Sarkozy : ne « pas dramatiser et ne pas minimiser » le non irlandais
Tandis que les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont appelé à poursuivre le processus de ratification, Nicolas Sarkozy s’est rendu en République tchèque afin de jouer les médiateurs pour sauver le traité de Lisbonne.
« Ce n’est pas une affaire facile. Mais il faut gérer le non irlandais avec calme et sans froid », a déclaré le président français à l’issue d’un entretien avec le premier ministre tchèque, lundi 16 juin. Il ne faut « pas dramatiser et ne pas minimiser » le rejet du traité de Lisbonne par les Irlandais, a-t-il ajouté.
La visite du président français en République tchèque devait à l’origine être consacrée à la préparation de la Présidence française de l’UE (PFUE). Elle semble s’être transformée en gestion de la crise irlandaise. Réputé pour son euroscepticisme, le président de la République tchèque, Václav Klaus, dont le pays assurera la Présidence de l’UE après la France au premier semestre 2009, a en effet déclaré qu’avec le non irlandais, le traité de Lisbonne était mort.
L’agenda de la Présidence française de l’UE (PFUE) sera vraisemblablement chamboulé du fait de la non-entrée en vigueur du traité de Lisbonne, comme prévu, le 1er janvier 2009. A deux semaines du début de la PFUE, Nicolas Sarkozy semble toutefois vouloir dès maintenant trouver une solution à la crise.
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