la Croisette hier, mais 20 euros pour un pébroque qui ne tiendra même pas jusque chez moi, ça me foutait un peu les boules.

Surtout que le journaliste qui m'accompagnait a tenu à nous rejouer les Bronzés: tel "Jérôme", alias Christian Clavier, il a tenu à nous les "marchander". Résultat: le type s'est barré vexé nous laissant dans le pétrin, sans pépin.

Je vous vois déjà qui soufflez: "il arrête de se plaindre celui-là. S'il veut, j'y vais à sa place à Cannes, moi..." A ceux-là, je crierais (si je n'avais pas si mal à la gorge) : "Mais je ne me plains pas!". D'ailleurs par exemple, j'ai même croisé le footballeur de poche qui sert d'attaquant de pointe à mon équipe de foot préférée : Ludovic Giuly. Blessé, il avait donc obtenu le droit d'aller faire la fête sur la Croisette avec ses potes, c'est normal, mais il a tout de même à me qualifier le PSG pour la Ligue des champions, sinon je le coule dans la piscine du Carlton, moi...

17 mai 2009

Cannes, le rendez-vous des Beatniks

Hier soir, c'était soirée "Red Carpet" pour moi. J'enfile mon plus beau smoking, et me voilà sur les marches du palais des Festivals pour la projection du dernier Ang Lee, Taking Woodstock.

Dans la salle, c'est une drôle d'expérience, déjà ressentie l'an dernier pour la projection du Che: 3200 personnes en noeud pap et robe de soirée applaudissant à tout rompre la moindre mélodie de Jimmy Hendricks ou le moindre trip au LSD du premier hippie venu.

Si Bob Dylan a déjà retourné sa veste et pourrait désormais porter le costume trois pièce sans honte, on voit mal ces beatniks anticonformistes au milieu d'une foule de pingouins en smoking.

Mais la scène où la troupe de théâtre alternative se fout à poil pour choquer le public bien-pensant est accueilli ici par les rires.

Après la projection, tout ce petit monde, l'équipe du film, dont le très glamour Emile Hirsh (Into the Wild ou Harvey Milk), se retrouve sur la plage du Majestic pour un cocktail hippie. Hippie, ça veut dire que le noeud papillon était défait, le col de la chemise Dior remonté et un bouton détaché. Certains avaient même poussé jusqu'à la fleur à la boutonnière, mais ceux là, on les regardait un peu de travers quand même...

En écoutant les Doors ou les Who, les beatniks du Majestic s'enfilaient des coupes de champagnes et picoraient les petits fours que les serveurs en gant blanc leur apportaient... Super décadant.

Pour me sauver de cette bande de révolutionnaires, je file au Jimmy'z, le club le plus select de la Croisette. Ah!!! Enfin des hommes d'affaires qui s'assument, ça fait du bien. Je n'y voit pas trop de stars, mais c'est seulement ma première visite, je ne dois pas connaitre les bons recoins de la boite. Deux, trois vodkas et hop, direction le VIP Club au Palm Beach.

Là encore, aucun hippie en vue. On sent bien que cette foule aprêtée comme s'ils allaient au bal des débutantes a bien l'intention de faire l'amour mais la guerre aussi.

A l'entrée, les videurs repoussent à grands coups les fétards éconduits. "La place est pleine, dégagez!" Certaines tombent dans pommes sous la prssion de la foule, une autre est en pleurs... On dirait Woodstock, mais sans le PEACE and LOVE.

Dedans, on croise même Paris Hilton... Décidement, cette soirée est étonnante.

18 mai 2009

Au nom de tous les bikers

Ce dimanche soir, c'était soirée Johnny. Johnny To qui fait tourner Johnny Halliday. Le rockeur préféré des Français avait troqué son cuir à franges pour un simple smoking pour monter les marches du palais.
 
Mais la Croisette toute entière s'est mise à l'heure de notre Johnny national. Harley Davidson tunés, t-shirts à tête de loup... les fans avaient fait le déplacement. Cannes avait pris des allures tropéziennes.

Tout ce beau monde, parqué devant les marches ou le Majestic, où séjourne le chanteur, m'a rappelé ce numéro mythique de Zone interdite ou Capital sur St-Trop. On y voyait cette motarde de 40 ans, en bikini aux couleurs du drapeau américain, interpellé Johnny "au nom de ous les bikers".

Celui s'arrêtait en pleine place des Lys pour signer un autographe à son admiratrice: "je savais qu'il ne pouvait pas ne pas s'arrêter avec une telle phrase", lance-t-elle tout sourire.

J'ai donc guêté cette montée des marches. Je cherchais ces health angels maudits prêt à le détourner de son red carpet, mais rien. Dommage.

Les lascars tapent l’incruste sur la Croisette

(Précision : cette chronique utilise un langage moins châtié que d’accoutumé, et je vous prie, chers lecteurs, de m’en excuser à l’avance. J’ai donc pris la liberté, et ce pour une plus grande facilité de lecture, de vous traduire les circonvolutions de ces jeunes de banlieue)


"Roschdy Zem, si tu nous file pas la caméra d’or, on te fume (on te fait la peau) !!" Gilles Lellouche, alias le gros véner (méchant) Zoran a tapé un coup de pression (fait peur) au président du jury de la Caméra d’or, dont le taff (travail) est de récompenser le meilleur premier film du festival.

Il faut dire qu’il pouvait se la raconter (faire le fanfaron) le Gillou, il était venu en force avec ses soces (ses acolytes) foutre le dawa (allumer le feu comme dirait Johnny) sur la Zette-Croi (Croisette).

En back-up (renfort), on notait le chan-mé (vilain) Fred, de Fred et Omar, qui s’était mangé un gros coquard (avait un œil au beurre noir), preuve que c’est une grosse caillera (racaille) le Frédo et qu’il vaut mieux pas jouer au chaud avec lui (lui chercher des noises), les réalisateurs Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz, Lucien Papalu et son son qui tue sa mère (le compositeur du film). Y avait aussi deux meufs super bonnes (deux actrices resplendissantes) Diane Kruger et Frédérique Bel, et plein d’autres lascars (amis), qu’on savait pas trop qui c’étaient, mais bon ça faisait du de-mon (monde)…

A l’entrée, y avait un tas de keums et de meufs (spectateurs) qui voulaient les rodave (entrapercevoir) mais vu qu’ls étaient triquards (qu’ils ne détenaient le fameux sésame), ils n’ont pas pu rentrer. Heureusement que cette baltringue (ce peureux) de Vincent Cassel s’est pas pointé, sinon ça aurait été l’émeute.

Ouaich, gros (Bref, cher lecteur), on a passé une trop bonne ré-soi (un très bon moment) avec Les Lascars et, ma parole, va trop falloir aller les té-ma au cinoche (courir au cinéma) quand ils vont sortir le 17 juin.

Allez, je m’arrache (bon je dois vous laisser, je dois courir à une projection).

Tony Merguez et ses poteaux ont quitté Condé sur Ginette :