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Présidence française de l'UE Archives

17 juin 2008

Sarkozy : ne « pas dramatiser et ne pas minimiser » le non irlandais

Tandis que les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont appelé à poursuivre le processus de ratification, Nicolas Sarkozy s’est rendu en République tchèque afin de jouer les médiateurs pour sauver le traité de Lisbonne.

 « Ce n’est pas une affaire facile. Mais il faut gérer le non irlandais avec calme et sans froid », a déclaré le président français à l’issue d’un entretien avec le premier ministre tchèque, lundi 16 juin. Il ne faut « pas dramatiser et ne pas minimiser » le rejet du traité de Lisbonne par les Irlandais, a-t-il ajouté.

La visite du président français en République tchèque devait à l’origine être consacrée à la préparation de la Présidence française de l’UE (PFUE). Elle semble s’être transformée en gestion de la crise irlandaise. Réputé pour son euroscepticisme, le président de la République tchèque, Václav Klaus, dont le pays assurera la Présidence de l’UE après la France au premier semestre 2009, a en effet déclaré qu’avec le non irlandais, le traité de Lisbonne était mort.

L’agenda de la Présidence française de l’UE (PFUE) sera vraisemblablement chamboulé du fait de la non-entrée en vigueur du traité de Lisbonne, comme prévu, le 1er janvier 2009. A deux semaines du début de la PFUE, Nicolas Sarkozy semble toutefois vouloir dès maintenant trouver une solution à la crise.

 

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20 juin 2008

Les syndicats européens dénoncent l’absence de priorités sociales de l’Union européenne

Alors que le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a assuré que le programme social de la présidence française de l’Union serait « très dense », la Confédération des syndicats européens réclame des projets sociaux plus ambitieux pour l’Europe.

Le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, et le ministre aux affaires sociales, Xavier Bertrand, se sont réunis le 19 juin 2008 avec les partenaires sociaux européens pour préciser le programme social de la future présidence française de l’UE.

La  Confédération européenne des syndicats (CES) a relayé les inquiétudes des syndicats français, Confédération Générale du Travail et Force Ouvrière, sur les insuffisances de la protection sociale dans l’UE.

Démentant leurs inquiétudes, Xavier Bertrand a affirmé que plusieurs dossiers
sociaux seront sur la table sous la présidence française : la directive
sur le temps de travail, la directive sur les comités d’entreprise européens …

 

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30 juin 2008

Jouyet défend la construction européenne devant les élus de l'Ile-de-France

Le non irlandais au traité de Lisbonne a largement dominé le débat au Conseil régional d’Ile-de-France, lors de l’audition du secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet. Il était venu discuter avec les élus des priorités de la Présidence française de l’UE.

 « Je salue l’amitié franco-irlandaise ». C’est par cette touche d’ironie que le secrétaire d’Etat aux Affaires européenne a entamé son discours sur la Présidence française de l’UE devant les élus du Conseil régional d’Ile de France. Et pour cause, les représentants du Front national et du Mouvement radical et citoyen (MRC) avaient, à l’occasion de la venue du ministre, orné leurs bureaux de drapeaux irlandais. Référence au rejet du traité de Lisbonne par ce pays deux semaines plus tôt.

Contre toute attente, c’est en effet l’avenir de l’Europe qui a été au cœur des débats dans l’hémicycle de la région. Que ce soit du côté du Front national « L’Europe se construit contre la volonté des peuples (…) à quoi servez-vous M. Jouyet ? », du Parti socialiste « l’Europe n’est pas suffisamment protectrice, que va devenir le traité de Lisbonne ? », ou encore du MRC « en choisissant l’Irlande nous choisissons une autre Europe », les réflexions sur les nouvelles perspectives de l'UE ont fusé.

Répondant à la question sur l’utilité de sa fonction, Jean-Pierre Jouyet a
déclaré que son rôle consistait à expliquer la construction européenne, partout
où il allait, allant même jusqu’à ironiser « s’il n’en restait qu’un…je
serais celui-là ».

 

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1 juillet 2008

Nicolas Sarkozy : "Il y a une erreur sur notre façon de faire l'Europe"

A l'occasion d'une intervention sur France 3, lundi 30 juin, le président de la République a évoqué l'action de la Présidence française de l'UE, qui commence aujourd'hui. Son intervention a été marquée par un fil rouge, « l'Europe protection », et par la volonté de parler d'Europe selon un prisme national.

