« juillet 2008 | Page d'accueil | septembre 2008 »

août 2008 Page d'accueil

26 août 2008

L’Europe au menu des universités d’été des partis

Le bal des traditionnelles universités d’été des partis politiques est
placé sous le signe de l’Europe, en ces temps de présidence française
de l’UE et à neuf mois des élections européennes de juin 2009.

Les Verts ont ouvert la danse à Toulouse, du 21 au 23 août. Pendant les trois jours, la proposition de Daniel Cohn-Bendit
de constituer une liste commune, «Europe écologie», qui rassemblerait
le parti écologiste, des représentants d’ONG environnementales et de la
société civile, a occupé tous les esprits. Si les Verts n’ont pas voté
sur cette proposition à Toulouse, ils se prononceront les 13 et 14
septembre lors de la tenue de leur Parlement. La secrétaire nationale
du parti, Cécile Duffot, a déclaré avoir la «quasi-certitude» que
l’assemblée approuvera la démarche.

Les élections européennes ont également figuré au coeur des discussions. Les eurodéputés ont ainsi tiré un bilan de leur mandat, avant d'évoquer le processus de désignation pour les prochaines élections. Parmi les députés européens élus sous les couleurs vertes manquait Marie-Hélène Aubert, qui a  quitté le parti début juillet.

Lire la suite sur EurActiv.fr

27 août 2008

L’industrie automobile peine à atteindre les objectifs européens de réduction de CO2

En 2007, les constructeurs automobiles ont diminué leurs émissions de CO2 de seulement 1,7% par rapport à l’année précédente. C’est ce que révèle une étude de l’ONG Transport & Environment (T&E) publiée le 26 août 2008. D’ici 2012 et selon la législation européenne, l’industrie automobile doit pourtant réduire de 17% les émissions de CO2 de ses véhicules.

 

A écouter Jos Dings, directeur de T&E, il ne faut pas accorder à
l’industrie automobile les longues périodes préparatoires que celle-ci
réclame afin de faire face aux coûts engendrés par la diminution des
rejets de CO2. M. Dings appelle donc l’UE à ne pas relâcher la pression
sur les objectifs de réduction de CO2 fixés aux constructeurs
européens.

Les constructeurs automobiles estiment qu’ils ont accompli d’énormes progrès en construisant des voitures plus efficaces. Ils regrettent toutefois que le public ne les achète pas, leur préférant des modèles plus confortables, plus sûrs et plus rapides générant davantage d’émission que les modèles plus petits. 

Un phénomène constaté notamment en Suède, où les chiffres de T&E mettent en évidence l’attachement des Suédois à Volvo et Saab, leurs marques nationales dont les taux d’émissions de CO2 sont élevés. Dans ces pays, les émissions des nouvelles voitures vendues en 2007 atteignent une moyenne de 180 g/km. Largement au-dessus de la moyenne européenne de 158 g/km.

Lire la suite sur EurActiv.fr

Bruxelles dame le pion à Strasbourg pour la session de rentrée du Parlement européen

Prévue à Strasbourg le 1er septembre, la session plénière du Parlement européen se tiendra finalement à Bruxelles. Motif de ce déménagement forcé : l’effondrement, le 7 août 2008, d’une partie du plafond de l’hémicycle strasbourgeois. Cet incident relance les polémiques relatives à l’intérêt d’un siège unique pour le Parlement européen.


La chute d’une partie du plafond de l’hémicycle européen de Strasbourg est un évènement dont la Présidence française de l’UE se serait volontiers dispensée. Pour preuve, le peu d’empressement du Parlement européen et du ministère des affaires étrangères à communiquer sur l’évènement.


Le plafond s'est effondré le 7 août, mais la nouvelle n'a été rendue publique que le 12 par le site Internet d’actualité Strastv.com. La réaction du gouvernement est intervenue le 13 août ,par la voix du secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, déclarant que le ministère des Affaires étrangères se tenait à la disponibilité du Parlement européen «pour faciliter les travaux de remise en état ainsi que toutes les vérifications de sécurité nécessaires.»


Au moment où la France défend âprement le maintien du siège officiel du Parlement européen à Strasbourg, cet incident relance le débat. De quoi réjouir les organisateurs de la pétition en ligne Oneseat campaign, fer de lance du mouvement anti-Strasbourg, qui revendique près de 1,3 million de signatures.


Lire la suite sur Euractiv.fr

28 août 2008

Un an après le Grenelle de l’Environnement, la France verte sous la loupe des Européens

La Présidence française souhaite finaliser d’ici fin 2008 les discussions européennes autour du Paquet Energie Climat. Au plan national, le gouvernement lance deux projets de loi qui permettront de concrétiser à l’automne les engagements pris lors du Grenelle.


Nicolas Sarkozy a affirmé que le gouvernement ne «trahira ni l’esprit ni la lettre du Grenelle.»  Pas si simple dans la pratique. Pour preuve les tensions entre le ministère du budget et le ministère du développement durable : la France peut-elle à la fois contenir son déficit public à 2,5% du PIB - et respecter ses engagements européens -  tout en lançant les chantiers des lois Grenelle qui pèseront sur les comptes publics ?


