Dans la ligne 12 du métro parisien le soir du jeudi 8 mai. Dans la rame où je me trouve il y a sur la porte dans ma diagonale un visage penché sur le noir du tunnel, impossible à ignorer lorsqu'il se relève et me regarde.
Ces échanges et fuites de regards et de sourires, ces signes de têtes était peut-être invitation, mais ma langue ne pouvait s'adresser à toi. Peur de se decevoir à reproduire le passé et surtout de tromper la confiance qu'on m'a donné...
J'ai préféré tout en le regrettant partir avec ton sourire plutôt qu'avec ton numéro.