Au cours d’une heure d’interview sur France 3, lundi 30 juin, veille du début de la Présidence française de l’UE, le président Nicolas Sarkozy a martelé que l’Europe devait protéger les citoyens. Il a  cité pêle-mêle les effets pervers de la mondialisation, les délocalisations, l’immigration excessive,...

Selon le désormais président du Conseil européen, le constat est clair: l’Europe inquiète. «Il y a une erreur sur notre façon de faire l’Europe», a-t-il précisé d’emblée aux journalistes qui l’interrogeaient. «Pourtant, a-t-il poursuivi, il y a des sujets qu’on ne peut résoudre qu’en passant par l’Europe.»

Mais le président de la République a abordé les questions européennes avec un prisme national, ne présentant pas strictement, comme on aurait pu s’y attendre, les quatre priorités de la Présidence (paquet énergie-climat, bilan de santé de la PAC, Europe de la défense, Immigration). (Lire le dossier d’EurActiv.fr)

L’Europe de la défense, pourtant priorité de la présidence française, la sécurité énergétique,  ou le bilan de santé de la Politique agricole commune font d’ailleurs parties des grands absents de cette intervention présidentielle. Plus surprenant encore: pas un mot sur l’Union pour la Méditerranée, projet phare de la Présidence française de l’UE annoncé depuis des mois et lancé en grande pompe, le 13 juillet au Grand Palais.

 

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3 juillet 2008

La Commission dévoile son agenda social pour 2010-2015

Au moment même où la France appelle de ses vœux une Europe plus concrète et proche des attentes des citoyens, la Commission européenne dévoile les premières lignes de l’Agenda social de l’UE pour 2010-2015.

Au lendemain du début de la Présidence française de l'UE, la Commission européenne présente, mercredi 2 juillet, son nouvel Agenda social pour la période 2010-2015.

Interrogé sur l’absence d’un volet social parmi les priorités de la présidence française, lors de son intervention télévisée lundi 30 juin, Nicolas Sarkozy a précisé que l’Europe ne devait pas s’occuper de tout et que le social devait rester national.

Des déclarations aux antipodes de celles du ministre français du Travail, Xavier Bertrand. Ce dernier ayant rappelé devant les partenaires sociaux européens et devant la commission Emploi du Parlement européen que 2008 serait « l’année du redémarrage social de l’Europe ».

La France aura toutefois l’occasion de faire taire ses contradictions en matière sociale les 10 et 11 juillet 2008 pour le premier Conseil des ministres de l’emploi de la présidence française.

 

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Traité de Lisbonne : la Pologne dira oui si l’Irlande ratifie

Pour la deuxième fois depuis le non irlandais, le président polonais Lech Kaczynski a déclaré qu’il pourrait ne pas ratifier le traité de Lisbonne. Des déclarations jusqu’à présent minimisées par Paris et Bruxelles, mais qui pourraient traduire une volonté du président polonais de se repositionner au niveau national.

 « Si l'Irlande prend une autre décision, non pas sous pression, mais sans changer sa constitution, de la même manière que celle qui a été prise, la Pologne ne posera pas d'obstacle », a déclaré le président polonais Lech Kaczynski, mercredi 2 juillet.

Cette déclaration fait suite à une première sortie du président polonais sur le sujet le 1er juillet. Il avait alors déclaré à un quotidien polonais qu’il ne signerait pas le traité de Lisbonne.

Les propos du président polonais, qui interviennent au tout début de la Présidence française de l’UE, ont été jusqu’à présent minimisés par Paris et Bruxelles. Le président français, Nicolas Sarkozy, a indiqué, mardi 1er juillet, qu’il n’imaginait pas que Lech Kaczynski « puisse remettre en cause sa propre signature ». De son côté, la Commission européenne a rappelé le même jour que la Pologne « s’était engagé à ratifier le texte ».

Le président polonais n’a pas réagi aux déclarations de Nicolas Sarkozy, mais une rencontre entre les deux hommes serait prévue en marge du Sommet de Paris sur l’Union pour la Méditerranée, le 13 juillet prochain.

 

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16 juillet 2008

Union pour la Méditerranée: place au service après vente

Le lancement en grande pompe de l’Union pour la Méditerranée (UPM), dimanche 13 juillet à Paris, n’est que le début d’un long processus. La cellule de l’Elysée reste en place. Les questions les plus délicates, notamment la création d'un secrétariat général de l’UPM, sont cependant loin d'être réglées.

La machine est lancée. Mais le travail est loin d’être achevé. A l’Elysée, la cellule «Union méditerranéenne», constituée de huit personnes, réparties selon les projets, reste mobilisée.