Du côté des ONG, la circonspection domine. Karine Gavant, chargé de la mission climat de Greenpeace France, considère que «sur la question énergie/climat, aucun engagement n’est pour l’instant respecté. L’esprit du Grenelle portait sur la réduction de la consommation et la promotion des énergies renouvelables. Or la France n’arrive même pas à interdire les ampoules à incandescence et vient d’annoncer la construction d’une deuxième centrale nucléaire EPR.»

Au niveau européen, Jean Louis Borloo a clairement indiqué que le Paquet Energie Climat était la priorité de la Présidence française du 2ème semestre 2008. Pour l’UE, l’objectif est d'apporter des réponses techniques aux objectifs visant en particulier à lutter contre le changement climatique (d’ici 2020 : 20% d’énergie renouvelable, 20% de réduction de gaz à effet de serre, augmentation de 20% de l’efficacité énergétique).


Lire la suite sur EurActiv.fr

Nicolas Sarkozy défend son bilan devant les ambassadeurs

Pendant près d’une heure, le président français est revenu sur son action au cours de l’année écoulée, avant d’envisager l'avenir. De la Géorgie à la présidence française de l’UE, les questions européennes ont occupé la majeure partie de son discours.


180 diplomates étaient réunis, mercredi 27 août, dans les salons de l’Elysée, pour écouter un Nicolas Sarkozy combatif.


Louant son action pendant la majeure partie de son discours, le chef de l’Etat a affirmé que la situation de la France au sein de l’Union européenne constituait une rupture majeure. «Aujourd’hui, la France est à nouveau au cœur du jeu européen, et elle joue collectif», a-t-il estimé. Balayant toute critique sur les tensions avec l’Allemagne, il a affirmé: «L’entente franco-allemande est plus forte que jamais.»

Cette intervention a été l’occasion de revenir sur des thèmes chers à l’Elysée: «fautes graves –mais toujours impunies– des agences de notation» à l’occasion de la crise des subprimes, transformation du G8 en G13, ou «mieux, en G14 pour permettre la participation d’un pays arabe», nécessité d’une réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)... Sans oublier le lancement de l’Union pour la Méditerranée, «validation la plus éclatante du nouveau cours de notre politique au Proche-Orient», selon les termes du président.

Lire la suite sur EurActiv.fr

29 août 2008

Géorgie : L'UE se prépare à un sommet sous haute tension

Le 1er septembre, les chefs d‘Etat et de gouvernement des 27 seront à Bruxelles pour un sommet exceptionnel sur les relations UE-Russie à l’aune de la crise géorgienne. Une réunion qui s’annonce tendue après la reconnaissance par la Russie de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie.


Des sanctions contre la Russie sont « envisagées », entre « autres moyens », a indiqué Bernard Kouchner le 27 août lors d’un point de presse. Avant de rectifier avec précaution : « les sanctions seront évoquées mais je ne sais pas si elles seront envisagées ». La présidence française de l’UE veillera plutôt à dégager un compromis indispensable face à une « crise grave », a-t-il précisé.


Ces propos ne semblent pas du goût des Russes. Le chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, a aussitôt répliqué, via une agence de presse russe : « Mon ami Kouchner a aussi déclaré que nous allions attaquer la Moldavie, l’Ukraine et la Crimée mais cela relève d’une imagination maladive et s’applique probablement aussi aux sanctions. »

Cet échange tendu s'est achevé, jeudi 28 août, sur Europe 1 lorsque Bernard Kouchner a estimé : « La France n’a pas l’esprit malade, les Russes sont un peu nerveux ces temps-ci, je le comprends »
 
Lire la suite sur EurActiv.fr

Le PS à la recherche d'une Europe perdue

En rejoignant l'université d'été de leur parti, du 29 au 31 août à La Rochelle, les responsables socialistes mettent fin à des vacances studieuses. Pendant l'été, ils ont examiné avec soin les 21 contributions socialistes. Revue de détails des dispositions européennes contenues dans ces 250 pages.

Il y a ceux qui en parlent, un peu, beaucoup, presque passionnément, et puis ceux qui ont fait l’impasse sur le sujet. L’Europe a une place variable dans les 21 contributions socialistes déposées en vue du Congrès de Reims, qui aura lieu du 14 au 16 novembre. Celle de Laurent Fabius est de loin la plus dense concernant les affaires européennes; Jean-Marc Ayrault, en revanche, n’y consacre presque pas un mot.

S’il y a un sujet européen sur lequel les socialistes semblent tous s’accorder, c’est le divorce entre l’Europe et les peuples. «L’Europe ne peut se construire sans les peuples», estime Marc Dolez. Même constat chez Ségolène Royal: «L’Europe sans les peuples est désormais rejetée.» Benoît Hamon et Henri Emmanuelli déplorent «les carences démocratiques de la construction européenne» et Pierre Moscovici évoque la «crise d’identité» de l’Europe et le «divorce avec ses citoyens».

Lire la suite sur EurActiv.fr