C’est parti, mon kiki !
Bizarre cette expression, non ? Oubliée, sans doute. Appropriée sûrement ! Elle donne naissance à ce blog, sur les fonds baptismaux de l’étrange, du cocasse et de l’insolite qui nous entourent. Allez, c’est parti, on y va, on se lance !
Déjà, j’ai trouvé amusante cette proposition du journal Metro, lancée suite à la parution de mon ouvrage Petites histoires curieuses et insolites de la vie quotidienne (éd. Albin Michel). « Vous avez carte blanche pour nous parler de tout ce qui vous touche, du quotidien, des mots, des fêtes et expressions populaires. » Je me suis laissé tenter.
Alors, de quoi allons nous parler ? Eh bien justement, de toutes ces choses qui nous touchent au quotidien, que nous n’avons pas le temps de relever, de comprendre, avec le recul du temps, pourquoi on met une cravate, d’où vient la Chandeleur, les braguettes, quel était l’un des jeux préférés des Egyptiens (un indice : ça ressemble beaucoup à un sport très provençal joué sous les platanes…).
Bref, des anecdotes à mi-chemin de l’Histoire, pour s’amuser, pour partager, discuter, tout en apprenant des choses. Si je vous mène sur des chemins, emmenez-moi sur d’autres… N’hésitez pas à transmettre vos propres découvertes insolites du quotidien. Sites Internet, livres, films, articles, émissions de télé, radio, vidéos sur le Net, articles de journaux, tout ce qui peut susciter notre curiosité n’est que plaisir à partager !
Alors, elle vient d’où cette expression me direz-vous ? Je la tire d’un ouvrage à paraître sous peu de Bernard Pivot, inénarrable présentateur d’Apostrophes et Bouillon de culture, qui s’est amusé à répertorier des expressions qu’il serait bon de ne pas oublier, voire même de sauver.
100 précisément ! Les 100 expressions à sauver (éd. Albin Michel, parution le 2 octobre) regorgent d’explications d’expressions avec des exemples tirés de la littérature à travers les siècles. On y trouve pêle-mêle « yoyoter de la touffe » (une de mes préférées), qui signifie déconner, mais aussi « faire sa mijaurée », ou encore « se monter le bourrichon » et … « c’est parti mon kiki », où l’on apprend que le kiki c’était... (silence dans les rangs), non, pas votre peluche préférée ou le sexe, mais la gorge !
Serrer le kiki, c’était étrangler quelqu’un, s’en jeter un derrière le kiki, c’était en boire un petit dernier avant de partir. Dans notre cas, ça veut dire « en route » En bons routards de la curiosité, c’est à nous jouer désormais !