Au cours des mois à venir, il faudra suivre les six projets, s’assurer de leur financement, en attendant la mise en place d’un secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée. Quatre villes sont candidates pour abriter ce secrétariat (La Valette, Barcelone, Tunis et Rabat), qui devrait compter de vingt à trente personnes. Reste à savoir selon quels critères elles seront choisies et qui sera le secrétaire général.

Quoiqu’il en soit, la déclaration commune adoptée à Paris par les 42 chefs d’Etat présents fait de ce secrétariat une institution-clé de l’UPM.

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27 août 2008

Bruxelles dame le pion à Strasbourg pour la session de rentrée du Parlement européen

Prévue à Strasbourg le 1er septembre, la session plénière du Parlement européen se tiendra finalement à Bruxelles. Motif de ce déménagement forcé : l’effondrement, le 7 août 2008, d’une partie du plafond de l’hémicycle strasbourgeois. Cet incident relance les polémiques relatives à l’intérêt d’un siège unique pour le Parlement européen.


La chute d’une partie du plafond de l’hémicycle européen de Strasbourg est un évènement dont la Présidence française de l’UE se serait volontiers dispensée. Pour preuve, le peu d’empressement du Parlement européen et du ministère des affaires étrangères à communiquer sur l’évènement.


Le plafond s'est effondré le 7 août, mais la nouvelle n'a été rendue publique que le 12 par le site Internet d’actualité Strastv.com. La réaction du gouvernement est intervenue le 13 août ,par la voix du secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, déclarant que le ministère des Affaires étrangères se tenait à la disponibilité du Parlement européen «pour faciliter les travaux de remise en état ainsi que toutes les vérifications de sécurité nécessaires.»


Au moment où la France défend âprement le maintien du siège officiel du Parlement européen à Strasbourg, cet incident relance le débat. De quoi réjouir les organisateurs de la pétition en ligne Oneseat campaign, fer de lance du mouvement anti-Strasbourg, qui revendique près de 1,3 million de signatures.


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29 août 2008

Géorgie : L'UE se prépare à un sommet sous haute tension

Le 1er septembre, les chefs d‘Etat et de gouvernement des 27 seront à Bruxelles pour un sommet exceptionnel sur les relations UE-Russie à l’aune de la crise géorgienne. Une réunion qui s’annonce tendue après la reconnaissance par la Russie de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie.


Des sanctions contre la Russie sont « envisagées », entre « autres moyens », a indiqué Bernard Kouchner le 27 août lors d’un point de presse. Avant de rectifier avec précaution : « les sanctions seront évoquées mais je ne sais pas si elles seront envisagées ». La présidence française de l’UE veillera plutôt à dégager un compromis indispensable face à une « crise grave », a-t-il précisé.


Ces propos ne semblent pas du goût des Russes. Le chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, a aussitôt répliqué, via une agence de presse russe : « Mon ami Kouchner a aussi déclaré que nous allions attaquer la Moldavie, l’Ukraine et la Crimée mais cela relève d’une imagination maladive et s’applique probablement aussi aux sanctions. »

Cet échange tendu s'est achevé, jeudi 28 août, sur Europe 1 lorsque Bernard Kouchner a estimé : « La France n’a pas l’esprit malade, les Russes sont un peu nerveux ces temps-ci, je le comprends »
 
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1 septembre 2008

La Géorgie attend que l’UE parle d’une seule voix

Ouverture d’un sommet décisif, lundi 1er septembre à Bruxelles. Les chefs d’Etat et de gouvernement auront pour difficile mission de trouver une position commune sur le conflit qui oppose la Géorgie à la Russie depuis plusieurs semaines. Vendredi 29 août à Paris, l’ambassadeur de Géorgie en France, Mamuka Kudava, a appelé les Européens à parler d’une seule voix à l’issue de cette réunion.

Une perspective tout sauf évidente. Deux conceptions s’opposent en effet en Europe. Les anciens pays du bloc soviétique, le Royaume-Uni et la Suède sont partisans de sanctions fermes contre la Russie, alors que les pays de la «Vieille Europe» sont plus modérés. La France, qui préside le sommet de Bruxelles, a déjà prévenu que les sanctions ne seraient pas à l’ordre du jour le 1er septembre.

Après avoir exprimé sa reconnaissance envers «Nicolas Sarkozy et la Présidence française de l’UE», l’ambassadeur géorgien a prévenu: «Pour l’Europe, ce sommet sera l’heure de vérité. Ou bien l’Europe répond d’une seule voix, en envoyant un message ferme et clair à la Russie, ou bien on va vers un durcissement de la politique russe dans la région.»

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